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Opérations

Portrait de Caroline Combet, responsable hébergement Novotel : Le «retour gagnant» d’une maman

• On pense souvent que carrière et vie de mère sont difficilement compatibles. Pourtant, Caroline Combet a pris la décision de s’arrêter 4 ans, au beau milieu de sa vie professionnelle, pour élever ses trois enfants. • Persuadée que cette décision ne serait pas un frein à son évolution au sein d’Accor, elle a su convaincre sa hiérarchie de sa motivation à reprendre le travail après cette longue pause et a réussi son retour professionnel. • Aujourd’hui épanouie, en famille comme avec ses collègues au Novotel de Lyon Gerland, Caroline continue de rêver de promotion…

C’est poussée par ses parents que la petite Caroline, qui a bien du mal à rester assise, même à l’école, se dirige vers des études d’hôtellerie et de restauration. Ils ne connaissent pas réellement le secteur mais se disent qu’il plaira à leur fille au caractère vif et enjoué, mais aussi «bougeant », comme elle le définit elle-même. La suite leur donnera raison. Le contact avec les clients, l’absence de routine, le rythme effréné… Pas de doute. Elle a trouvé la voie qui lui permettra de s’épanouir.1996 : Obtention du BTS Hôtellerie-Restauration _ 1997-2000 : Réceptionniste, 1ère de réception puis responsable d’exploitation au Mercure Lyon Nord _ 2000-2003 : Chef de réception au Mercure Lyon Sud _ Juin 2001 : Naissance d’Antoine _ 2003-2007 : Congé Parental d’Education _ Juin 2003 : Naissance d’Anaïs _ Août 2005 : Naissance d’Amaury _ Depuis 2007 : Responsable hébergement Novotel Lyon GerlandEt ce métier va jusqu’à lui apporter le bonheur personnel, puisque c’est lors d'un stage qu'elle recontre celui qui deviendra son mari. Très vite, les amoureux s'installent à Lyon. Caroline, BTS en poche, mettra quelques mois à trouver son premier CDI : un poste de réceptionniste au Mercure Lyon Nord Dardilly. «J’ai débuté chez Accor et j’ai tout de suite adhéré à la politique du groupe. Je me retrouvais dans leur énergie et leur vitalité». Alors la jeune femme entame une carrière au sein du groupe et évolue en interne. Elle est 1ere de réception, responsable d’exploitation, puis un nouveau directeur est nommé pour le Novotel Lyon Nord et le Mercure Lyon Nord et Caroline devient son relais sur le Mercure Lyon Nord. «Cela a été l’occasion pour moi de toucher au management, à la comptabilité, la gestion… J’étais donc ravie». Mais en 2000, l’hôtel ferme ses portes. Alors la responsable d’exploitation déménage son bureau. Direction le Mercure Lyon Sud de Chasse sur Rhône, en tant que chef de réception. Elle y restera 3 ans.Entre temps, en 2001, Caroline fait un enfant. «Je n’ai arrêté de travailler que 4 ou 5 mois. J’avais la chance d’avoir mes beaux parents à proximité pour la garde. Alors j’ai très vite repris avec la même disponibilité !» Mais en 2003, lorsqu’elle apprend sa deuxième grossesse, Caroline s’impose une pause : «Je me suis dit qu’avec le premier, j’avais raté certaines étapes. Alors j’ai décidé de faire un break». Une décision pas si facile à prendre. «Lorsque l’on aime son métier, qu’on lui est dévouée, il n’est pas évident de s’en éloigner. Même pour des raisons comme celles-là. J’étais tiraillée entre ma conscience professionnelle et mes envies de maman. Et puis je me disais que l’évolution de ma carrière serait retardée…» Retardée seulement, car Caroline est convaincue que sa progression ne sera pas stoppée nette, quelle que soit sa décision. «Pour moi, les enfants ne peuvent pas réellement être un frein. Pas lorsque l’on est sûre d’aimer son métier et de vouloir y retourner le moment voulu avec le même dynamisme. Et surtout pas lorsque l’on est soutenu par son mari comme c’était mon cas. Alors je me suis arrêtée».Et son break sera même un peu plus long que les trois ans prévus puisque durant cette période, Caroline