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La commission européenne se consacre au tourisme

Ce lundi 12 octobre, la Commission européenne tient la Convention européenne du tourisme.

Thierry Breton, Commissaire européen au marché intérieur, introduit les travaux en rappelant la complexité de la situation.

"L'horizon reste obscur pour le tourisme". "C'est un secteur qui concerne 6 millions d'emplois en Europe." et "10% du PIB des pays l'Union européenne en retombées directes et indirectes".

Il conclut la demi-journée de débats sur une note d'optimisme et un appel à agir :

"Nous devons agir maintenant pour le tourisme. Je n'ai de cesse de le répéter tous les jours aux Etats membres. La vision est très claire, il nous faut trouver la bonne gouvernance pour coordonner tous les acteurs. Il nous faut créer un écosystème pour le tourisme."

"Nous allons réinventer ensemble le tourisme de demain. Nous resterons la première destination touristique mondiale."

Voir ci-dessous également la déclaration de Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la francophonie.

La crise que nous traversons souligne l’importance de l’Europe en tant que telle pour le tourisme, et ce, dans de multiples dimensions, et aussi bien dans le très court terme qu’en nous projetant dans le long terme à l’horizon 2050. De façon réciproque, la crise révèle aussi en creux l’importance du tourisme pour l’Europe.

1. La crise montre l’utilité d’aller vers une coordination plus forte au sein de l’Union européenne en matière d’ouverture des frontières. Une coordination effective de la gestion de nos frontières et de nos mesures sanitaires donnerait davantage de prévisibilité aussi bien aux consommateurs qu’aux professionnels. Par ricochet, elle permettrait de soutenir le secteur du tourisme. Par ailleurs, le bon fonctionnement du marché intérieur est une condition essentielle de la reprise des économies de l’Union européenne et, notamment, de l’important écosystème touristique et des transports.

2. La crise montre aussi que l’Europe peut agir rapidement. Outre les mesures nationales de soutien, prises souvent dans l’urgence, l’UE a su prendre des mesures, notamment avec le plan de relance ambitieux. Les réponses des États membres au niveau national n’ont pas suffi. La Commission a su prendre des mesures rapides, comme l’assouplissement des aides d’État. Elle a proposé un plan de relance ambitieux en montrant sa nécessité en particulier pour le secteur du tourisme, secteur qui constitue un des moteurs économiques de l’Europe et qui fut très tôt et très fort affecté par la crise.

3. Sur le long terme, l’Union européenne est appelée à prendre une importance croissante en matière de tourisme. Le tourisme lointain, c’est-à-dire les entre grandes régions du monde, pourrait être durablement affecté par la crise actuelle. Or l’Europe représente 50% du tourisme international. Pour compenser une possible raréfaction des clientèles lointaines, il faudra que le tourisme entre pays européens s’accroisse. Déjà, il représente une part prépondérante du tourisme international en Europe (80% avant la crise). Nous allons peut-être connaître une phase où la croissance du tourisme international se fera sur une base régionale, mutation dont il faudra tenir compte dans nos politiques.

4. Ce renforcement du tourisme intra-européen s’accompagnera probablement d’une réorientation vers un tourisme durable. Compte tenu de la sensibilité croissante des citoyens européens envers les questions environnementales, il sera logique que des destinations touristiques européennes fassent des efforts en matière de durabilité. D’ailleurs, l’Union européenne a pour ambition d’être le premier continent climatiquement neutre d'ici à 2050, tout en stimulant l'économie, en améliorant la santé et la qualité de vie des citoyens. Ce « Pacte Vert »fera partie intégrante de la stratégie de la Commission. Le secteur du tourisme doit ainsi être utilisé comme un des leviers de la réponse aux changements climatiques, et assurer ainsi une croissance responsable. Il doit devenir une alternative qui prenne en compte les impacts environnementaux, sociaux et économiques.

5. En conclusion, je voudrais souligner que, si l’Europe est importante pour le tourisme, le tourisme est déterminant pour l’Europe. Pas seulement d’un point de vue économique, mais aussi en termes de volonté de vivre ensemble et de se forger un destin commun. Du fait de plus grandes difficultés ou d’hésitations à voyager à l’étranger cette année, certains de nos citoyens ont le sentiment, un peu triste, que les liens se distendent avec les autres Européens. Ce sentiment se perçoit dans le cadre des loisirs et même dans le cadre du tourisme d’affaire, où les rencontres se sont raréfiées. Sans lien humain, les constructions politiques se fragilisent. Cela prouve bien que le tourisme constitue un des facteurs qui cimentent l’Europe.

Voilà les réflexions que je voulais apporter au débat. Tous ces sujets sont des défis communs à tous les États membres et il est important de traiter ces questions, en coopération, au niveau européen.

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