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Opérations

Malgré les attentats de Londres, la reprise se poursuit

Les tragiques attentats qui ont frappé la capitale britannique en juillet auront finalement peu d’effets sur la tendance à l’échelon européen. Le RevPAR progresse de 2.8% en juillet sous l’effet d’un taux d’occupation en hausse de 0.4 point et d’un prix moyen qui gagne 2.1%.

En juillet, le rythme de croissance de l'hôtellerie européenne continue sur sa lancée des mois précédents avec un revenu par chambre disponible en hausse de 2,8%. Le RevPAR de l'ensemble des catégories est orienté positivement. Les catégories économiques connaissent une légère baisse de remplissage mais à l’inverse, le 3* et le 4* confirment la tendance haussière de juin. Le haut de gamme enregistre au final de meilleurs résultats que les autres segments (+ 3,3% pour le RevPAR) grâce à une progression commune de son TO et de son prix moyen. La clientèle longcourrier semble, dans une certaine mesure, avoir retrouvé le chemin du Vieux Continent.A la fin juillet, l’hôtellerie européenne reste arrimée à son trend de croissance (+3.6% de hausse du RevPAR sur 12 mois glissants à fin juillet). Les pays nordiques et les pays d’Europe Centrale devraient afficher de meilleurs résultats en fin d’année. Au final, seuls l’Italie et l’Espagne connaissent des difficultés à moyen terme. Gageons toutefois que cela ne devrait pas durer, tant les atouts de ces deux pays sont nombreux.Tous les regards, au mois de juillet dernier, se sont portés sur la ville de Londres. Après un dénouement particulièrement heureux pour la capitale britannique dans la course à l’attribution des Jeux Olympiques, deux séries d'attentats - les 7 juillet et 21 juillet - ont tristement marqué la capitale britannique. Quelles ont été les conséquences immé- diates sur l'hôtellerie ? Les résultats de juillet démontrent une fréquentation logiquement en baisse. Avec 5 points de moins, ce repli est néanmoins contenu. Face aux événements, les hôteliers londoniens n'ont pas cédé à la panique et à la tentation de brader leurs chambres. Au contraire, les prix moyens sont restés stables. Bien évidemment, ces attaques terroristes expliquent le RevPAR pour une fois négatif pour le Royaume-Uni (-1,9%). La province, elle, n'a pas subi de désaffection massive, bénéficiant même d'un report de clientèle de la capitale vers le reste du pays.Passé l'onde de choc, quel peut être l'impact des attentats sur le tourisme dans les mois à venir ? Si les autorités pouvaient être relativement optimistes quant à une reprise rapide après les premiers attentats, la seconde vague pourrait avoir marqué plus sensiblement les esprits. Le deuxième semestre pourrait s’avérer moins radieux que prévu, aussi bien en termes de réservations que de revenus, avec un retrait plus marqué pour la clientèle domestique qu'étrangère. Sur le long terme cependant, à l’instar de Madrid qui avait été marqué par des attentats en mars 2004, Londres devrait retrouver son trend de croissance. Le tourisme a battu tous les records au premier semestre 2005, et les chiffres à la fin de l'année devraient être nettement positifs. Afin de soutenir l’industrie touristique, Visit London s'est montré réactif en lançant plusieurs campagnes dont “London in September” et un plan média d'envergure auprès de leurs marchés émetteurs clés.L'Allemagne affiche des performances globalement équivalentes à l'an dernier (-0,3%), avec des résultats très différents selon les destinations. “Le mois de juillet, relativement calme pour le segment Affaires, n'a pas été aussi bon que l'an dernier”, indique par exemple Cornelia Hoffmann, la directrice du Golden Tulip Park Consul de Berlin, “la fréquentation a été relativement bonne, mais les prix moyens sont en baisse en raison de la compétition croissante. Le nombre de touristes augmente mais pas à la même vitesse que les ouvertures, notamment dans le segment haut de gamme”, ajoute Cornelia Hoffmann. Plus au Nord, les pays scandinaves continuent d’enregistrer de bons résultats. Danemark et Suède affichent des progressions de plus de 10% par rapport à 2004. Sur douze mois cumulés, la Suède, avec des prix moyens qui explosent, affiche une croissance record de son revenu par chambre : + 17.8% ! Les Pays-Bas enregistrent également de bons résultats (+ 8,5%) et confirment la reprise de la fréquentation constatée depuis quelques mois. Amsterdam a connu un très bon mois, soutenu par un segment Affaires en progression par rapport à 2004, alors que les touristes ont répondu présent à partir du milieu du mois. “Tech Ed, une grande conférence qui s'est tenue au RAI Convention Center fin juin-début juillet, a bien lancé le mois. Nous avons appliqué des tarifs élevés lorsque la demande Corporate était forte, puis adopté une stratégie différente pour soutenir le tourisme”, explique Nikki Martina, coordinatrice Ventes & Marketing du Renaissance Amsterdam. A l’inverse, l’hôtellerie belge connaît un mois de juillet plus délicat et ne semble pas profiter pleinement de l'effet “175e anniversaire”. Le taux d’occupation y baisse de 2.1 points et le RevPAR affiche une progression timide de 1.3%.Après une année 2004 difficile, comment les pays du littoral méditerranéen ont-ils réagi en juillet dernier ? La France et l'Italie, à l'instar de Rome (voir Zoom), semblent sur la bonne voie avec des taux de croissance avoisinant les 4% voire plus. L'Espagne, elle, ne progresse pas et affiche des résultats identiques à l'année dernière. En 2004, le RevPAR de l'hôtellerie de ce pays phare du tourisme mondial avait reculé de 8.5%. Les pays de l'Est affichent également des résultats contrastés. A côté de la Hongrie, qui réalise un très bon mois de juillet avec une progression de 28,9% grâce à des prix moyens en nette hausse, la Pologne fait figure de mauvais élève avec des prix moyens en chute de 15,4%. Varsovie reste un marché difficile. Prague souffre également de la concurrence de Budapest, Vienne ou encore de la Croatie. Même si la fréquentation des hôtels de la ville avoisine les 80%, “après un boom en 2004, la ville semble moins attractive. Avant nous n'avions rien à faire pour remplir nos établissements, aucune offre spéciale. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas”, indique Irena Dudackova, manager executif de l'Art'Hotel Pra-ha.

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