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Nice veut rivaliser avec les grandes capitales

4 min de lecture

Publié le 13/04/10 - Mis à jour le 17/03/22

Fort d’une hôtellerie rénovée et d’une image repositionnée, la ville entend repartir à la conquête de ses clientèles tant en France qu’à l’international, les investissements réalisés sur le marché loisir devant rejaillir sur l’activité tourisme d’affaires.

Nice et le Comité régional du tourisme Riviera Côte d’Azur ont beaucoup misé sur l’accueil de Rendez-vous en France. Avec 112 sociétés exposantes soit une hausse de 86% comparé à l’édition 2009, proximité oblige, ils tablent sur l’impact médiatique de l’opération et sur d’importantes retombées économiques grâce à la signature de contrats avec les prestataires locaux. De quoi conforter la position de seconde région touristique de l’Hexagone de la Riviera avec plus de 10 millions d’arrivées par an et un aéroport de Nice relié à 110 destinations en France, en Europe et dans le monde. Le timing de la manifestation est en outre jugé plutôt bon par la ville qui a vu son offre hôtelière se rénover avec 200 M€ investis ces dernières années. Méridien, Radisson, Beau Rivage, Hilton, Exedra (ex-Belle Epoque), Park Hotel, Plaza où encore l’emblématique Negresco ont ou vont subir une cure de jouvence, Nice disposant aujourd’hui d’un parc de 200 hôtels soit 10000 chambres (60% en 3, 4 et 5*). Fort d’un budget de 13M€ par an (dont 50% sont toutefois consacrés à l’organisation du carnaval) et de partenariats avec la Mairie, le CRT, l’aéroport et Acropolis, l’office du tourisme et des congrès de Nice démarche une trentaine de pays sur le segment loisir. Plus de la moitié de ses 4 millions de touristes viennent ainsi chaque année de Grande Bretagne, d’Italie, d’Allemagne, des Etats-Unis, de Scandinavie... Rendez-vous en France devant permettre d’accroître les contacts avec les acheteurs venus de Chine, d’Inde, de l’Amérique Latine et d’Europe de l’Est au sens large, Nice ayant déjà des liens traditionnels avec la Russie. Les TO d’Océanie, d’Asie et d’Afrique du Sud ont également été prospectés, ces clientèles progressant fortement depuis l’ouverture de la ligne d’Emirates (7 vols hebdomadaires) entre Nice et le hub de Dubaï. L’office du tourisme compte en parallèle retravailler l’image de Nice tant en France qu’à l’international. ?Nice n’est pas perçue comme innovante et affriolante dans l’Hexagone et son image à l’étranger est celle d’une ville glamour et chère. Ni l’une ni l’autre ne sont vraies”, estime Denis Zanon, DG de l’OT de Nice. ?Nous allons devoir rééquilibrer cela et surtout lancer une communication ciblée sur le marché français, notre priorité en période de crise car il reste le plus régulier et le socle de notre activité”.Face au tourisme de loisirs, Nice redouble d’efforts sur le segment du MICE qui soutient l’activité économique de la ville en dehors de la saison estivale. 27M€ seront ainsi engagés sur 3 ans pour rénover le Palais des expositions et le Centre de congrès Acropolis. ?Grâce à notre notoriété et au positionnement Premium de la Côte d’Azur, l’objectif est d’attirer de très grands salons et congrès et de rivaliser avec Paris, Vienne, Budapest ou Madrid”, explique Denis Zanon. La ville a pour cela dans ses cartons le projet d’édifier un parc des expositions de 80 000 à 100 000 m2 juste en face de l’aéroport. Cet équipement qui pourrait voir le jour d’ici cinq ou six ans nécessitera l’implantation de nouveaux hôtels à proximité pour héberger les congressistes. Des négociations sont en cours avec les grandes chaînes hôtelières, Nice voulant en profiter pour se doter de plusieurs gros porteurs qui lui font aujourd’hui défaut.Face au tourisme de loisirs, Nice redouble d’efforts sur le segment du MICE qui soutient l’activité économique de la ville en dehors de la saison estivale. 27M€ seront ainsi engagés sur 3 ans pour rénover le Palais des expositions et le Centre de congrès Acropolis. ?Grâce à notre notoriété et au positionnement Premium de la Côte d’Azur, l’objectif est d’attirer de très grands salons et congrès et de rivaliser avec Paris, Vienne, Budapest ou Madrid”, explique Denis Zanon. La ville a pour cela dans ses cartons le projet d’édifier un parc des expositions de 80 000 à 100 000 m2 juste en face de l’aéroport. Cet équipement qui pourrait voir le jour d’ici cinq ou six ans nécessitera l’implantation de nouveaux hôtels à proximité pour héberger les congressistes. Des négociations sont en cours avec les grandes chaînes hôtelières, Nice voulant en profiter pour se doter de plusieurs gros porteurs qui lui font aujourd’hui défaut.

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