tombe enceinte de son troisième enfant. «J’ai pris un an supplémentaire. Et franchement, trois enfants aussi rapprochés, c’est déjà du sport ! Avec mon métier en plus, je ne me voyais pas gérer… ». Mais une fois cette année passée, Caroline tient à retourner travailler. «J’ai bien pensé à changer de voie, à chercher un travail moins prenant. Mais une conclusion s’est imposée : l’hôtellerie, je ne sais et je n’aime faire que ça. Et ça me manquait trop alors… J’y suis retournée».Seulement un nouveau directeur est arrivé. Et Caroline a été remplacée. «Il était évident qu'ils n'allaient pas m'avoir attendu quatre ans. Seulement, ma remplaçante était en CDI… Et elle faisait un très bon boulot». Caroline se retrouve alors face à une hiérarchie qui ne sait pas vraiment quoi faire d’elle. «J’ai eu plusieurs entretiens avec Philippe Takacs, le directeur des opérations Mercure de la région. Il s’est montré très compréhensif, mais ça a tout de même été une période difficile pour moi. J'ai pris pleinement conscience que le monde avait tourné sans moi. Mes choix personnels m’avaient mise à l’écart. Il fallait que je refasse mes preuves». Mais son dynamisme a raison des doutes de ses employeurs. «Je leur ai fait comprendre que ma vie personnelle ne serait pas un handicap. Et ils m’ont fait confiance ». Alors pour être sûre de ne pas manquer à sa parole, Caroline et son mari optent pour une solution originale  : une jeune fille au pair. «C’est rassurant puisqu’elle est à domicile. Elle peut s’occuper de tout en cas de contretemps à l’hôtel. Et cela m’évitait de séparer mes trois enfants, ce que j’aurais dû faire en choisissant une nourrice».Philippe Takacs lui propose donc une mission de quelques mois. Un remplacement au Mercure Carlton. «J’ai accepté parce que je ne me voyais pas partager mon ancien poste avec quelqu’un d’autre. Et je me suis dit que cette période me permettrait de combler mes lacunes, causées par ma longue coupure avec l’univers du travail. Les logiciels, les méthodes… Tellement de choses avaient changées en quatre ans !» Et côté personnel, c’est aussi le temps nécessaire pour que tous s'acclimatent à la nouvelle vie de cette maman. «Mes enfants m’avait toujours connu à la maison. Il a fallu qu’ils comprennent que mes journées ne leurs étaient plus consacrées. Heureusement, la jeune fille au pair avait un très bon feeling avec eux. Elle a adoucie la transition».Et alors que cette mission touche à sa fin, Caroline Combet a vent d’un poste de Responsable hébergement qui se libère, au Novotel Lyon Gerland. Elle postule et Jean- Louis Jourdain, directeur de l’établissement, lui fait confiance. Depuis, elle y est «à 200% heureuse ! Après quatre ans d’arrêt, je retrouve le groupe dans lequel j’ai toujours voulu faire carrière, et je décroche une promotion au sein d’un hôtel de très bonne réputation ! C’est ce que j’appelle un retour gagnant». Depuis 2007, Caroline s’évertue donc à prouver que vie familiale et vie professionnelle sont définitivement conjugables, jonglant entre des week-ends remplis de moments privilégiés avec sa famille, qui l’a toujours soutenue, et son travail, son équipe, au sein de laquelle elle s'épanouie.Mais cette femme dynamique l’a déjà dit. Ce qu’elle aime, c’est bouger, évoluer. Et si pour l’instant elle prend beaucoup de plaisir au quotidien à son poste, elle n’en perd pas de vue l’objectif qu’elle s’est toujours fixé : «Depuis mon BTS, je sais que je veux diriger un hôtel. Et aujourd’hui encore, c’est en directrice d’un hôtel Accor que je me rêve. J’enchaine les formations dans ce but, je discute beaucoup avec mes collègues responsables de la restauration et de la commercialisation et m’enrichit de leurs connaissances, et je sais que lorsque l’occasion se présentera, je ferais ce qu’il faudra pour ne pas la rater.Caroline Combet en quelques dates...

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