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Un bon mois de septembre pour l’hôtellerie française

La baisse observée cet été n’aura finalement constitué qu’une parenthèse. La tendance amorcée aux mois de mai et juin a bel et bien repris son cours en septembre. Ce mois de rentrée voit ainsi le RevPAR progresser de 4% par rapport à l’année dernière grâce à des améliorations parallèles des taux d’occupation et des prix moyens.

Malgré un début de mois difficile, les hôteliers français auront finalement bien réussi le mois de septembre, + 4% pour le RevPar. Les hôteliers ont enrayé la tendance à la baisse du taux de remplissage enregistrée cet été et affichent donc un taux d’occupation supérieur de 0,5 point à celui de septembre 2003. Si ce résultat est satisfaisant, il ne permet pas néanmoins de retrouver les niveaux de l’année 2002, les taux d’occupation ayant en effet accusé l’année dernière un repli supérieur à 2 points. L’amélioration des résultats hôteliers enregistré ce mois est largement soutenue par la croissance des prix moyens. Toutes les catégories affichent une augmentation du prix moyen, les segments économiques comme l’hôtellerie milieu et haut de gamme, qui s’étaient livrés une rude bataille tarifaire l’année dernière à la même époque. A ce titre, on notera tout de même que la concurrence demeure intense sur la catégorie 4 étoiles dont les prix moyens sont ceux qui enregistrent l’évolution la moins favorable.En tous cas, la bonne tenue générale des résultats de septembre, qui pourrait être suivie d’un mois d’octobre dans la même veine, permettra certainement au RevPAR annuel d’atteindre le haut de la fourchette annoncée en début d’année par MKG Consulting, autour de 4 %. Mais il reste une incertitude de taille en cette fin d’année. “Notre seule crainte est que la hausse du pétrole ne casse le mouvement” admet Jean Lavergne, Président du réseau Interhotel, tempérant ainsi un optimisme retrouvé après un période estivale délicate.Paris et l’Ile-de-France apparaissent dans le peloton de tête des régions pour qui la reprise est la plus manifeste. Première Vision et le début du Mondial de l’automobile (les journées Presse en particulier) ont clairement stimulé l’activité des hôtels de la capitale en cette fin de mois. La grande affluence enregistrée par ces évènements mondiaux a largement profité aux établissements hôteliers de la capitale. “Le Salon mondial des tissus d’habillement Première Vision, pour lequel nous avons hébergé des équipes techniques, a été plus fréquenté que l’an passé” confirme Florence Gallois, directrice de l’hôtel Tulip Inn Eiffel Capitol à Paris “Par ailleurs, le tourisme d’affaires semble un peu plus dynamique, même si, globalement, les entreprises restent prudentes. Enfin, le tourisme de loisirs a été porté par une nette hausse des réservations sur Internet. Notre politique d’ouverture vers les marchés asiatiques, via des partenariats avec des agences locales, commence à porter ses fruits”.L’écart avec l’année dernière est d’autant plus sensible que les menaces terroristes et les épidémies avaient alors grandement limité les déplacements internationaux. La Côte d’Azur a elle aussi connu des résultats satisfaisants. Cependant, ce bilan globalement réjouissant ne doit pas faire oublier que 2004 reste une année de transition. La clientèle “business” fait encore preuve d’une certaine retenue. La région Rhône-Alpes, l’une des plus importante de l’hexagone,vit encore des heures difficiles. En fait de reprise, c’est plutôt le maintien des résultats que l’on vise sur Lyon et sa région. “Notre chiffre d’affaires a chuté de 9 %. C’est la première fois que nous réalisons moins de 70 % de TO en dix ans, alors que septembre est traditionnellement très bon”, déplore Eric Obeuf, directeur de l’hôtel Sofitel à Lyon. “Nous avons affiché complet pendant les trois jours de Lyon Mode City. Mais hormis cette période, l’activité n’est pas présente. Depuis janvier, notre clientèle d’affaires individuelle et internationale est absente. Les entreprises font des économies ou glissent vers les catégories inférieures. Quant aux hommes d’affaires parisiens, ils privilégient les allers- retours en TGV. Nos marchés étrangers, qui représentent la moitié de clientèle, ont tous un peu reculé, qu’il s’agisse des Américains, des Japonais ou des Européens”.L’observation des résultats cumulés révèle un recul des niveaux d’occupation de l’hôtellerie économique. Sans aucun doute faut-il y voir la conséquence d’un parc qui a tendance à grandir plus vite que la demande. Cette évolution n’affecte néanmoins pas la bonne tenue des prix moyens, qui restent parmi les moins chers d’Europe. Le segment haut de gamme, lui, regagne du terrain en matière de taux d’occupation, sans pour autant sacrifier les niveaux de prix moyens. Sur la tendance à 12 mois, on observe une séparation assez marquée entre les évolutions de prix moyens des catégories 0, 1 et 2 étoiles, qui paraissent bénéficier encore d’une importante marge de manoeuvre (voir notre article sur les prix affichés dans ce numéro) et les catégories 3* et 4*. Celles-ci paient les conséquences d’une politique commerciale misant plus fortement sur le discount et les tarifs négociés, même si la guerre tarifaire semble marquer une trêve relative au cours de cette rentrée.

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