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Entretiens

Portrait d'Aurore et Jérôme Dumez, propriétaires et gestionnaires de l’hôtel Saint-Sernin à Toulouse : "L’envie d’entreprendre"

• Aurore et Julien Dumez sont aujourd’hui les “heureux” propriétaires et gestionnaires de l’hôtel Saint-Sernin à Toulouse, le premier projet d’un couple d’entrepreneurs qui ne compte pas s’en tenir là. • Fils d’un hôtelier parisien, par ailleurs patron d’entreprise, diplômé de la prestigieuse Ecole de Lausanne, Julien Dumez s’est frotté, à la dure, à plusieurs expériences professionnelles pour peaufiner son projet et être complètement armé. • Aurore, professionnelle des ressources humaines, a apporté toute sa rigueur pour établir toutes les procédures opérationnelles. Passionnée de décoration, elle appose sa signature personnelle sur l’hôtel et suivra son jeune mari dans de nouvelles aventures

Aurore et Jérôme Dumez en quelques dates ...

Heureusement, la vitesse de croisière se met en place depuis quelques semaines. Les négociations vont bon train avec les gros partenaires comme Booking, Expedia ou Smartbox, avec des guides touristiques belges ou suisses. “C’est une partie intéressante parce qu’on dessine l’activité de l’hôtel”. En sortant progressivement la tête hors de l’eau, Julien retrouve sa fibre d’entrepreneur et discute à nouveau avec Didier Calu. “Depuis, il est devenu presqu’un ami et on peut parler de l’avenir en regardant cette fois du côté de Bordeaux. Ville intéressante et compliquée à la fois en termes d’immobilier hôtelier”. Aurore veut aussi consacrer plus de temps à la décoration intérieure. Un autre projet germe en ce moment dans la tête du jeune couple : la commercialisation d’appartements de luxe entièrement meublés et décorés. De futures nuits blanches en perspective dans la Ville rose ou bien ailleurs.• 1999-2001 : Julien en stage au Plaza Athénée, au Sofitel de Philadelphie, à l'hôtel Edouard VII _ • 2000 : Julien est diplômé de l'Ecole hôtelière de Lausanne _ • 2001 : Julien passe six mois comme gérant de l'hôtel La Tartane à St-Tropez _ • 2002 : Aurore est diplômée en Ressources humaines _ • 2002 : Julien travaille comme responsable commercial dans l'entreprise familiale de produits d'accueil et parcourt le territoire en quête d’une affaire à reprendre _ • 2006 : Aurore travaille six mois au Grand Hôtel des Gobelins et à l'hôtel Claret à Paris _ • 2008 : Achat des murs et fonds de l'hôtel Saint-Sernin à ToulouseAssez tôt la carrière du jeune Julien Dumez a été tracée. Baignant dans l’univers professionnel des deux établissements gérés par la famille à Paris, il s’oriente naturellement vers des études commerciales et une école de gestion hôtelière. Lui aussi sera patron de sa propre entreprise hôtelière. Le choix de Lausanne s’impose assez vite pour la qualité du réseau des anciens élèves et la qualité opérationnelle des cours. “Pour certains fils de famille, le premier contact est rude quand ils se retrouvent à la plonge pensant apprendre les règles de la direction générale d’un palace. Moi, j’avais déjà eu l’expérience dans les hôtels de la famille et j’ai trouvé cela très réaliste. Notre directeur nous obligeait chaque semaine à assister à un gala, une fête ou une réception jusque tard le soir, tout en étant présent en cours au petit matin. “Quand vous serez directeur général, ce sera votre vie, autant vous y préparer dès maintenant”, disait-il”.Julien survit aux soirées animées et s’active en classe de gestion et dans ses différents stages qui le font passer de la conciergerie du Plaza Athénée au F&B du Sofitel de Philadelphie ou au commercial de l’hôtel Edouard VII. “Dans les palaces, j’ai appris les procédures et la notion de rigueur, mais on n’a pas toujours une vision d’ensemble du métier. Du coup, j’ai préféré passer quelques mois dans un petit hôtel de 14 chambres à St-Tropez où je tenais la réception, je mettais en place le petit-déjeuner, je surveillais les femmes de chambres et je faisais quasiment plagiste”.Entre temps, Julien a rencontré Aurore, jeune diplômée en ressources humaines, et tous les deux cultivent l’idée de monter leur propre affaire en cumulant leur expérience. Pour