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Nantes, voyage en terre méconnue

• Nantes n’a pas un patrimoine d’exception, le sait et a choisi, depuis 20 ans, de miser sur une politique culturelle dynamique et novatrice. En 2007, elle a largement élargi son offre touristique. • Seulement si la fréquentation suit, augmentant chaque année, les taux d’occupation des hôteliers n’en ont pas bénéficié. La faute à la crise, aux résidences, mais aussi à un déficit d’image. • Pour y remédier, un événement majeur sera organisé en 2012 : Voyage à Nantes. Conçue comme un parcours, cette manifestation culturelle vise à faire découvrir aux touristes des trésors méconnus.

A Nantes, tous les efforts convergent pour que 2012 soit une année exceptionnelle autour d'un grand événement, Voyage à Nantes, du 15 juin au 2 septembre. Pour le réussir et pour fran­chir une nouvelle étape dans le développe­ment du tourisme d’agrément, une nouvelle structure est née en janvier, baptisée elle aussi : «Voyage à Nantes», qui regroupe désormais l’Office de Tourisme de Nantes Métropole, la Sem Nantes Culture et Patrimoine (qui gère entre autres le Château des Ducs de Bretagne et les Machines de l’Ile), et Estuaire, la biennale d’art contem­porain. Chacun conserve son autonomie en termes de contenu, mais tous partagent désormais une même stratégie. L’objectif : gagner en lisibilité, en cohérence, et en simplicité avec à une centrale de réserva­tion unique.“Notre clientèle vient à 70% pour affaires. Un segment qui a bien sûr été touché par la crise. Mais grâce à notre emplacement, en plein centre ville, à nos labellisations éco-responsables, et à notre politique commerciale agressive, nous avons réussi à augmenter notre chiffre d’affaires malgré une légère baisse du taux d’occupation. Il faut dire que nous avons bénéficié du dynamisme de la Cité des Congrès, où le nombre de manifestations ne cesse d’augmenter. En revanche, les week-ends et les vacances sont encore des périodes creuses, mal­gré le travail réalisé pour étoffer l’offre touristique. Les gens qui visitent Nantes n’y restent souvent qu’une journée où ils privilé­gient l’hébergement non marchand. Et puis on trouve ici de nom­breuses résidences, qui, de par leurs obligations différentes des nôtres, nous font une concurrence déloyale”.Dirigée par Jean Blaise, l’ancien directeur du Lieu Unique, cette salle de spectacle installée dans les anciennes usines Lu, Voyages à Nantes vise le tourisme de loi­sirs. “À défaut d’un grand équipement comme la Tour Eiffel, nous devonsla faire connaître et la valoriser, en mettant en scène la série d’offres dont nous dispo­sons”, souligne Jean Blaise. Pour cela, Voyage à Nantes va permettre à l’art d'in­vestir toute la ville. Tout au long d’un grand parcours traversant la cité, les touristes, mais aussi les habitants, découvriront Nantes autrement, et pourront profiter, au détour d’une place ou à l’abri d’un musée, d’expositions, de spectacles, de perfor­mances artistiques… “Nous allons ainsi les accompagner dans la découverte de nos équipements culturels (le Lieu Unique, le Château des Ducs de Bretagne, Nantes-Angers Opéra, la salle d’exposition du Hangar à Bananes, Les Machines de l’Ile, …) de notre patrimoine historique et contemporain (le cours Cambronne, la cathédrale, le patrimoine portuaire, la Maison radieuse de Le Corbusier…) mais aussi des nouveautés”. En effet, d’ici là, devraient être finalisés un Mémorial de l’abolition de l’esclavage, sur les quais de celui qui fût le 1er port négrier de France, le Carrousel des Mondes Marins, le parcours pérenne d’Estuaire Nantes-Saint-Nazaire, ainsi que La Fabrique, véritable “laboratoire artistique”. Un socle solide donc, qui s’enrichira au fil du temps, en fonction des opportunités (comme la réouverture du Musée des Beaux-Arts en 2014).“Après 25 ans d’une politique culturelle déterminée, l’offre est aujourd’hui vaste et complète. Depuis 2007, le Château des Ducs de Bretagne est ouvert, et ont été créés la biennale d’Art Contemporain «Estuaire» et les Machines de l’Ile, des structures géantes en mouvement aujourd’hui produit d’appel phare du tourisme d’agrément. Et puis nous avons aussi le musée des Sciences naturelles, le musée des Beaux Arts, l’école d’architecture, le musée Jules Vernes, la cathédrale, la Folle journée…”, énumère Jean Blaise. Résultat, “Nous sommes arri­vés à 2 millions de visiteurs par an, et la fréquentation ne cesse d’augmenter depuis 2007”, souligne Rachèle Bocher, adjointe au Maire au Tourisme.Même si la fréquentation a augmenté, notamment durant le week-end et les vacances, les taux d’occupation, eux, n’ont pas encore été impactés. “Depuis 2007, de nombreuses chambres sont arrivées sur le marché. La plupart dans des résidences. Ceci, ajouté à la crise, a eu pour résultat une stagnation du TO des 3 étoiles en 2010, après un recul en 2009, et même un recul de trois points en 2010 pour les 2*”, explique Aurélie Peneau, directrice com­merciale et marketing de Voyage à Nantes. Et déjà, de nouvelles ouvertures se prépa­rent… En périphérie : un All Seasons 2* de 70 chambres, un Etap Hôtel 1* de 70 chambres et un Campanile de 100 chambres en 2* ; et en ville : un Radisson Blu 4 ou 5*, dans l’ancien palais de jus­tice de la ville et un boutique hôtel de 30 chambres dans une ancienne chapelle à côté de la gare SNCF. “Et des rénovations en cours et à venir, comme celles de l’hôtel de France et du Mercure Centre, sont également attendues. Elles permettront, avec l’arrivée des deux hôtels en centre ville, d’upgrader l’offre nantaise”, précise Aurélie Peneau. Mais reste à les remplir… “Nous espérons qu’en 2011, l’impact de la crise s’atténuant, la dynamique de reprise sera là”, explique Aurélie Peneau. “Mais surtout, nous pen­sons qu’en 2012, la nouvelle offre touris­tique et les gros efforts de promotions que fera la métropole à ce moment-là”. Mais pour que cette année 2012 soit un succès, chacun a conscience de l’impor­tance de la communication. Un million d’euros a d’ailleurs été mis sur la table pour la promotion de ce Voyage à Nantes 2012. Les principales cibles : l’Ile-de-France, le pays de la Loire et la Bretagne, mais aussi toutes les villes situées à moins de deux heures, y compris en avion. Et de ce côté-là, Nantes a la chance de pouvoir s’appuyer sur son aéroport, très dynamique. “En attendant l’ouverture de l’aéroport interna­tional des Landes, sur l’axe Nantes-Rennes, à une vingtaine de kilomètres de Nantes, notre aéroport continue de se développer. Sa fréquentation est en hausse et de nou­velles lignes sont encore programmées (vers Marseille, Toulouse Amsterdam, Prague et Düsseldorf est en projet)”, note Aurélie Peneau. “Nous allons donc commu­niquer aussi dans les principales capitales européennes desservies (Milan, Madrid, Bruxelles, Amsterdam…)”, précise Rachèle Bocher. L’offre autour de laquelle tournera cette communication devrait se présenter sous la forme d’un billet de tourisme unique (comprenant le voyage, un pass pour toutes les visites, et de la restauration par exemple), formulée sur le type : Voyage à Nantes à xx € tout compris, avec, l’espère Jean Blaise, “un tarif unique depuis toutes les villes de France, et un autre depuis toutes les villes situées à deux heures d’avion ou moins”.Et Nantes, une fois cette année 2012 pro­metteuse achevée, ne devrait pas attendre très longtemps pour avoir de nouveau les projecteurs braqués sur elle, puisqu’elle a été nommée Capitale Verte de l’Europe pour 2013. “Cette opportunité offrira de nouvelles perspectives de promotion et d’animation autour d’un thème qui nous est cher depuis de nombreuse années : l’écolo­gie”, souligne Aurélie Peneau. Ce rendez-vous devrait aussi booster le segment affaires, déjà très dynamique sur cette desti­nation, “avec deux très belles années 2009 et 2010 derrière elle en matière de congrès, et un portefeuille encore généreusement pourvu pour 2011 !”, se réjouit Aurélie Peneau. Mais le tou­risme d’affaires à Nantes ne se résume pas aux congrès, Raphaël Lebeau, responsable du développement de Brit-Hôtel (qui propose plu­sieurs hôtels sur la ville), le rappelle: “les hôteliers de Nantes bénéficient aussi d’un tissu économique fort et dynamique. De nombreuses entreprises ont d’ailleurs quitté Paris pour y aménager. Et les flux générés par ce vivier d’entreprises constituent une base de clientèle non négligeable pour nos établissements”. Un vivier qui devrait encore se développer puisque Nantes fait preuve d’un réel dynamisme économique. Patrick Rimbert, 1er adjoint au Maire, rappelle que: "l’île de Nantes, une zone de 340 ha sur la Loire, face au centre historique, est réamé­nagée depuis une dizaine d’années. Elle avait subi de nombreuses fermetures d’in­dustries (chantier naval, usine de sucre, etc.). Nous avons décidé de rebondir et d’utiliser cet espace disponible pour créer une nouvelle centralité, et en faire un enjeu de développement. Pour cela, de vieux sites comme le Hangar à Bananes ou les Halles ont été transformés en lieu de culture, en bibliothèque, en écoles, et en pépinière d’entreprises…” Aujourd’hui, 3 400 loge­ments, 180 000 m² Shon de bureaux – acti­vités et 51 000 m² Shon d’équipements ont été lancés. Et dans les 10 ans à venir, afin de s’afficher à l’échelle européenne, l’île de Nantes devrait créer des pôles d’excellence dans la santé et des sciences de la vie avec l’accueil du nouveau CHU (complexe hospi­talo-universitaire). Mais surtout un Quartier de la création verra le jour. Il s’agit de l’un des plus importants projets économiques de la métropole. Mêlant culture, formation, arts, innovation, recherche et entreprises, le Quartier de la création de Nantes Métropole est ce que l’on nomme "un cluster”. Un ensemble regroupant univer­sité, grandes écoles, entreprises, industries culturelles et créatives... Il donnera à la métropole nantaise une lisibilité nationale et internationale. Ses domaines d’excel­lence : édition, création numérique, design, multimédia, architecture, communication, arts de la scène, médias, arts visuels... En 2014, le “cluster nantais” devrait compter plus de 5 000 étudiants et plus de 160 enseignants-chercheurs. De quoi générer de nouveaux flux dont les hôteliers devraient profiter.Chiffres à retenir -* 6ème métropole française -* 800 000 habitants dans Nantes Métropole -* 500 millions d’euros de CA estimé pour le tourisme -* 10 000 emplois directs estimés (hôtellerie comprise) -* 2 millions de visiteurs en 2009 -* 109 nationalités accueillies -* 1,5 million de nuitées hôtelières annuelles -* 126 000 visiteurs accueillis dans les bureaux de l’OT . +6% par rapport à 2008 et +42%par rapport à 2006 -* 134 000 billets vendus pour la Folle Journée, festival de musique classique -* 1,5 million de spectateurs pour 350 artistes au Zénith Nantes Métropole depuis son ouverture en 2007 De nouvelles créatures arrivent sur l’île de NantesLes Machines de l’île sont devenues un atout majeur en matière de tou­risme. Il faut dire qu’un éléphant de 40 tonnes, ou encore des créatures méca­niques féeriques ne sont pas denrées cou­rantes ! En 2010, elles ont attiré 283 211 visiteurs (261 540 en 2009). 230 251 ont découvert la Galerie des Machines (206 246 en 2009) alors que 52 960 ont pris place à bord de l’Eléphant (55 294 en 2009) qui se promène dans les rues nan­taises. De quoi présager un bel avenir pour le car­rousel enchan­té qui verra le jour en 2012. Les Machines inspirées de l’univers des mondes marins pour l’instant exposées à la Galerie des Machines y prendront place, alors qu'une nouvelle panoplie de créatures, actuel­lement en construction, viendra les rem­placer.En attendant que ce nouvel univers soit dévoilé, beaucoup de nouveautés font leur entrée à la Galerie pour achever en beauté le règne de la mer. Un poisson volant est implanté sur le plateau supérieur des Mondes Marins. A 2,50 m du sol, les deux passagers embarqués pourront s’élever à son bord pour un vol circulaire au-dessus de la surface de la mer. Ils domineront les nouvelles Coques de noix, petits bateaux d’un nouveau genre. Pour élar­gir cet univers onirique et mer­veilleux tout à la fois, d'autres machines vien­dront également les rejoindre comme le Nautille et le Sulky des mers, une machine qui se déplacera à la surface de la mer, actionnée telle une marionnette par deux passagers ou une personne en fauteuil roulant. L'accessibilité pour