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Opérations

L’eau de table comme outil de communication

Banale la bouteille d’eau sur la table ? Pas si sûr à l’heure où les marques rivalisent de packagings audacieux et de nouveaux concepts. L’hôtellerie se devait de répondre à un tel regain d’intérêt. C’est aujourd’hui chose faite via divers partenariats aussi originaux qu’efficaces.

Les alcools ne règnent plus en maître sur la carte des boissons des hôtels. Les mentalités ont évolué et les soft drinks ont aujourd’hui la cote. Par dessus tout, l’eau connaît une véritable renaissance sur les tables. Au Water Bar de Colette à Paris -un haut lieu de la branchitude- on peut trouver 30 marques d’eaux de sources différentes et plus de 40 sortes d’eaux minérales de provenance internationale. A New York aussi, boire de l’eau minérale est devenu une démarche raffinée, qui répond en plus à une préoccupation diététique. Fini le temps où le potentiel “glamour” de cette boisson apparaissait limité et l’offre en la matière guère originale.Au final ce type de partenariats intersectoriels entre un établissement et une marque s’avère particulièrement bénéfique pour les deux parties lorsqu’il aboutit à une vraie exclusivité. Chaque partenaire bénéficie alors du prestige de l’autre et le produit devient alors un produit commercial à succès et un puissant outil marketing.Profitant de cette tendance, plusieurs hôtels haut de gamme ont eu l’heureuse initiative d’exploiter le créneau de façon originale en associant leur nom à des partenaires industriels pour dynamiser leur image en même temps que celle du produit. Ainsi, à l’hôtel Hilton Arc de Triomphe Paris, le client peut dorénavant commander pour 8 euros une bouteille d’eau unique en son genre baptisée “Safran”, du nom du restaurant. Le flacon, du haut de son design étonnant et stylisé, est né d’un partenariat entre l’hôtel et un producteur d’eau écossais. L’établissement s’offre ainsi le luxe d’avoir sa propre bouteille “griffée”.Une exclusivité du dernier chic, qui remporte un grand succès auprès des clients. C’est le design même de la bouteille, frappé du sigle du restaurant, qui a beaucoup contribué à son succès. Nombreux sont les gens qui repartent avec la bouteille vide. Cliente régulière du restaurant, l’étonnant flacon a même séduit Lydia Hazrroch de la galerie d’art parisienne Code 3 Design Compagny. Au point que cette dernière a choisi de l’exposer. L’oeuvre d’art -puisque c’est bien de cela dont il s’agit- sera exposée jusqu’au 4 février dans le cadre de l’expo “Nature, Reflet et Transparence” et du “Parcours Design”, une visite guidée thématique dans Paris qui fait étape à la galerie.Au Plaza Athénée, le concept est poussé plus loin. Il faut dire que le Bar du Plaza est coutumier des opérations de ce type. Ses fameux cocktails avaient déjà inspiré les “juicy tubes”, une gamme de cosmétiques en partenariat avec la maison Lancôme. Cette fois-ci, c’est avec la société O-Company que le palace a choisi de s’associer pour une opération de co-branding. A l’arrivée : un cocktail sans alcool pensé par l’emblématique directeur du Bar, Thierry Hernandez. Son nom : Flower Power. Sa particularité : il s’adapte aux besoins du marché et se présente comme un élixir de fleur distillée dans une eau pétillante revalitalisante... Le secret ? Flower Power marie de subtiles notes florales à une eau possédant la plus forte concentration d’oxygène du marché: l’eau OGO. C’est de là que le cocktail tire son pouvoir dynamisant. Le produit est déjà innovant en lui-même, mais il ne pouvait décoller qu’avec un packaging à la hauteur de son concept à la fois simple et branché. Ora-Ito, l’un des artistes designers les plus courtisés du moment, a donc imaginé un flacon compact en forme de bulle d’oxygène, un aspect totalement hors norme et immédiatement identifiable. L’opération a été montée en six mois pour finalement rencontrer un réel succès. Un succès tel que, devant la forte demande de Flower Power dans le cadre du Bar du Plaza, l’hôtel a décidé de commercialiser le cocktail depuis la rentrée 2005 en collaboration avec OCompany. Mais pas question pour autant de le vendre n’importe où sous peine d’entacher l’image chic de la bouteille, que l’on peut trouver dans les points de vente les plus sélectifs de Paris : Le Bon Marché, Lafayette Gourmette, Colette, Cojean et au Drugstore Publicis au prix de trois euros. Mais aussi en Angleterre, chez Harrods à Londres. En termes de visibilité et de communication, les partenaires multiplient les articles de presse dans des publications lifestyle, gastronomiques, ou people...bref, là où se trouve la clientèle potentielle de ce type de produit. Le bar du Plaza peut ainsi asseoir un peu plus sa réputation de modernité et de créateur de tendances, surtout lorsque l’on sait que les petites bulles d’oxygène Flower Power auraient été aperçues dans différentes soirées parisiennes très médiatiques... Enfin pour compléter le dispositif, le produit trône aussi en bonne place dans les mini-bars du palace... Un essai concluant puisque la collaboration entre le Bar du Plaza et OGO devrait se poursuivre via le lancement d’autres boissons.Au final ce type de partenariats intersectoriels entre un établissement et une marque s’avère particulièrement bénéfique pour les deux parties lorsqu’il aboutit à une vraie exclusivité. Chaque partenaire bénéficie alors du prestige de l’autre et le produit devient alors un produit commercial à succès et un puissant outil marketing.

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