Accéder au contenu principal

Actualités

Actions collectives, les Big Data dans le collimateur

Quel est le modèle économique d’un site gratuit qui réunit 1,2 milliard d’utilisateurs plus ou moins réguliers ? Qu’est-ce qui justifie que ce même géant des réseaux communautaires soit prêt à débourser 16 milliards (oui milliards) de dollars pour une application quasi gratuite, Whats’app, qui est utilisée par 500 millions d’internautes quotidiennement ?

La réponse est dans la monétisation des informations personnelles, parfois très intimes, collectées sur ces sites et à travers ses applications. C’est le constat qu’a fait un jeune étudiant en droit autrichien, Max Schrems. Il en a même fait le sujet de sa thèse de doctorat et la raison de son combat devant les tribunaux : retrouver la maîtrise et la confidentialité des informations qu’il «poste» sur les réseaux sociaux. En Autriche, il a réussi à mobiliser 60 000 personnes qui n’acceptent plus que leurs données personnelles soient computées, analysées, et monétisées auprès d’entreprises qui veulent adresser le bon message et la bonne offre commerciale à une clientèle ciblée au plus précis.Ce que fait Facebook, puisqu’il s’agit de lui, avec les informations personnelles, les OTAs le font avec les informations commerciales à travers les réservations et les données de chaque utilisateur qui ouvre un compte. Ses voyages, ses commandes, ses dépenses, ses préférences sont méticuleusement stockées et digérées pour se transformer en offres alléchantes, suggestions de voyages, envois de promotion…. Plus besoin de s’inscrire, le CRM est automatisé et la vie personnelle décortiquée. La justice commence à se préoccuper de cette invasion dans la vie privée et de la désinvolture avec laquelle les sites communautaire ou les agences en ligne traitent les réglementations nationales. Abrités derrière leurs sièges fictifs, les géants du Net ont profité jusqu’à présent d’une évidente impunité par rapport à leurs dérives. L’action de Max Schrems contre Facebook peut donner des idées à d’autres clients exaspérés, relayés par des tribunaux qui n’acceptent plus le mépris évident des mastodontes anglo-saxons pour la protection de la vie privée. Les «class actions» risquent de se multiplier pour remettre un peu de déontologie dans une jungle bien pratique."Les géants américains ont un avantage compétitif sur le marché des médias sociaux en Europe, car ils utilisent les données personnelles des utilisateurs sans subir de conséquences majeures", constatait Andreas Krisch, membre du conseil de la protection des données de la chancellerie fédérale autrichienne et président de l'initiative de l'UE European Digital Rights (EDRI). Pour combien de temps encore ?

Chargement...

Vous avez consulté 10 articles. Revenir à l'accueil ou en haut de la page.

Accéder à l'article suivant.

Inscrivez-vous pour ajouter des thèmes en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des catégories en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des articles en favoris. Connectez-vous gratuitement pour Vote pour la candidature.

Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ?