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Enquêtes

Foot/Palaces : qui remporte le match de la flambée des investissements ?

Si la comparaison entre ces deux univers paraît osée au premier abord, les montants stratosphériques et la multiplication des investissements réalisés dans le foot-business et dans l’univers du luxe hôtelier, ainsi que la nationalité de leurs acteurs principaux, justifient de dresser quelques parallèles... Dans les salons feutrés ou sur le terrain, la concurrence est rude.

Il y a des coïncidences qui frappent plus que d’autres. En 2001, la planète football assistait stupéfaite au transfert de Zinédine Zidane de la Juventus de Turin au Real Madrid. Montant du transfert : 75 millions d’euros, une somme inouïe pour l’époque. La même année, le Four Seasons Georges V présentait au monde un visage neuf, après deux ans de travaux s’élevant à environ 80 millions d’euros. De nombreux observateurs avaient alors jugé démesuré ce lifting pharaonique. Seize ans plus tard, l’histoire se répète. Au moment où le transfert de Neymar au Paris-Saint-Germain (PSG), pour 220 millions d’euros, établit un nouveau record dans un marché qui semble les voir fleurir, les palaces se donnent aussi les moyens de « rêver plus grand ». Et là encore, le parallèle demeure, le Crillon venant d’achever ses travaux de rénovation pour une somme estimée à 200 millions d’€ (voir à ce sujet notre carte interactive). Dans ce grand match entre foot-business et hôtellerie de luxe, les règles sont les mêmes pour tout le monde. L’arrivée de propriétaires prêts à investir massivement, l’importance du rayonnement international de ces actifs qui rend cruciale leur dimension qualitative, ainsi que l’accélération des investissements qui en découle ont permis une inflation inimaginable il y a quelques années. Les deux secteurs ne sont cependant pas identiques, loin s’en faut.Les palaces ont pris l’avantage plus tôt dans la partie en parvenant à investir des sommes impressionnantes dans la rénovation de leur capital : dès 2010, le Royal Monceau Raffles avait ainsi occasionné plus de 200 millions d’euros en frais de mise à jour pour ses nouveaux propriétaires qataris, avant que le Peninsula Paris n’atteigne la somme de 430 millions d’euros. De quoi faire passer l’arrivée de Zlatan Ibrahimovic au Paris-St-Germain en 2012, contre 20 millions d’euros (le précédent coup de tonnerre en Ligue 1), pour une bagatelle. En revanche, les clubs de football égalisent de par leur valorisation plus élevée : alors que le Milan AC a été vendu cette année pour 740 millions d’euros à un groupe d’investisseurs chinois, et que le Real Madrid ou Manchester United ont été estimés à plus de 3 milliards d’euros, aucun Palace parisien n’a encore dépassé la barre symbolique du milliard d’euros. Si dans les deux cas les recettes et les capacités de mouvements de capital sont importantes, les hôtels de luxe sont des investissements plus stables, mais aussi, à de rares exceptions près, moins médiatiques et donc moins à même de générer les externalités positives des clubs de football (droits TV, vente de maillots, visites de stade…). Cela se répercute dans leur valeur financière respective.Dans ce contexte, ce sont in fine leurs propriétaires et publics qui détermineront laquelle de ces deux « classes d’actifs » remportera demain le match à distance qui se joue entre elles sur le terrain financier.(Crédits image : Reuters, AFP, Four Seasons, Rosewood)

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