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Opérations

Portrait de Jean-Marie Pebrel, Directeur Sales & Marketing France et Europe chez Warwick International Hotels: "L’adrénaline au quotidien"

• Toujours prêt à partir pour vivre une expérience personnelle et professionnelle, Jean-Marie Pebrel s’est posé au sein du groupe Warwick dont il dirige les ventes et le marketing pour l’Europe. • Plutôt bon élève dans la filière classique, il choisit délibérément d’entrer dans la formation professionnelle hôtelière par goût des voyages et de l’international. • Ses premières années seront une suite de sauts dans l’inconnu et de défis personnels “pour ne pas s’encroûter” et vivre la vie en immersion plutôt qu’en version sous-titrée.

Originaire du Gers, mais né à Toulouse, rien ne prédisposait le jeune Jean-Marie Pebrel à plonger dans l’univers de l’hôtellerie, à part peut-être une attirance naturelle pour les voyages et la connaissance du monde. Bon élève, réussissant brillamment son bac B, il s’engage par choix dans un BTS Hébergement au lycée hôtelier Occitanie de Toulouse. “J’ai vraiment fait un parcours classique, après un an de mise à niveau. Venant de la filière générale, j’ai trouvé plutôt amusant d’être confronté au concret après des études théoriques”, explique le jeune Jean-Marie, qui monte tout de suite à Paris après avoir décroché son BTS. Il arrive au début de l’été 93 comme réceptionniste au Clarion St-James & Albany pour vivre sa première expérience professionnelle. “J’ai vraiment eu la chance d’apprendre le métier avec deux figures de l’hôtel : un chef de réception et un chef caissier qui n’avaient pratiquement jamais quitté l’établissement et connaissaient toutes les ficelles du métier 'à l’ancienne' - 1993 : Toulouse - BTS Hébergement Lycée Hôtelier Occitanie - 1993 : Paris - Réceptionniste au St-James & Albany - 1995 : Madrid - Night audit au Villa Magna Park Hyatt - 1996 : Madrid - Responsable commercial Agence Viajes & Cultura - 1997-2000 : Madrid - Sales manager SRS Worldhotels pour l'Espagne et le Portugal - 2000-2001 : Londres - Sales manager SRS Worldhotels pour l'Angleterre et l’Irlande - 2001-2005 : Paris - Directeur commercial et Marketing au St-James & Albany - Avril 2005 : Paris - Directeur commercial Warwick Champs Elysées - 2007 : Directeur commercial & marketing Warwick et Westminster Paris - 2009 : Directeur Sales & Marketing France et Europe Warwick International HotelsAu bout de 2 ans, l’envie de bouger est trop forte. La compagne de Jean-Marie a décroché une formation Erasmus à Madrid pour achever son doctorat et il est bien décidé à la suivre. “Ce n’est pas à 22 ans qu’on doit s’encroûter. J’étais prêt à partir même sans trop savoir ce qui m’attendrait. J’ai même été encouragé par M. Gilles Peillon, le directeur général de l’hôtel. Il m’a dit : je serais très déçu si vous partiez à côté, au Régina, alors que je vous ai formé, mais si c’est pour vivre une autre expérience, allez-y, et je serais très fier de vous retrouver plus tard”. Aussitôt dit… Jean-Marie trouve rapidement un emploi de stagiaire night-audit à la Villa Magna, le Park Hyatt de Madrid. “Pour vivre je faisais le serveur dans une brasserie. En immersion complète, il ne m’a fallu que trois mois pour parler couramment espagnol. Alors j’ai répondu à la petite annonce d’une agence incentive qui cherchait un responsable commercial. C’était l’occasion de passer de l’autre côté du miroir et de négocier avec les hôtels pour faire séjourner les groupes”, explique le jeune homme. Pourtant, il va vivre bizarrement cette expérience. “C’était assez fantastique d'accompagner les groupes dans les plus belles destinations, mais j’avais l’impression de trahir mon métier en négociant le prix des chambres. Au bout d’un an et demi, j’ai voulu revenir dans l’hôtellerie”.L’agence Viajes y Cultura était un très bon client du bureau de Madrid