Accéder au contenu principal

Actualités

Un vent d’optimisme avant d’aborder l’été

Avec une progression du RevPAR de 8,5% au global, le mois de mai confirme la reprise de l’activité engagée depuis le début de l’année dans le secteur hôtelier. Cette évolution provient d’excellents résultats par catégorie. Sur douze mois glissants, le RevPAR a quasiment renoué avec l’équilibre (-0,7%).

Les hôteliers français ont connu au cours de ce mois de mai un niveau d’activité très satisfaisant, qui confirme un début d’année encourageant. Surtout, alors que les progressions du RevPAR mensuels affichées en mars et avril pouvaient être imputées à une conjoncture très défavorable l’année dernière, le maintien d’une progression significative des indicateurs au mois de mai confirme le redressement de l’activité du secteur. Le niveau de RevPAR global de l’hôtellerie française en mai 2004 est en hausse de 8,5% par rapport à l’année dernière. L’ensemble des catégories affichent des résultats nettement supérieurs d’une année à l’autre. Toutes connaissent des évolutions de RevPAR supérieure à 6%. Comme les mois précédents on remarque que les leviers qui permettent l’optimisation du RevPAR sont différents d’un segment à l’autre. Les catégories super-économiques voient les prix moyens soutenir la progression des RevPAR. Signe de l’amélioration en cours, les taux d’occupation de ces catégories sont orientés à nouveau à la hausse, contrairement à avril. De leur côté, les segments 3* et 4* doivent la progression de leurs résultats à des niveaux de remplissage en nette amélioration. Autre symbole du dynamisme retrouvé, cet accroissement des taux d’occupation n’a pas nécessité de céder sur les prix moyens en accordant des remises toujours plus importantes ou en augmentant la proportion des segments de clientèle bénéficiant des tarifs les plus avantageux. Ainsi, les prix moyens du segment 3* sont en léger repli de 0,7% et ceux du segment 4* sont stables d’une année à l’autre (+0,1%), pour des taux d’occupation en nette augmentation (respectivement +4,6 points et +4,3 points). Sur 12 mois glissants, le RevPAR global de l’hôtellerie de chaînes française a quasiment retrouvé l’équilibre, avec un repli qui atteint 0,7%. Les taux d’occupation sont encore en retrait par rapport à la période précédente mais les prix moyens affichent une progression de 1,5%.Si globalement l’hôtellerie française enregistre un bon mois de mai en régions, la région PACA et plus globalement, le Sud-Est de la France “font la moue”. Philippe Le Ven, Président de l’Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie des Alpes Maritimes constate : “Nous pâtissons de la cherté des liaisons aériennes et de la concurrence de destinations moins onéreuses comme la Croatie ou les pays du Ma g h re b ” . Dome n i c o Basciano, Président pour l’hôtellerie de chaînes de la Fédération Départementale de l'Industrie Hôtelière PACA reste néanmoins optimiste en résumant la situation : “Mai marque un redémarrage pour l’ensemble de la région, après un mauvais début d’année. On sent une reprise côté affaires, avec un retour des congrès et séminaires dont beaucoup avaient été annulés. En revanche, nous restons en retard sur nos objectifs en tourisme de loisirs. La canicule de l’an dernier a mis en lumière des régions moins chaudes et moins chères. Mais je reste optimiste car nous allons prochainement bénéficier d’un effet de décalage après le récent redémarrage d’activité à Paris “.En l’absence de ponts (1er mai et 8 mai tombant un samedi cette année), beaucoup de professionnels comptaient sur un “effet calendrier”, pour doper un segment “affaires” souvent en retrait ces derniers mois. Eric Gaillet, Directeur de l’hôtel 2* Kyriad Bercy Village à Paris, confirme en effet que “l’activité affaires est restée soutenue car les ponts sont tombés le week-end , contrairement à l’an passé”. Malgré tout, il serait réducteur d’expliquer ces bons résultats uniquement par un bon calendrier. Selon Eric Gaillet toujours “Mai a été meilleur qu’en 2003 ! Tous les segments ont progressé, notamment sur le segment du tourisme de groupe. En 2003, les tours-opérateurs annulaient un groupe sur deux. La guerre en Irak et le Sras s’étaient traduits par un retrait des clientèles anglaise et asiatique qui reviennent cette année”. Cette tonalité optimiste est partagée par de nombreux hôteliers parisiens qui enregistrent un RevPAR moyen, à Paris intra muros, en hausse de 8,8% d’une année à l’autre. Paris avait fortement souffert en 2003, la périphérie moins. En mai 2004 la capitale sourit tandis que la périphérie marque le pas avec un recul de 0,5% du revenu par chambre disponible (en raison notamment d’une baisse des prix moyens de 4,3%).

Cette archive de plus d'un mois est réservée aux abonnés Premium et Club

Accédez à l'ensemble des contenus et profitez des avantages abonnés

J'en profite

Déjà inscrit ?

Un article

Achetez l'article

Un pack de 10 articles

Achetez le pack
Chargement...

Vous avez consulté 10 articles. Revenir à l'accueil ou en haut de la page.

Accéder à l'article suivant.

Inscrivez-vous pour ajouter des thèmes en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des catégories en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des articles en favoris. Connectez-vous gratuitement pour voter pour la candidature.

Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ?