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Opérations

Le sport dope les résultats hôteliers

L’accueil d’un événement sportif est un formidable accélérateur pour les résultats hôteliers. L’exemple allemand ne dément pas ce constat. Les hôteliers allemands peuvent se réjouir de la Coupe du monde de Football 2006. Un an après, l’analyse des résultats témoigne d’une nette progression du RevPAR par rapport à juin/juillet 2005. La France qui accueille la Coupe du monde de Rugby à partir de ce mois-ci devrait ressentir un effet similaire.

Tout tourne rond pour le tourisme allemand. L’effet positif de la Coupe du monde de Football est au rendez- vous. “Accueillir la Coupe du monde était un challenge très important. Mais elle s’est terminée sur un succès impressionnant, et à tous les niveaux, pour la destination Allemagne”, se réjouit Petra Hedorfder, CEO du German National Tourism Board (GNTB). Le nombre de visiteurs internationaux a enregistré une hausse conséquente de 33% sur le mois de juin 2006. Un sérieux coup d’accélérateur aux rentrées touristiques que la Bundesbank a estimé à 0,8 milliard d’euros. Pour l’ensemble de l’année, les revenus générés par les touristes étrangers ont généré un surplus de 2,6 milliards d’euros, soit de 11,2%. L’ensemble du secteur touristique a ressenti cette effervescence. Les restaurateurs ont enrayé pour la première fois depuis des années une contraction de leurs ventes. Celles-ci ont fini l’année en hausse de 1,4%. Les hôteliers peuvent être également satisfaits avec 52,6 millions de nuitées pour la clientèle étrangère, soit une progression avoisinant les 10%.La croissance de la fréquentation du début de l’été 2007 est réjouissante pour le tourisme allemand. D’autant que l’analyse des mois de juin/juillet 2007 non plus par rapport à la période de la Coupe du Monde mais à 2005 démontre de fortes hausses du RevPAR. Seules Hanovre, ville de congrès dont l’activité varie fortement en fonction des années, et Francfort souffrent de la comparaison. La capitale allemande montre l’exemple. Berlin, connue auparavant pour son offre surabondante, voit son RevPAR bondir de 26,4 %. Elle entraîne dans son sillage les autres grandes métropoles qui enregistrent des hausses comprises entre 15% et 30 %. Ces excellents résultats témoignent de la marge de manoeuvre croissante des hôteliers allemands en matière tarifaire. Traditionnellement en retrait par rapport à ceux de leurs collègues européens, les prix moyens des hôtels haut de gamme ont enclenché la marche avant. De bonne augure pour l’avenir.L’affluence a battu des records pendant toute la compétition. Les nuitées des voisins belges et néerlandais, la première clientèle du pays, ont enregistré des hausses comprises entre 5 et 7% par rapport à juin 2005. Même constat à l’Est du pays avec un afflux des supporters polonais (+19,6% ) et tchèques (+8,0%) ou au Nord avec les Norvégiens (+11,9 %) et Suédois (+19,2 %). Les supporters des îles britanniques sont venus en masse du Royaume Uni (+ 35,9%) comme d’Irlande (+ 44,9%) malgré la non qualification de l’équipe au Trèfle. Fort logiquement, les pays qui sont allés loin dans la compétition - l’Italie (+15,3 %), la France (+11,9 %) et le Portugal (+110,3%) - ont généré un flux important de visiteurs. Décevant sur le terrain, les Brésiliens sont restés motivés malgré l’élimination du favori en quart de finale. Preuve en est, avec une croissance record de 255,8 %, certes sur un nombre absolu relativement plus faible. Les clientèles asiatiques, Japonais et Coréens, se sont passionnées pour l’événement. Même les Américains ont fait preuve d’un surcroît d’intérêt pour un sport relativement confidentiel outre- Atlantique (+21,2%).Le monde entier a pu découvrir la diversité touristique du pays ainsi que son sens de l’accueil fidèle au slogan de l’événement “L’occasion de se faire des amis”. “L’effet de la Coupe du Monde sur les spectateurs a été incroyable. Et les media l’ont encore amplifié”, remarque ravie Petra Hedorfer. Avec une conséquence immédiate : l’Allemagne a gagné deux places dans le classement de Anholt-GMI qui mesure l’image des nations. Autre constat favorable : deux vagues d’un sondage commandé par le GNTB et réalisé par TNS Infratest avant et après l’évènement confirme son impact favorable. La perception de l’Allemagne comme un pays “cosmopolite et accueillant” a progressé d’une dizaine de points auprès de Italiens, des Français ou des Brésiliens. Les grandes métropoles allemandes en ont profité pour accroître leur notoriété internationale, tout comme les villes de taille moyenne comme Dortmund, Kaiserslautern ou encore Gelsenkirchen. Ce sondage distribue un bon point aux hôteliers dont la qualité des établissements a été unanimement reconnue.Les autorités touristiques attendaient beaucoup de ce rendez-vous planétaire pour placer le pays sur la carte du tourisme mondial. Qu’en est-il un an après ? Sans surprise, les résultats de juin et juillet 2007 sont en net retrait par rapport à ceux de l’année précédente. Le revenu par chambre des villes hôtes enregistre des baisses comprises entre 7,3 % pour Hambourg et 42,4% pour Hanovre. Le logique recul des prix moyens explique largement ce phénomène. Car, en matière de fréquentation, le panorama est plus contrasté. Les établissements des villes principales d’Allemagne comme Berlin, Cologne, Munich ou Hambourg ont ainsi enregistré une hausse de leur taux d’occupation. Les prix élevés pratiqués pendant la Coupe du Monde – bien que contenu grâce à la centrale de réservation WCAS, sur le modèle de Mondiresa (voir p.63) - ont refroidi une partie de la clientèle allemande. De nombreuses réunions et incentives qui se seraient normalement tenus à cette période encore forte de l’activité Affaires ont été reportées à des temps plus favorables.La croissance de la fréquentation du début de l’été 2007 est réjouissante pour le tourisme allemand. D’autant que l’analyse des mois de juin/juillet 2007 non plus par rapport à la période de la Coupe du Monde mais à 2005 démontre de fortes hausses du RevPAR. Seules Hanovre, ville de congrès dont l’activité varie fortement en fonction des années, et Francfort souffrent de la comparaison. La capitale allemande montre l’exemple. Berlin, connue auparavant pour son offre surabondante, voit son RevPAR bondir de 26,4 %. Elle entraîne dans son sillage les autres grandes métropoles qui enregistrent des hausses comprises entre 15% et 30 %. Ces excellents résultats témoignent de la marge de manoeuvre croissante des hôteliers allemands en matière tarifaire. Traditionnellement en retrait par rapport à ceux de leurs collègues européens, les prix moyens des hôtels haut de gamme ont enclenché la marche avant. De bonne augure pour l’avenir.

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