Accéder au contenu principal

Analyses

Oyo : des hauts et des bas, mais où et pourquoi ?

L'ex-n°2 mondial a encore enregistré un recul important de son parc en 2021, le faisant reculer au 8e rang mondial du classement des groupes hôteliers. Pourtant, derrière ce recul apparent se cachent des tendances hétérogènes selon les marchés, qui reflètent des évolutions de fond de la stratégie de la licorne indienne...

L'indien OYO a connu au cours des 5 dernières années une ascension spectaculaire dans le classement des groupes hôteliers, faisant son entrée dans le top 10 en 2018 avant de se hisser à la la deuxième place en 2020, dépassant même alors le million de chambres.

Depuis lors, OYO a nettement reculé, enregistrant des pertes importantes :

  • Au cours de l'année 2020, son offre a été divisée par deux (-54%), passant d' 1,2 millions de chambres à 550 000 au 1er janvier 2021
  • En 2021, OYO a de nouveau perdu 110 000 chambres, et se place désormais à la 8ème place du classement, avec tout de même encore plus de 430 000 clés au 1er janvier 2022.
 

 

  • Sa présence a notamment baissé de -78% en Amérique latine et de -47% au Moyen-Orient sur l'année 2021,
  • Le groupe a quitté l'Allemagne, ses ex-hôtels y étant aujourd'hui opérés par Vivere Stays, société créée par un ancien cadre d'OYO
  • Il a également perdu les 2/3 de son parc en Espagne, où il n'opère aujourd'hui plus que 16 unités pour 322 chambres,
  • Mais c'est surtout la baisse de son parc en Chine, de 106 000 à 37 000 chambres (-65%), qui affecte son portefeuille mondial.

Oyo est ainsi engagé dans une dynamique de retrait accéléré en Chine, marché où il s'était précédemment fortement développé : il y avait culminé à plus de 700 000 chambres en 2020 ; il ne lui en reste aujourd'hui plus que 37 000.

Cependant, le groupe parvient à se maintenir voire à croître dans certaines régions :

  • En Inde, marché "core" de la licorne, son portefeuille s'est stabilisé à 234 000 clés,
  • Le recul est léger dans le reste de l'Asie-Pacifique (hors Chine & Inde), où il compte encore plus de 120 000 chambres,
  • En Amérique du Nord il reste stable,
  • Les reculs en Europe continentale sont compensés par la poursuite de son expansion au Royaume-Uni, où il compte 3 720 chambres au 1er janvier 2022 (+11,1% sur 1 an)
 

En ce qui concerne le reste de l'Asie-Pacifique, OYO continue de se développer en Indonésie (+6,3%, à près de 67 500 chambres), au Japon (+21%, à plus de 6 000 chambres) et dans une moindre mesure au Népal, tandis que le groupe recule dans le reste de l'Asie du Sud-Est, notamment en Thaïlande. 

Ainsi, derrière le recul significatif observé se cachent des évolutions divergentes. OYO, champion indien qui s'était rêvé numéro 1 mondial, a en effet engagé pendant la séquence COVID un recentrage sur ses marchés principaux, qui se matérialise aujourd'hui. Ainsi, tandis que le groupe s'éloigne de certains marchés (Chine, Moyen-Orient, Amériques, Europe continentale), il se consolide sur d'autres (Inde, reste de l'APAC, Royaume-Uni).

Cette archive de plus d'un mois est réservée aux abonnés.

Accédez à l'ensemble des contenus et profitez des avantages abonnés

J'en profite

Déjà inscrit ?

Chargement...

Vous avez consulté 10 articles. Revenir à l'accueil ou en haut de la page.

Accéder à l'article suivant.

Inscrivez-vous pour ajouter des thèmes en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des catégories en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des articles en favoris. Connectez-vous gratuitement pour voter pour la candidature.

Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ?