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Analyses

La Grèce au milieu du gué pousse pour rejoindre la rive

Début d'année 2018 timide pour les hôteliers grecs qui sont au diapason de la plupart des autres destinations européennes. Le gouvernement grec ne ménage pourtant pas ses efforts pour rendre la destination attractive aux investisseurs et au visiteurs. Quelles sont les dernières mesures ? Qui investit ?

Attirer les investissements étrangers, une priorité

Les autorités grecques tablent sur les Investissements Directs Etrangers (IDE) pour soutenir le développement de ses infrastructures et de son offre touristique. Stratégie qui porte ses fruits depuis 2016 avec une progression constante des montants investis. Après une année noire en 2015 dû au refus des créanciers du versement de l'aide en septembre 2014, la confiance des investisseurs revient progressivement jusqu'à atteindre une année record en 2017.

La Grèce progresse et compte sur des investisseurs en vantant ses atouts géographiques, climatiques et naturels ainsi que son statut de destination émergente qui en fait un lieu attractif en termes de prix. Le gouvernement fait des investissements étrangers une priorité pour redynamiser son économie et développer ses destinations. 
11 autres ports sont en cours de privatisation : Thessalonique avec pour investisseurs Deutsche Invest Equity Partners, Belterra Investments et Terminal Link qui détiennent 67 % du port pour un investissement de 232 millions d'euros auxquels s'ajoutent 180 millions d'euros d'investissement pour faire du port une plateforme d'exportation vers les Balkans.
Volos, Rafina,Igoumenitsa, Patras, Alexandroupolis, Heraklion,Elefsina, Lavrion, Corfu et Kavala sont également sur la liste des ports privatisés.

L'Empire du Milieu très présent en Grèce

Les investisseurs chinois ne s'y sont pas trompés avec l'acquisition de 51% du port du Pirée par China COSCO il y a quelques mois. Xu Lirong Président, directeur executif de la firme chinoise, développe une stratégie d'investissement horizontale en Grèce avec l'achat annoncé de quatre hôtels dans le port qui se classe désormais 3ème en termes de trafic de containers en Méditerranée et 7ème en Europe.
Le gouvernement chinois entend développer son influence territoriale, la Belt and Road Initiative lancée en 2013 par Xi Jinping se traduit par le développement d'un réseau routier, ferré, aérien et maritime à travers toute l'Europe qui rapprochera la Chine de ses marchés cibles et lui permettra d'étendre son influence territoriale face aux Etats-Unis. A termes, Pékin entend occuper l'espace sur toute l'Eurasie mais aussi l'Afrique et le Moyen-Orient.
La situation géographique de la Grèce au coeur de la Méditerranée, passerelle entre les pays du nord et les pays du sud en font un territoire pivot pour les investisseurs chinois. Le Trans Adriatic Pipeline qui relie la Mer Caspienne à l'Adriatique traverse d'ailleurs la Grèce d'est en ouest sur 550 km.

Belt and Road Initiative
Belt and Road Initiative - Source Wikipedia

Des infrastructures et une offre touristique qui montent en gamme et se structurent

Projet phare de la transformation grècque, l'ancien aéroport international est en pleine restructuration. C'est le projet de revitatlisation le plus étendu du pays et il inclut des habitations, des hôtels, des musées, des espcaces bien-être, des zones commerciales, des centres de conférences... bref une destination dans la destination sur 3,5 km de côtes.

Arrivée du Four Seasons Astir Palace pour 303 clés à Athènes. Installation de One&Only Kea Island pour un investissement estimé à 150 millions d'euros par Kerzner International Holdings Limited et Dolphin Capital Group, premier établissement du groupe en Europe.

Ouverture d'un Ikos Resort sur l'île de Cos pour 374 clés, le pipeline grec se porte bien. Une transformation inévitable pour une destination qui compte jusqu'à maintenant une offre majoritaiement indépendante.

Ikos Resort
Ikos Resort

Radisson Hotel Group annonce également ce 13 mai l'ouverture de 180 chambres à Nicosie sous enseigne Radisson Blu.

Appel du pied supplémentaire aux touristes, la reconstruction du coeur du Parthenon, qui attire plus de 7 millions de visiteurs par an, après trois décennies de rénovations sur le site. Sans compter les ouvertures programmées dans le centre d'Athènes pour attirer une cible plus exigente et en quête d'authenticité.

Des performances hôtelières qui ralentissent début 2019

A noter toutefois, la baisse de saisonnalité qui s'est installée dans la destination en 2018. 2019 permettra de vérifier cette tendance qui ne peut être que positive pour les acteurs du tourisme de la destination. Des performances qui sont à surveiller étroitement car certaines destinations comme Chypre sont très dépendantes des clientèles britanniques.

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