Accéder au contenu principal

Actualités

Global Lodging Forum 2017 : Le modèle classique de franchise peut-il encore fonctionner dans le contexte actuel ?

Une table ronde sur le modèle de franchise dans le secteur hôtelier s'est déroulée pendant le Global Lodging Forum le 10 avril dernier à l'hôtel Pullman à Paris. Retour sur les idées clés partagées par les intervenants.

  • "La franchise c’est avant tout une histoire d’hommes, il y une relation intuitu personae qui est extrêmement forte. Les franchisés viennent avant tout pour chercher une marque et un savoir-faire." Gilles Larrivé, Directeur Général de la Franchise AccorHotels France
    • "Aujourd’hui, des deux côtés, on est moins dans l'affectif, on est devenu plus froid, ce sont des stratégies d’opportunités." Olivier Chopin, Vice President, AIFE Louvre Hotels
    • "L’émergence du numérique, de l'économie collaborative, des nouveaux acteurs comme les OTAs font bouger le métier. Mais la relation franchiseur - franchisé est toujours là, même si elle est probablement moins émotionnelle que par le passé." Gilles Larrivé, Directeur Général de la Franchise AccorHotels France
    • "J’ai appris que rien n’est jamais constant, et il faut tout le temps se poser la question de comment on va fonctionner dans différents pays. Chez Wyndham, on essaye d’être à l’écoute, de parler le plus possible aux franchisés potentiels et existants, à tous les acteurs pour comprendre leurs attentes, pour apporter quelque chose qu’ils n’ont pas". Philippe Bijaoui, Chief Development Officer EMEA, Wyndham Hotel Group
    • "En Europe, les hôteliers se demandent si ils doivent être franchisés ou pas. Aux US, ils se demandent quelle marque ils vont choisir. C’est inconcevable pour un américain d’avoir un hôtel sans marque." Philippe Bijaoui, Chief Development Officer EMEA, Wyndham Hotel Group
    • "La première qualité attendue d’un franchiseur, c’est la confiance, qui est cruciale. La deuxième chose très importante pour nous, c’est la relation gagnant-gagnant qui peut exister entre un franchiseur et un franchisé. C’est ce qui a permis à un certain nombre d’hôteliers en France de réussir convenablement. Malheureusement, nous franchisés, on se retrouve un peu lésés aujourd’hui." Arnaud Fayet, President, Association des Franchisés Accor
    • "Le métier de franchiseur est compliqué aujourd’hui. Historiquement un franchiseur c’était une marque visible internationalement, avec une centrale de réservation et quelques standards. Aujourd’hui pour gérer des hôtels, il faut aller plus loin. Il faut des outils, et c’est tout ce rapport avec l’exploitant et le franchiseur qui est compliqué : de plus en plus, le franchiseur fait de l’ingérence dans l’exploitation, parce qu’on ne peut pas gérer aujourd’hui un hôtel sans des outils adaptés." Antoine de Bouchony, President, Honotel Développement
    • "Aujourd'hui, on est dans un rapport moins gagnant-gagnant, car il y a des partenaires incontournables qui viennent rogner nos marges à nous. C’est un vrai enjeu : par exemple, il arrive sur certains établissements que le coût des OTAs dépasse la redevance des franchises." Olivier Chopin, Vice President, AIFE Louvre Hotels
    • "Il y a un très gros potentiel du contrat de franchise, c’est une chance à la base car on peut faire évoluer son actif comme on veut. Mais il faut que cette chance se traduise dans la relation qu’on a avec la marque. Elle doit être une aide au pilotage de la marge opérationnelle, un contributeur en termes de chiffre d'affaires, de régulation des coûts, d’anticipation du secteur. Aujourd’hui, ce n’est pas toujours le cas. Il n’y a pas une vraie transparence des marques avec lesquelles on discute." Dominique Ozanne, CEO Hôtels Foncière des Régions & Chairman FDM Management
    • "Aujourd'hui, le panel de choix pour un investisseur est beaucoup plus large. Cet élément a un impact sur la fidélité ou la loyauté. Il fut un temps ou la fidélité entre franchisé et franchiseur était évidente, maintenant ce n’est plus le cas car le monde est plus ouvert." Gilles Larrivé, Directeur Général de la Franchise AccorHotels France
    • "Le bon cheminement serait de trouver un débat constructif et retrouver la valeur ajoutée de la marque. Il est important de retrouver une expérience client, de la passion, que les marques redeviennent dynamiques et que le marketing soit différenciant." Arnaud Fayet, President, Association des Franchisés Accor
    • "Nous on veut plus d’agilité et de flexibilité, soit des contrats plus courts. On veut que la marque crée l’alignement d’intérêt avec nous. On veut des comités très réguliers où on comprend ce qui nous est demandé. On a l’impression que les marques veulent une espèce d’assurance avec des contrats très longs, mais se préoccupent peu du résultat final pour le franchisé." Dominique Ozanne, CEO Hôtels Foncière des Régions & Chairman FDM Management
    • "Je pense que la franchise doit se renouveler, il faut que le franchisé accepte une certaine immixtion dans la gestion. La vraie franchise aujourd’hui, elle est digitale. C’est la transformation digitale qui apporte une valeur ajoutée. 

      Ce n’est pas simplement mettre une marque sur un hôtel avec une centrale de réservation. C'est donner aux hôteliers indépendants un accès à des outils qu’ils n’auraient pas eux-mêmes, soit pour des raisons de compétence, soit pour des raisons de coût." Antoine de Bouchony, President, Honotel Développement

    Vous aimerez aussi :

Accédez gratuitement à la suite de l'article

Créez votre compte et accédez à de nombreux contenus exclusifs

J'en profite

Déjà inscrit ?

Chargement...

Vous avez consulté 10 articles. Revenir à l'accueil ou en haut de la page.

Accéder à l'article suivant.

Inscrivez-vous pour ajouter des thèmes en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des catégories en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des articles en favoris. Connectez-vous gratuitement pour voter pour la candidature.

Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ?