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Analyses

Les destinations montagnes à nouveau durement impactées par la crise liée à la Covid 19

La fréquentation 2019 avait enthousiasmé les professionnels de la montagnes en France qui communiquaient le 14 mars 2020 sur un très beau début de saison, mais le confinement lancé quelques jours après a douché les espoirs des acteurs de la montagne qui espéraient reprendre une activité avec les vacances de fin d'année 2020.

Peine perdue, les remontées mécaniques ne rouvriront pas pour le grand public au même titre que les cafés, bars et restaurants. Un coup dur pour les destinations montagnes qui comptaient sur une reprise en cette fin d'année pour accueillir de nouveaux touristes.

Contrairement à l'activité touristique balnéaire, le réservoir de touristes français qui séjournent en montagne à l'étranger est bien plus faible, un grande majorité des skieurs français se rendant dans l'hexagone pour s'adonner à cette activité. Pourtant, compte tenu des restrictions de circulation et de la deuxième vague virale dans de nombreux pays européens, la clientèle étrangère ne sera pas au rendez-vous dans les stations françaises cet hiver alors qu'elle représente 35 à 40 % de la fréquentation des stations de ski. Une manque à gagner encore plus criant pour certaines stations au positionnement haut de gamme.

Les acteurs de l'hébergement qui exploitent des établissements en montagne ont adopté des stratégies diverses. Pas de réouverture des resorts montagne pour le Club Med, priorité données aux établissements littoraux pour Pierre & Vacances ou encore volonté de soutenir les destinations montagne chez Odalys.

Le constat est similaire pour tous, une vague d'annulation très forte ces derniers jours avec un parc d'hébergements qui s'annonçait rempli à 50% chez Odalys pour 75% de séjours finalement annulés depuis l'annonce des remontées mécaniques qui resteront fermées. Une offre largement dégradée sur place avec l'impossibilité de proposer la demi-pension sur site et l'inaccessibilité du domaine skiable.

Ce coup d'arrêt vient s'ajouter à une saison 2019-2020 très écourtée en l'absence d'activité pendant la période des vacances de printemps. Les professionnels de l'hébergement anticipent d'ores et déjà une saison 2020-2021 amputée de 20% par cette activité diminuée en fin d'année.

Malgré l'absence de touristes, les charges fixes continuent de peser sur les exploitants en hébergement de montagne dont les loyers qui atteignent 30 à 40% de ces charges. Tous les acteurs s'accordent sur un point, le besoin de visibilité sur la reprise réelle d'activité.

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