tous est aussi un axe de développe­ment mis en avant. Gilles Cibert, président du club hôtelier et directeur de l’hôtel La PérouseComment les hôteliers ont-ils vécu l’année 2010 à Nantes ? Ce fut une année difficile avec le prolongement de la crise, mais aussi l’arrivée de nombreuses résidences hôtelières. Depuis sep­tembre 2009, 650 clés supplémentaires ont été ajoutées, sur 5 400 chambres au total. Et la plupart sont en résidences alors que plusieurs existaient déjà. Cette concurrence accrue a aggravé les effets de la crise. Résultat, alors que Nantes venait tout juste de redresser une peu la barre de ses prix moyens, elle a rechuté. Si les hôtels 0 et 1 étoile pratiquent des tarifs normaux, les deux étoiles sont en dessous de la moyenne nationale et les 3* clairement en queue de peloton. Face à ce contexte difficile, en janvier, les hôteliers se sont constitués en association : un Club qui accueille les hôteliers et les résidences. Nous nous sommes alliés dans l’intérêt de la destination. Notre but est d’augmenter l’attractivité de la ville en travaillant en concertation avec les différents acteurs locaux du tourisme, puisque doper notre attractivité permettra d’absorber au plus vite le surplus de capacité. Et puis nous allons œuvrer pour que les futurs projets d’implantation aient un sens du point de vue du marché et de son attractivité. Nous savons qu’une ville, pour vivre, a besoin d’évoluer et de renouveler régulièrement son offre. Mais cela doit se faire de manière raisonnée.Bénéficiez-vous suffisamment de l’impact du développement de l’offre touristique ? L’offre est aujourd’hui riche et variée. Mais il reste difficile de savoir si le tourisme d’agré­ment s’est réellement développé… On sait que les sites sont fréquentés, mais nos TO n’ont pas augmenté. On en saura plus au printemps avec les statistiques des taxes de séjour. Nantes, depuis 3 ans déjà, taxe les courts séjours en résidences. Lorsque nous connaîtrons la somme perçue, nous saurons si la clientèle d’agrément était bien là, mais dans les résidences au lieu des hôtels, ou si elle n’a pas encore tellement évolué. Le problème est que notre offre touristique reste méconnue. Les gens que nous accueillons ne savent généralement même pas qu’un éléphant de 13 mètres de haut se promène dans la ville ! Aujourd’hui, on parle de continuer de développer l’offre… C’est une bonne chose, mais il faut avant tout communi­quer sur ce qui existe. Et pour ce faire, nous comptons beaucoup sur les évènements de 2012 et la vitrine que cela devrait offrir à la ville. Il est simplement regrettable qu’il faille attendre un an de plus…Vous aviez émis le souhait dans notre journal, il y a 2 ans, de voir tous les hôteliers de votre ville éco-certifiés avant fin 2010. Qu’en est-il aujourd’hui ? J’avais sans doute été un peu trop ambitieux sur le timing. Mais c’est en visant la lune que l’on atteint les étoiles ! Aujourd’hui, 25% des chambres nantaises sont labellisées. Cela peut paraître peu, mais c’est tout de même énorme (hélas) par rapport aux autres villes fran­çaises. En comparaison, la ville européenne la plus avancée en la matière, Copenhague, dispose de 36% de chambres labellisées. Mais je ne relâche pas mes efforts. D’ailleurs, une deuxième vague d’hôteliers se montrent aujourd’hui intéressée par la labellisation. Et je pousse les donneurs d’ordre (cité des congrès, office du tourisme, parc des Expos, Mairie, etc.) à encourager ces démarches en mettant en avant les hôteliers qui se sont lancés. Et puis je compte aussi sur l’émulation qu’il y aura autour de 2013, où Nantes sera la capitale verte de l’Europe, pour relancer les choses. Parallèlement, avec des collègues, nous avons monté un dossier dans le cadre du Grenelle de l’Environnement II pour répondre à un appel à can­didature concernant le projet d’affichage des performances environnementales. D’autres secteurs, comme l’agroalimentaire, se sont lancés. Nous pensons que les hôteliers ont aussi leur rôle à jouer. D’ici quelques années, nous espérons qu’un touriste pourra aussi regarder la performance environnementale d’un hébergement touristique avant de le choisir. Corinne Chauvin, directrice du Campanile de Saint-Herblain “Nous avons la chance d’être installés dans une zone très dynamique, au cœur de nombreux bureaux, d’une zone industrielle, et à proximité d’un centre commercial en pleine restructuration. Quant à la fréquentation durant les week-ends, elle est dopée par le Zénith. Depuis son ouverture fin 2006, il est devenu la salle de spectacle la plus fréquentée de France, hors Paris. Nous accueillons des spectateurs, mais aussi certains artistes ou équipes techniques. Désormais, nous aimerions travailler davantage avec la clientèle générée par les nom­breuses manifestations sportives reçues par la ville. Et puis nous allons nous lancer dans une démarche de labellisation écologique. Avec le club hôtelier, nous sommes persuadés qu’il s’agit d’un choix important. Et puis pour le tourisme d’affaires, ce devrait être un atout supplémentaire. Notamment en 2013, où Nantes sera Capitale verte européenne”.Sylvain et Nathalie Lejeune, propriétaires exploitants du Domaine d’Orvault“En mars 2008, nous avons ouvert dans notre hôtel de 40 chambres un espace balnéothérapie et spa de 600 m². Depuis, notre clientèle vient ici allier bien-être, gastronomie (puisque nous sommes une «Bonne table d’Alain Ducasse»), et tourisme urbain, le centre ville étant accessible en tramway à partir de la station installée à 300 mètres de l’hôtel. La fréquentation des week-ends et des vacances a été dopée. Alors qu’il y a une douzaine d’années, rares étaient les same­dis soir où nous remplissions une dizaine de chambres, dorénavant, nous sommes presque toujours complets ce soir-là ! Ces bons résultats nous permettent d’être sereins face à l’arrivée de nouveaux hôtels haut de gamme à Nantes. De toute façon, nos pro­duits sont différents. Et avec l’offre touristique de la ville qui ne cesse de s’épaissir, il devrait y avoir de la place pour tout le monde. Mais pour continuer de séduire, il faut rester dynamique. Pour cela, nous avons déjà investi 4 millions d’euros dans l’hôtel en 12 ans, et nous nous apprêtons à remettre un million d’euros sur la table, pour rénover les chambres et redorer le restaurant”.Le franc succès de la Folle Journée à Nantes Festival de musique classique, créé par René Martin et organisé depuis 1995, à la fin du mois de janvier ou au début de février, la Folle Journée tire son nom de la pièce de Beaumarchais «Le Mariage de Figaro ou La Folle Journée». D'abord tenu sur un week-end, il dure désormais cinq jours à Nantes, et les deux jours du week-end précédent dans la région, débordant de plus en plus sur d'autres villes. Ce festival ouvre la musique classique à un public élargi, en proposant des concerts courts, n’excédant pas le plus souvent 45 minutes, abordables au plus grand nombre. La Cité des congrès accueille la plupart des concerts, dans une ambiance résolument festive. Ce sont quelque 250 concerts rassemblant 1 800 musiciens qui se succèdent ou se déroulent en parallèle dans toutes les salles qui sont mises à dis­position, avec chaque année un "compositeur invité". La fréquentation frise les 140 000 participants payants, mais bien au-delà avec les concerts gratuits.Jean-François Nicoul, gérant de l’hôtel Amiral “Notre clientèle vient à 70% pour affaires. Un segment qui a bien sûr été touché par la crise. Mais grâce à notre emplacement, en plein centre ville, à nos labellisations éco-responsables, et à notre politique commerciale agressive, nous avons réussi à augmenter notre chiffre d’affaires malgré une légère baisse du taux d’occupation. Il faut dire que nous avons bénéficié du dynamisme de la Cité des Congrès, où le nombre de manifestations ne cesse d’augmenter. En revanche, les week-ends et les vacances sont encore des périodes creuses, mal­gré le travail réalisé pour étoffer l’offre touristique. Les gens qui visitent Nantes n’y restent souvent qu’une journée où ils privilé­gient l’hébergement non marchand. Et puis on trouve ici de nom­breuses résidences, qui, de par leurs obligations différentes des nôtres, nous font une concurrence déloyale”.

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