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Annonce d'un nouvel arsenal d'aides pour le secteur...

... mais est-ce réellement ce que les professionnels attendent ? Le gouvernement tend une nouvelle fois la main aux professionnels du tourisme, des loisirs et de la culture dont l'activité est fortement ralentie voire stoppée face à la crise sanitaire. Des mesures qui ne répondent toutefois pas aux attentes de ceux qui veulent pouvoir travailler dans le respect des gestes barrières.

L'Etat reste aux côtés des entreprises implantées sur le territoire et notamment celles du secteur touristiques S1 et S1 bis. Tous les maillons de la chaîne de valeur des destinations touristiques sont présents dans ce secteur. Du voyagiste au restaurant et de l'hôtel aux remontées mécaniques. Une bonne nouvelles qui arrive au moment où les espoirs de reprise au premier trimestre partagés en 2020 sont progressivement douchés par la reprise épidémique.

Une nouvelle fois, déplacements et échanges sont freinés dans une tentative de ralentir la diffusion du virus et de son variant encore plus contagieux. Cela signifie pour les restaurateurs, musées et sites de loisirs qui n'ont pas vu de clients chez eux depuis de nombreuses semaines, qu'il va falloir garder le rideau fermé.
Pour ceux qui sont parvenus à mettre en place une activité de vente à emporter, celle-ci ne sera pas impactante dans les demandes de fond de solidarité car non incluse à compter de décembre 2020. Mais ils sont nombreux à ne pas pouvoir rester ouverts partiellement faute d'une zone de chalandise assez dynamique.

Le gouvernement renforce les mesures de soutien pour un secteur qui a perdu des centaines de milliers de nuitées et de dépenses et ne peut les stocker. La part d'aide est rendue plus accessible et renforcée ainsi jusqu'à 70% des charges fixes des entreprises dont le CA est supérieur à 1 million d'euros. Ce montant pourra être cumulé avec le fond de solidarité. Une aide bienvenue notamment pour les professionnels de la montagne qui n'ont pas pu travailler suffisamment durant les congés de Noël faute de remontées mécaniques.

Le remboursement du PGE peut également être différé d'une année supplémentaire. Un moratoire que les banques sont invitées à pratiquer également sur les autres prêts accordés aux entreprises.

L'exonération de cotisations sociales est maintenue au delà de 50% de perte de chiffre d'affaires. L'amortissement comptable des équipements est également reportable compte tenu de l'absence d'activité.

Bruno Lemaire annonçait lors de sa conférence de presse un coût mensuel de 4 milliards d'euros pour l'ensemble des mesures de soutien engagées par l'état. Il fait donc un appel du pied aux épargnants français les enjoignant à dépenser les 100 milliards d'euros qu'ils ont épargnés depuis mars 2020.

Les professionnels du secteurs ne peuvent que de féliciter de ces aides mais ils attendent également d'avoir une visibilité sur l'activité dans les semaines et les mois à venir pour ajuster leurs budgets et plans d'actions. Un exercice périlleux côtés gouvernement mais aussi sur le terrain face à un virus qui continue à figer l'économie mondiale.

La France bénéficie d'atouts touristiques incontestables et d'un marché domestique qui voyage et qui profite de ses loisirs. C'est ce marché qui avait répondu présent à l'été 2020. Mais ce marché en sans commune mesure avec le marché domestique chinois ou américain. Rien ne pourra réellement reprendre sans une bonne coordination européenne.

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