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Opérations

La Côte d’Azur vire au vert en juillet

Juillet 2004 avait été marqué par une subite désaffection du littoral méditerranéen dont avait bénéficié la côte atlantique. En 2005, le mouvement de balancier a joué à l’inverse. Au final, les résultats d’ensemble sont globalement satisfaisants.

A l’inverse d’une mauvaise saison 2003 et d’une saison 2004 également décevante, juillet 2005 aura finalement tenu ses promesses pour l’hôtellerie française du littoral. Globalement pour l’ensemble des côtes françaises les résultats définitifs du mois de juillet révèlent en effet une hausse du RevPAR de 6.8% avec un taux d’occupation qui dépasse 80%. Sur le littoral méditerranéen en particulier le mois de juillet fut bon voire très bon : un taux d’occupation en hausse de 3,9 points à 80,9%. “Nous avions pris une claque l'été dernier”, admet Catherine Jenoudet, directrice commerciale de l'hôtel Ambassadeur à Juan-les-Pins, “mais le mois de juillet a été surprenant, et dans le bon sens ! Nous avons dépassé le budget ambitieux que nous nous étions fixé. Avec la canicule plus les feux de forêt en 2003, les clients n'ont pas eu l'an dernier l'envie de renouveler l'expérience. Mais ils ont rencontré un temps moyen sur la côte Atlantique, donc ils reviennent cette année vers la Méditerranée”.Une analyse que partage Bertrand Jacob, Directeur des Opérations Mercure Grand Ouest, qui, s'il parle d'un été comparable à 2004 à l'échelle de la région (que confirme la stagnation du RevPAR), constate une nette érosion de l'activité hôtelière en Bretagne : “Les gens sont venus en masse l'année dernière par peur d'une nouvelle canicule dans le Sud, mais la crainte est passée. Du coup cette année, nous avons accusé le retour à des résultats beaucoup plus modestes”. La côte normande a vécu un phénomène similaire de retour à la normale, en l'absence des commémorations du D-Day qui lui avait valu un envol de la fréquentation en 2004. En décomposant la saison estivale, août apparaît encore meilleur que juillet, marqué par un début de saison tardif dans la dernière semaine. Cette tendance ne se démentit pas d'année en années. De fait, la haute saison n'excéde plus une période de cinq semaines). De la même façon, l'essor des séjours en résidences secondaires, chez la famille ou chez les amis représente un manque à gagner croissant pour l'hôtellerie. En 2005, c'est la clientèle étrangère qui aura permis de compenser partiellement le phénomène. Partout ou presque, le retour des Américains et des Asiatiques s'est fait sentir. “On a aussi constaté une affluence inhabituelle de groupes italiens”, ajoute Bertrand Jacob. Les Britanniques aussi ont fait leur retour, mais eux-aussi ont préféré planter leur parasol sur les plages de Méditerranée plutôt que dans le sable breton. Une chose est sure : même si le bilan est hétérogène, tous les professionnels ont du composer avec une clientèle de plus en plus économe et soucieuse du prix. En clair : les vacanciers partent plus tard, moins longtemps et à moindre frais. “Généralement nous ne faisions pas de démarche spéciale pour la clientèle individuelle” rappelle Catherine Jenoudet. “Or, l'an dernier, nous n'avions pas pu renverser la tendance en pleine saison. Nous avons donc changé notre façon de travailler, avec de nouvelles formules de prix sur le marché individuel. Notre yield management a été efficace... et sans conséquence majeure sur le prix moyen”.

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