de Worldhotels. Le directeur du bureau est trop content de profiter de son expérience comme commercial pour les hôtels d’Espagne et du Portugal. Il se prend alors au jeu positif de la négociation pour maximiser les ventes des hôtels, avec le regard de l’ancien client qu’il a été. Entretemps, Jean-Marie a épousé sa compagne et une petite fille est née. Le retour en France pour faire son éducation dans sa langue maternelle est programmé. “Cela faisait cinq ans que nous étions à Madrid et j’avais aussi envie de me familiariser à l’anglais. Alors avant de revenir en France et nous avons décidé de partir pour Londres”.C’est encore un peu l’aventure insouciante et cette fois, c’est le bureau de Londres de Worldhotels qui le contacte pour une place de commercial pour le Royaume-Uni et l’Irlande. “Travailler à Londres est un vrai choc professionnel et culturel. Les relations sont différentes avec les clients. Mon premier rendez- vous était prévu deux mois après mon arrivée, alors qu’à Madrid on s’appelle pour l’après-midi. C'était une autre expérience professionnelle. Le Royaume-Uni est l’avant-garde des Etats- Unis en Europe avec ses procédures très formalisées, du reporting, une informatisation poussée. Et puis j’ai joué la carte latine. Les Britanniques sont sensibles à l’exotisme”, se souvient Jean-Marie qui ne voulait pas rester très longtemps en Angleterre. Etape presque nécessaire dans le cursus d’un hôtelier, Londres restera un passage formateur. Mais la petite Pebrel doit faire son entrée à la maternelle. Il est temps de revenir à Paris. Jean-Marie se souvient des encouragements de Gilles Peillon et retourne le voir. Promesse tenue, on lui offre le poste directeur commercial du St-James & Albany, une création pour un hôtel en pleins travaux, qui veut monter en gamme en changeant de stratégie commerciale. L’épisode du 11 septembre 2001 ne vient pas faciliter les choses, mais le statut du St-James permet de passer la crise. “Des travaux monumentaux étaient engagés et déjà financés. Hôtel indépendant appartenant à un groupe familial, il avait la solidité nécessaire pour passer à travers cette crise. Pendant toute cette période, je me suis dit : si je survis à cela, je pourrai faire face à tout”.L’hôtel a la chance d’être bien situé face au Louvre, avec des prix accessibles malgré les nouvelles installations (spa et piscine) et une clientèle loisirs importante. Les circuits courts entre la direction générale, le propriétaire et les employés ont permis de tenir les dépenses et d’assurer un bon GOP. Jean- Marie Pebrel se débrouille plutôt bien et boucle le dossier de changement d’affiliation en rejoignant Great Hotels of the World. Sa mission accomplie, l'équipe en place, des chiffres à la hausse, l’envie de bouger le conduit à postuler au Warwick Champs-Elysées comme directeur commercial. Après deux ans à peine, il est propulsé à la tête des ventes et du marketing des deux hôtels parisiens du groupe et, en à peine plus de temps, il est appelé au siège pour remplacer Thibaut Ruffat parti s’occuper des ventes de Dolce International. Une carrière rapide dans un groupe dont il apprécie la taille. “Même au siège, on n’est pas perdu dans la masse des salariés. Entre moi et le président, il n’y a que le vice-président comme échelon intermédiaire. Du coup, le travail est vite reconnu parce qu’il est visible. J’en suis à ma troisième évolution au sein du groupe qui m’a donné ma chance”.Serait-il tenté de revenir aux opérations? “Dans ma carrière, j’ai alterné les postes dans les hôtels et aux sièges. Je ne crois pas que l’on puisse être bon au siège sans l’expérience de l’adrénaline du quotidien d’un établissement. La fonction commerciale me plait - son côté stratégique au service des hôtels - et la gestion opérationnelle ne me manque pas”.Jean-Marie Pebrel en quelques dates...

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