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Entretiens

Marion Walsh-Hédouin, VP Communication & Public Relations de Minor Hotel Group

Diplômée de l’University of West London, Marion Walsh-Hédouin a commencé sa carrière en tant que chargé des relations presse du Restaurant Alain Ducasse. Après avoir occupé le poste de directrice de la Communication pour l’InterContinental Grand Stanford, elle a rejoint Minor Hotel Group en 2006. Elle y a respectivement été directrice des Relations Presse pour Anantara et directrice des Relations Presse et de la Communication pour le groupe, avant d’atteindre son poste actuel de vice-présidente Communication & Public Relations en 2013.

Comment se compose le portefeuille de Minor Hotel Group ? Comment a-t-il évolué récemment ?

Nous avons un portefeuille de 135 hôtels, représentant plus de 17 000 hébergements, répartis dans 22 pays à travers le monde. Notre réseau est divisé en six marques distinctes, qui couvrent les segments milieu, haut de gamme et luxe : Oaks Hotels & Resorts avec une cinquantaine d'hôtels, Avani avec 13 hôtels, Tivoli avec 6 hôtels, Anantara avec 35 hôtels, Per Aquum avec 3 hôtels et Elawana Collection avec 9 hôtels. Au cours de l'année 2015, nous avons continué d'élargir notre présence avec une série d'ouvertures et d'acquisitions sous nos différentes enseignes, notamment dans de nouvelles destinations à l'international.

Quelle est votre stratégie en termes de développement ?

Nous cherchons à nous développer sur les marchés qui correspondent le mieux à nos marques. Pour la marque Anantara par exemple, dont l'identité est basée sur l'expérience du voyage et de la destination, nous allons ouvrir un second hôtel à Oman. Doté de 115 chambres, il sera l'établissement le plus élevé du Moyen-Orient (en altitude). Pour notre développement, nous avons une vision à long terme, notre objectif n'étant pas d'investir pour revendre quelques années plus tard. C'est notamment ce que nous avons fait au Sri Lanka où nous avons engagé notre premier investissement en 2007, soit avant les conflits politiques. Nous avons alors maintenu notre stratégie dans le pays, partant du principe que le contexte changerait, et nous sommes aujourd'hui sur le point d'ouvrir le premier hôtel Anantara de la destination. Un second établissement de la marque est aussi prévu pour le printemps 2016.

Vous avez, dans le passé, noué des partenariats avec des groupes hôteliers internationaux. Cela fait-il toujours partie de votre stratégie de développement ?

Il est vrai que nous avions adopté une stratégie qui consistait à nous associer avec de grands groupes hôteliers internationaux, comme nous l'avons fait avec Marriott International par exemple. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas : nous avons décidé d'axer davantage notre stratégie sur le développement de nos propres enseignes, alors que notre portefeuille de marques couvre désormais une gamme assez large de produits. Chaque investissement que nous réalisons dans un hôtel vise à y afficher nos marques, sauf quand la renommée du nom précédent est trop importante. En Afrique, par exemple, nous avons conclu un partenariat avec le groupe Sun Hotels International, via l'acquisition de parts dans plusieurs de leurs établissements au Botswana, au Lesotho, en Namibie et en Zambie. Tous seront convertis pour être opérés sous nos propres enseignes. Nous avons adopté la même stratégie au Mozambique, en nous associant avec le Cheik d'Abu Dhabi pour reprendre deux hôtels dans le pays. Nous n'excluons toutefois pas de signer d'autres contrats de joint-venture avec des acteurs mondiaux.

Vous avez cette année fait vos premiers pas en Amérique Latine et en Europe en reprenant le portefeuille Tivoli. Quelles sont vos ambitions sur les deux continents ?

En 2015, nous avons en effet racheté un portefeuille de six hôtels Tivoli, dont deux sont situés au Brésil et quatre au Portugal. Nous sommes également propriétaires de la marque au Brésil et étudions actuellement son éventuelle reprise au Portugal, où elle est en vente. Cela nous a permis d'ouvrir une porte en Europe et en Amérique Latine et d'observer les opportunités existantes dans les deux régions, pour envisager de les saisir. Notre développement restera dans un premier temps concentré sur le Portugal et le Brésil. Sur quels types de marchés souhaitez-vous vous développer ? Si nous disposons d'un nombre important de resorts dans notre réseau, nous souhaitons également ouvrir des hôtels dans les grandes villes internationales. C'est ce que nous avons fait au Moyen-Orient et en Thaïlande, où nous allons ouvrir un hôtel Avani à Bangkok en 2016. Il s'agit d'une nouvelle construction qui accueillera l'un des plus grands salons de la capitale, nous permettant ainsi de développer la dimension Mice. Notre stratégie vise à avoir des établissements citadins comme point de chute dans les villes et des hôtels de loisirs.

Quel(s) mode(s) de gestion privilégiez-vous pour votre croissance ?

Nous utilisons tous les modes de gestion pour notre développement. 40% de nos établissements sont opérés en contrats de management, nous sommes engagés dans plusieurs joint-ventures et nous sommes propriétaires de plusieurs de nos hôtels. Lorsque nous nous lançons dans une nouvelle destination, nous commençons par nous associer avec des acteurs locaux qui connaissent le marché, avant d'acquérir assez d'expérience pour nous engager seuls dans le développement d'un hôtel.

Alors que le bien-être tient une place importante dans l'identité de vos produits, comment percevez-vous l'évolution du secteur ?

Le bien-être est un secteur qui poursuit sa croissance à l'international, et où la demande est de plus en plus forte. C'est notamment le cas au Moyen-Orient, où les clients sont davantage à la recherche d'offres adaptées. Chez Minor Hotel Group, nous nous sommes ainsi renforcés dans le domaine cette année, en partie avec le lancement du programme Balance dans nos hôtels Per Aquum. Quelles sont vos autres actualités ? Plusieurs développements importants ont été réalisés en 2015. Nous avons ouvert le premier hôtel Avani du Vietnam en février 2015 et nous avons lancé la construction de 15 résidences privées Anantara à Phuket, qui seront mises en vente à partir de six millions de dollars. Nous avons également racheté le groupe africain Cheli & Peacock, dont nous prévoyons de convertir l'ensemble des hôtels sous notre marque Elawana Collection. Elle disposera ainsi d'un réseau de 14 lodges au Kenya et en Tanzanie. Enfin, nous allons ouvrir un quatrième hôtel de l'enseigne Per Aquum à Zanzibar, en 2016.

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