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Enquêtes

Quelle place pour les drones dans l’hôtellerie ?

Le drone est en train de prendre son envol et séduit de plus en plus le grand public. Plus petit, maniable et moins cher, il ne s'utilise plus nécessairement dans le but de surveiller. Photographes et réalisateurs s'en servent pour réaliser des vidéos promotionnelles, les exploitants agricoles l'utilisent comme un outil de cartographie. Mais le drone peut-il trouver sa place dans le secteur hôtelier ?

Utilisés initialement par l'armée pour surveiller et explorer les zones de conflit, les drones se sont démocratisés et peuvent désormais être utilisés au niveau civil, non sans réglementations. Si pour certains secteurs d'activités, la fonction du drone reste identique (ex : surveillance des sites industriels), d'autres détournent son utilisation originelle. L'aéronef sert maintenant au cinéma et à la télévision pour obtenir des vues aériennes à moindre coût par rapport aux tournages en hélicoptère. L'industrie hôtelière, elle aussi, se pose la question de l'utilité d'un drone dans ses services. Quelle mise en application ?

Gadget ou outil commercial ?

Le drone devient petit à petit un outil de communication. "Idéal pour la mise en valeur d'un établissement hôtelier ou pour survoler un domaine viticole" selon Matthieu Raffier, photographe, réalisateur et monteur de vidéos en drone. Côté équipement, il utilise une nacelle gyrostabilisée (qui corrige les défauts d'inclinaison), un appareil reflex HD et un drone professionnel, homologué par la DGAC (direction générale de l'aviation civile). Comptez à partir de 460 euros pour une vidéo promotionnelle d'hôtellerie. Certaines sociétés se sont carrément spécialisées dans la vidéo d'hôtellerie-restauration par drone. Ainsi, l'entreprise Ciel Mon Château, fondé en 2013, propose des films adaptés aux hôtels de luxe et aux grandes propriétés. Pour eux, le leitmotiv est clair : "le film doit être un puissant vecteur de communication et d'attrait pour les clients".

Un drone pour assurer la sécurité d'un hôtel ?

La firme japonaise Secom a pour sa part conçu un drone de surveillance qui a pour utilité de mettre en fuite des cambrioleurs. Lorsqu'une personne ou un véhicule pénètre dans une zone non autorisée, l'aéronef se rapproche et recueille des éléments probants : photographies et vidéos des individus, de la plaque d'immatriculation, etc. Muni du système de rotation PTZ, l'engin offre plus de souplesse qu'une caméra fixe normale et suit sa proie sur une vaste zone. Mais dans un hôtel où les allées et venues sont monnaie courante, comment déterminer un acte crapuleux ? Se pose aussi le problème du respect de la vie privée. L'installation d'un drone dans le but de surveiller les résidents risque ainsi de faire se détériorer le climat de confiance entre l'hôtelier et ses clients. Gare à l'application de règles de "sécurité" trop intrusives...

Le room-service géré par un drone ?

Alors que certains hôteliers se tournent vers un système de robotisation de leur room-service (ex : robot A.L.O à l'Aloft Cupertino), l'hôtel Casa Madrona de Sausalito -près de San Francisco- mise sur les drones. L'aéronef est uniquement utilisé pour les clients réservant la suite Alexandrite ou l'ensemble du domaine (11 chambres au total). Son unique fonction ? Apporter le champagne à ses hôtes. L'appareil peut prendre en charge jusqu'à trois bouteilles.

Une utilisation récréative ?

L'entreprise française Parrot conçoit, développe et commercialise des drones grand public. L'entreprise a atteint ses objectifs de 2014 uniquement grâce à la vente de drones. En 2014, ils ont généré plus de 34 % du chiffre d'affaires de Parrot, soit environ 83 millions d'euros, et ils représentent au deuxième semestre près de la moitié des revenus du groupe. Alors certes, la plupart des achats ont été motivés par des besoins professionnels dans l'industrie et en agriculture. Cependant, le marché en général est en plein boom et le nombre grandissant de prestataires (42 constructeurs et plus de 650 opérateurs selon la DGAC) fait baisser les prix et permet de toucher un public plus vaste. Parrot a lancé une gamme de produit plus petits et contrôlables depuis une tablette ou un Smartphone (Jumping Sumo vendu à 160 €, Rolling Spider à 100 €). Quand on voit le succès rencontrés par les caméras embarquées comme la GoPro, il y a fort à parier que le drone sera un cadeau de Noël à la mode dans les années à venir. L'hôtellerie devra, elle faire des choix quant aux usage possibles de cet objet, potentiellement intrusif dans un lieu intimiste. Cet article vous a intéressé ? Ce contenu, d'ordinaire réservé aux inscrits et abonnés Hospitality-On, est exceptionnellement ouvert à tous. Alors partagez-le par messagerie, sur Facebook, Twitter, LinkedIn ou tous les outils digitaux (cliquez sur le bouton "+" ci-dessous pour en voir plus) ou venez discuter avec la rédaction et d'autres professionnels sur les réseaux sociaux !

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