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Opérations

[Update] Bientôt des RER dans les grandes métropoles françaises ?

Emmanuel Macron a annoncé dimanche 27 novembre son ambition de développer un équivalent du RER francilien dans dix métropoles françaises. Une prise de parole dont se réjouit les Régions de France après avoir appelé l’État à un New Deal ferroviaire en octobre dernier.

Si les RER sont présents dans la région Ile-de-France depuis les années 1960, ils pourraient bientôt faire leur apparition dans le reste de l’Hexagone selon les dires du Président de la République. Cela permettrait ainsi de faire en sorte que les grandes métropoles françaises « congestionnées, les personnes qui ont des trajets pendulaires puissent les faire sans voiture, en décarbonant leurs trajets grâce à ces RER métropolitains ».

Une initiative qui s’inscrit dans la loi orientation des mobilités votée sous le précédent quinquennat qui a ouvert à la voie à une quinzaine de projets à l’étude ou au stade de la réflexion. Il s’agit donc de « mettre un coup d’accélérateur » pour donner la priorité à dix d’entre eux, dont Lille, Bordeaux, Lyon, Grenoble et Aix-Marseille.

Pour tenir notre ambition écologique, je veux qu’on se dote d’une grande ambition nationale : dans dix grandes agglomérations, dans dix métropoles françaises, de développer un réseau de RER, un réseau de trains urbains. 

Emmanuel Macron, Président de la République française

Régions de France se félicite de cette décision après avoir appelé l’État à un New Deal ferroviaire le mois dernier pour notamment renforcer l’offre ferroviaire autour des métropoles. Les Régions attendent désormais que cette annonce se traduise dès la préparation du volet infrastructures du contrat de plan Etat-Régions, par des mandats de négociation.

Les Régions appuieront, de leur côté, le plan de développement de l’offre ferroviaire, autour des métropoles, en investissant dans la qualité du matériel roulant, dans l’augmentation de la capacité d’emport et dans la décarbonation du parc roulant, conformément à leurs compétences.

Jusque-là, ni le ministre des transports, que j’ai rencontré récemment, ni le président de SNCF Réseau n’en avaient fait mention. Cependant, je m’en réjouis : l’appel des Présidents de Région à un New Deal ferroviaire a été entendu. Pour la première fois, l’Etat s’engage sur les RER métropolitains, qui sont une nécessité pour développer les transports collectifs dans les villes et leurs grandes périphéries, gage de résorption des embouteillages et d’action contre le réchauffement climatique.

Carole Delga, présidente de Régions de France

De son côté, Jean Rottner, Président de la commission Transports à Régions de France, rappelle que « ces infrastructures sont déjà en cours de lancement dans certaines Régions, c’est le cas du Grand Est avec le réseau express métropolitain strasbourgeois. Mais il reste des interrogations sur le financement d’autres moyens de transports de même que remettre à jour l’existant. Donc si cela est une première étape tant mieux mais il faut vraiment que le réseau ferré, colonne vertébrale de nos mobilités, soit modernisé. ».

Le succès de cette réforme ambitieuse dépendra également de la capacité de tous les acteurs (État, SNCF, Régions, métropoles) à prendre toute leur part du financement de l’accroissement de l’offre de mobilités publiques au bénéfice de leurs habitants mais aussi de la capacité de la SNCF à relever le défi de l’important programme de travaux qui en découlerait.

La réalisation de ces réseaux constitue une nécessité pour développer les transports collectifs dans les villes et leurs grandes périphéries, gage de résorption des embouteillages, d’actions face au réchauffement climatique et de soutien au pouvoir d’achat des ménages.  Cet effort devra également veiller à conforter le maillage ferroviaire territorial, dont les Régions sont garantes, et sa modernisation, conditions indispensables de la connexion des grands ensembles urbains entre eux, avec leurs périphéries, et avec le réseau national.

Toutefois, les investissements financiers qu’ils nécessitent, sur la temporalité de deux contrats de plan État-Région 5CPER), représentent un effort qui dépasse le cadre budgétaire actuel des travaux du Conseil d’orientation des infrastructures (COI). La traduction concrète de cet engagement devra donc s’exprimer à travers les propositions attendues du COI, le cadre financier du volet mobilités des deux CPER jusqu’en 2032 et d’une loi de programmation pluriannuelle non encore initiés. Les métropoles, autorités organisatrices de la mobilité, et les régions prendront leur part de cet effort.

Aussi, en parallèle du programme d’investissements, une réflexion sur le modèle économique, structurellement déficitaire des transports en commun et pour lesquels la tarification doit favoriser un usage massif et accessible à tous, devra être conduite en partenariat entre l’État, SNCF Réseau, les Régions et AOM urbaines. Les Régions, les Métropoles et les Autorités organisatrices de la mobilité réunies au sein du GART demandent donc à la Première Ministre d’engager un travail en commun au service de cette grande ambition nationale au profit de la mobilité durable.

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