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Opérations

L'hôtellerie européenne ne connaît pas l'hiver

Les résultats de février confirment une tendance favorable en ce début d'année. Le RevPAR est en progression de 3,3% en février par rapport à l'an dernier. La croissance des prix moyens, favorisée par un climat économique plus favorable, explique en grande partie ces bonnes performances. La fréquentation est, elle, en très léger retrait (-0,4%).

L'hôtellerie européenne résiste au froid. Le revenu par chambre progresse de 3,3%. Si la fréquentation enregistre un léger retrait (-0,4%), des prix moyens en franche progression offrent des motifs de satisfaction (+3,9%). L'hôtellerie haut de gamme (+4,9%) est la principale bénéficiaire de ce climat favorable. Face à des conditions économiques en voie d'amélioration dans la plupart des pays de l'Union européenne, les hôteliers de cette catégorie supérieure ont une plus large latitude pour faire évoluer leurs prix moyens à la hausse. Et à l'exception du segment moyen de gamme qui affiche une légère hausse de son RevPAR (+0,5%) en dépit de prix moyens également en hausse, toutes les autres catégories enregistrent une croissance de leurs performances de plus de 3%. Sur douze mois cumulés, la tendance est donc posi- tive. Le revenu par chambre croît de 1,6% grâce à une hausse commune à ses deux composantes. Les prix moyens des catégories économique et super-économique augmentent de près de 3% et plus. Les indicateurs sont donc presque tous au vert, à l'exception du TO de la catégorie 0* (-0,7%), une baisse largement compensée par la progression tarifaire. Dans le haut de gamme, les prix moyens sont proches de revenir en positif. Depuis quelques mois déjà, ils semblent repartis à la hausse. L'Italie voit son RevPAR dopé par l'effet JO et à Turin en particulier, les résultats sont impressionnants (voir encadré). Mais les autres grandes villes italiennes – Milan et Rome - sont à l'unisson en ce début d'année. L'effet se reproduira- t-il en Allemagne au mois de juin prochain ? Il y a tout lieu de le penser au regard de l’impact des précédentes éditions de la Coupe du Monde de Football sur l’hôtellerie locale. Le mois de février affiche cependant une légère baisse (-0,5%).Les Jeux Olympiques d’hiver qui se sont déroulés à Turin du 10 au 26 février 2006 ont permis à l’hôtellerie turinoise d’enregistrer des performances mensuelles record avec un taux d’occupation qui progresse de 35,7 points à 91,6% et un prix moyen en hausse de 96,8% à 189,5 euros. "Nous étions complets depuis deux ans déjà sur cette période. Le comité d'organisation a réservé la plupart de nos chambres. Nous avons appliqué la fourchette haute de nos tarifs. Pendant toute la période des Jeux nous avons tourné à plein régime. Pendant les paralympiques également", se réjouit Manuela Barbaresco du Savoy Edelweis à Sestrières. La croissance mensuelle du revenu par chambre disponible est exceptionnelle : +222,2% sur le mois de février 2006. Ces excellentes performances mensuelles permettent à l’hôtellerie turinoise d’enregistrer un RevPAR en hausse de 16,5% sur 12 glissants. "Toute la saison est bonne. Nous travaillons très bien depuis décembre", confirme Manuela Barbaresco. L’année 2006 sera en nette hausse par rapport à 2005.Les résultats d'ensemble patissent des mauvaises performances de certaines villes, comme Düsseldorf dont l'activité varie selon la tenue ou non de grandes foires. André Witschi, président d'Accor Allemagne, n'est pas mécontent du mois : "pour une fois, ça monte dans toutes les catégories. Il n'y a pas encore de ligne claire qui se dégage, mais c'est favorable". Et cette tendance devrait se poursuivre au long de l'année comme le laisse à penser la publication de l’indice IFO en Allemagne (indicateur de confiance des chefs d’entreprise allemands) qui s'envole pour atteindre son niveau le plus haut depuis mars 1991. Le Royaume-Uni continue de progresser de mois en mois, d'année en année. La croissance de son RevPAR s'élève à 3,9% en février. La capitale est en forme, à l'inverse de Liverpool et Manchester. Luca Virgilio, le directeur adjoint de l'hôtel Baglioni, un 5* de Londres se réjouit du mois passé. "C'est un grand mois, au dessus de nos attentes. Grâce à l'activité de la ville – fashion weeks, Brit Awards – et à la croissance des clientèle américaine, russe et asiatique". Et le directeur adjoint de l'hôtel Baglioni ne voit pas de raison pour que ces bons résultats s'arrêtent. "Londres se reprend très bien. La tendance semble extrêmement positive pour l'année à venir.Beaucoup de sociétés étrangères viennent pour le dynamisme du London Stock Exchange. Ce qui crée de l'activité". Les Pays-Bas subissent un retrait ponctuel (- 4,2%) à la différence de son voisin belge (+ 2,0%). "La fréquentation de notre hôtel est en baisse", avoue Roberto Payer, du Hilton Amsterdam. Le salon automobile AutoRai ne s'est pas tenu cette année au centre de congrès RAI. Cet événement qui attire tous les deux ans plus de 450 000 visiteurs influe nettement sur le résultat des établissements amstellodamois au mois de février. "Pour compenser cette baisse en volume, nous avons réussi à augmenter notre prix moyen". Le directeur du Hilton Amsterdam se félicite pourtant du climat général depuis quelques mois qui autorise la progression du prix moyen. "Les hôteliers font moins de discount. Le marché est prêt à l'accepter". D'autant que la clientèle touristique devrait également être au rendezvous. A la fin du mois de février, l'exposition "Rembrandt-Caravage" qui célèbre les quatre cents ans de la naissance du peintre hollandais s'est ouverte au musée Van Gogh. "Elle attire de nombreux visiteurs, notamment français". L'Espagne a connu un mois de février très favorable avec une croissance de plus de 5%. Barcelone, grâce à l'accueil du congrès 3 GSM (voir zoom p. 30), mais également Séville, Valence et dans une moindre mesure Madrid, sont orientés positivement. Si les mois se poursuivent sur cette même tendance, le pays pourrait absorber plus rapidement que prévu une progression importante de l'offre qui a pénalisé la péninsule ibérique ces 3 dernières années. Au mois de février, les mauvais élèves européens se trouvent plus à l'Est. Les pays d'Europe centrale affichent des résultats mitigés : excellents en Pologne (+ 12,6%), mauvais en Hongrie (- 9,0%) et nettement négatifs en République Tchèque (- 26,7 %). En ce début d’année une première tendance semble se dessiner : les poids lourds de l’hôtellerie européenne, France et Royaume Uni, affichent de bonnes performances. Quant aux perdants de l’année 2005, Italie et Espagne, ils semblent nettement se redresser. Deux tendances qui, si elles venaient à se confirmer, devraient faire de 2006 un excellent cru.Turin surfe sur la vague JO

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