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Début d’été morose pour l’hôtellerie française

Un mois de juillet décevant. Le taux d’occupation moyen sur l’ensemble du territoire a enregistré une baisse, certes légère (-1,0 point), mais qui contraste avec le début de reprise amorcé en avril et les bons niveaux d’activité des mois de mai et juin. De même le prix moyen évolue modestement de 0,3%. Le RevPAR global accuse un recul de 1,1%, un score qui fait pale figure au regard de la hausse de 8,5% enregistrée en mai.

Le recul des taux d’occupation mensuels porte sur tous les segments à l’exception du 3* qui progresse de 0,5 point. Les différentes catégories continuent de miser sur des stratégies bien distinctes d’un segment à l’autre. Ainsi le créneau super économique parvient toujours à compenser la baisse de fréquentation par une hausse des prix moyens, alors que l’hôtellerie haut de gamme doit consentir à de nets efforts tarifaires pour stimuler la fréquentation. La détérioration du prix moyen des hôtels 4* en juillet conduit à un RevPAR en recul de 5,4%. Le 3* est également confronté à une baisse du prix moyen (-2,3%) qui est synonyme pour le segment de repli du RevPAR de 1,6%. Juillet 2004 est donc un cru décevant pour l’hôtellerie française. Rappelons nous que, de surcroît, ces performances font référence à juillet 2003 qui était déjà un mois marqué par une baisse significative (-5,5%) en raison notamment des mouvements sociaux des intermittents du spectacle.Certes le mois de juillet entame la tendance à moyen terme mais, sur 12 mois glissants, le revenu par chambre disponible de l’hôtellerie de chaînes française maintient malgré tout son équilibre avec +0,1% par rapport à l’année dernière. Les prix moyens continuent à croître selon un rythme relativement constant (+1,2%) malgré des taux d’occupation en léger recul (–0,7 point). La dernière ligne droite qui s’amorce s’annonce décisive pour l’hôtellerie française. Malgré l’accident du mois de juillet, on peut raisonnablement penser que la fin du troisième trimestre et surtout, le quatrième trimestre seront en progression par rapport à 2003, qui restera probablement comme le point bas de l’hôtellerie française de la dernière décennie.Pourtant la croissance économique est au rendez-vous. Après une année 2003 catastrophique pour l’économie française (+0,5% de hausse du PIB), la pire depuis 1993, le trend de croissance est de nouveau positif avec un taux de croissance de l’économie nationale de 0,8% sur le second trimestre 2004 . Comment interpréter alors cette baisse des recettes des hôteliers ?Il est sans doute largement excessif de parler de désaffection de la destination France mais il est certain que les clientèles non domestiques jouent insuffisamment leur rôle de locomotive. Si, depuis le début de l’année, la plupart des hôteliers enregistrent une plus large fréquentation de la clientèle américaine, celle-ci reste encore nettement en retrait par rapport aux niveaux enregistrés par le passé. Et ce constat semble ne pas s’appliquer uniquement aux Américains comme le confirme, par exemple, Francine Riou, Directrice de l’Office du Tourisme d’Arles (Bouches-du-Rhône) : “Les nuitées étrangères sont en baisse, notamment belges et allemandes, même si nous notons un petit retour de la clientèle américaine et la venue précoce des Italiens. Les établissements 2* ont bénéficié en juillet d’un glissement de catégorie du 3*, lié à une baisse du pouvoir d’achat des clients, et en particulier des Américains dont le budget est cette année assez réduit. La diminution des nuitées étrangères n’est cependant pas compensée par la hausse de la clientèle française”. Il est certain en effet que la parité euro / dollar ne favorise pas la venue des américains et plus généralement les arrivées de clients dont le pouvoir d’achat dépend du dollar.Certains commencent ainsi à stigmatiser des prix élevés qui incitent tout un pan de la clientèle française et étrangère-italienne et germanophone en particulier- à se tourner vers les stations balnéaires moins onéreuses du pourtour méditerranéen (Croatie et Tunisie par exemple). Des destinations où les tarifs s’avèrent particulièrement concurrentiels et qui font des efforts de promotion très importants. Pour autant, le recul n’est pas homogène. Si des régions comme le Languedoc Roussillon, et dans une moindre mesure la zone méditerranéenne, ont effectivement subi une franche baisse de fréquentation, la côte Atlantique tire son épingle du jeu avec une mention spéciale pour la Bretagne (voir notre Zoom). Juillet s’est révélé également satisfaisant pour Paris et sa région, qui ont vu le retour des clients américains et japonais après une catastrophique année 2003 . L’augmentation sensible du taux d’occupation sur le segment 4* le confirme (+2,0 points en résultats cumulés). Plus largement, l’hôtellerie de chaînes en Ile-de-France enregistre une hausse globale de 1,2 point de taux d’occupation par rapport à l’année dernière.

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