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Investissements

Vers un encadrement des locations touristiques meublées

Plusieurs amendements gouvernementaux ont été votés dans le but d’encadrer la location de meublés de tourisme pour les résidences secondaires. Une nouvelle dont se réjouit l’UMIH.

L'Assemblée nationale a voté plusieurs amendements gouvernementaux pour un meilleur encadrement de la location touristique meublée, afin d'éviter la déstabilisation des marchés locatifs et touristiques classiques. Désormais, tout intermédiaire rémunéré, notamment pour la mise à disposition d'une plateforme numérique pour la mise en location d'un meublé de tourisme, devra informer le loueur des obligations légales de déclaration ou d'autorisation préalables et obtenir de ce loueur, avant la location du bien, une déclaration sur l'honneur attestant du respect de ces obligations. Roland HEGUY et Laurent Duc, respectivement président confédéral et président Hôtellerie de l'UMIH (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie), saluent le vote de l'Assemblée nationale : "C'est une avancée majeure et significative pour le secteur de l'hôtellerie qui alerte depuis des années l'opinion publique sur l'ampleur du phénomène. Nos hôtels subissent la concurrence directe et déloyale des locations meublées touristiques qui bénéficient d'un flou juridique et d'une certaine impunité. La location d'appartements meublés à des fins touristiques par des particuliers, hors résidence principale, s'est très fortement développée ces dernières années. Surtout, on doit faire face à une véritable professionnalisation du métier : dans la plupart des cas, ce ne sont plus des compléments de revenus mais de véritables activités hôtelières déguisées, sans respect des obligations liées à la location de ce type d'hébergement. Il était temps d'agir ! Nous nous félicitons du vote des députés. Cet amendement a l'avantage de ne pas stigmatiser l'économie collaborative et les propriétaires qui louent leur résidence principale tout ou partie pendant leur absence. Au contraire, il va enfin permettre d'encadrer les pratiques et on l'espère de stopper les dérives". Les deux responsables de l'organisation espèrent néanmoins sur les dispositions votées ne seront pas remises en cause de l'examen du projet de loi au Sénat, et rappellent leur volonté d'interdire la location de meublées de courte durée à la nuitée et de fixer une durée minimal de location de 7 jours. A Paris, la mairie estime à 20 000 le nombre de logements proposés à la location touristique, soit l'équivalent de 400 hôtels de 50 chambres et des emplois traditionnellement associés à cette activité.

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