Julien, il est bon de se colleter aux réalités de la négociation commerciale. “A 26 ans, mon père m’a fait travailler comme responsable commercial dans son entreprise de produits d’accueil en me jetant dans le bain sans beaucoup de préparation. Je devais m’imposer face à des acheteurs plus expérimentés que moi, piloter un réseau de revendeurs, parcourir la France dans tous les sens. C’est très formateur et je gardais un œil sur le monde de l’hôtellerie”. Aurore travaille dans les hôtels de la famille pour comprendre les rouages de la gestion hôtelière. Tout en sillonnant la France et en accumulant un précieux pécule, Julien cherche la bonne affaire, la reprise d’un hôtel qui permettra de concrétiser le projet du jeune couple. “Nous voulions sortir de Paris pour trouver une meilleure qualité de vie. Nos recherches nous ont d’abord conduit le long de la façade atlantique, de Biarritz à l’Ile de Ré. Le prix exorbitant de l’immobilier nous y a fait renoncer assez vite. Nous avons cherché alors du côté des grandes métropoles avec une activité affaires et loisirs”.Les missions commerciales de Julien lui permettent d’explorer l’Hexagone : Tours, Orléans, Annecy… la liste s’allonge et toujours rien en vue. “Acheter un hôtel est très compliqué. Il y a énormément de paramètres à prendre en compte et nous avons vu tout et n’importe quoi. Heureusement qu’Aurore est très terre-à-terre et minutieuse. Elle savait poser les bonnes questions sur la clientèle, l’environnement de la ville, les travaux en cours, les anomalies dans les comptes… Une réponse évasive nous alertait sur le danger. Un jeune couple qui veut démarrer à tout prix est une cible facile pour survendre un hôtel”. La quête devient laborieuse jusqu’à cette rencontre avec Didier Calu, ancien cadre du groupe Accor qui s’est installé à Nantes comme intermédiaire dans la transaction d’hôtels. “Nous avons discuté longtemps sur notre projet et il a accepté de nous aider en sélectionnant les affaires possibles. C’est une affaire de confiance mutuelle. Quand il nous a parlé de cet hôtel en mauvais état à Toulouse, nous étions assez hésitants. Il a su nous convaincre du potentiel et nous a aidé à verrouiller le contrat de vente pour éviter les mauvaises surprises”.Le Saint-Sernin ne manque pas de charme, mais il est négligé par ses anciens propriétaires. Six mois de gros travaux le remettent en état et les talents de décoratrice d’Aurore lui donnent un nouveau cachet. Le plus dur reste à faire, développer le fonds de commerce. “Pendant 8 mois, nous avons travaillé 7 jours sur 7, sans souffler un instant. C’est assez épuisant, mais il fallait ça pour tout mettre en place. C’est là où notre expérience conjointe a joué, en écrivant toutes les procédures pour être sûr de ne pas s’écarter des bonnes règles de gestion et laisser une certaine autonomie au personnel”. Aux joies de piloter leur propre affaire en faisant seuls les choix qui s’imposent, Aurore et Julien ajoutent la satisfaction de voir évoluer la clientèle, de fidéliser les premiers habitués, mais le prix à payer est lourd. “On n’avait plus le temps de rien faire d’autre, de réfléchir au développement qui nous intéresse davantage que la gestion quotidienne”, raconte Julien Dumez.Heureusement, la vitesse de croisière se met en place depuis quelques semaines. Les négociations vont bon train avec les gros partenaires comme Booking, Expedia ou Smartbox, avec des guides touristiques belges ou suisses. “C’est une partie intéressante parce qu’on dessine l’activité de l’hôtel”. En sortant progressivement la tête hors de l’eau, Julien retrouve sa fibre d’entrepreneur et discute à nouveau avec Didier Calu. “Depuis, il est devenu presqu’un ami et on peut parler de l’avenir en regardant cette fois du côté de Bordeaux. Ville intéressante et compliquée à la fois en termes d’immobilier hôtelier”. Aurore veut aussi consacrer plus de temps à la décoration intérieure. Un autre projet germe en ce moment dans la tête du jeune couple : la commercialisation d’appartements de luxe entièrement meublés et décorés. De futures nuits blanches en perspective dans la Ville rose ou bien ailleurs.

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