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Maranatha : le principal créancier pointé du doigt

Le tribunal de commerce de Marseille a renvoyé l'examen de la situation de Maranatha à septembre 2018 avec deux échéances.

Au cœur du dossier : 52 hôtels moyen ou haut de gamme, un passif d'au moins 700 millions d'euros et environ 6 000 investisseurs représentés par près de 200 sociétés.

Maranatha a suscité  cinq offres fermes de reprise globale au terme de la phase de dépôt, le 11 juillet 2018. Outre le duo Attestor Capital-Loxi Hospitality, deux autres tandems sont en lice : Tikeo Capital et Le Groupe de l'Hôtellerie, qui travaillent sur des projets communs depuis 15 ans, ainsi que Schroder Real Estate Hotels (ex-Algonquin) et Benson Elliot. Colony NorthStar a reconfirmé son intérêt avec l'appui d'AccorHotels en tant qu'opérateur, et non co-investisseur comme il avait été initialement envisagé.

Enfin, trois des candidats déclarés se sont finalement regroupés autour d'une offre commune, chacun visant un actif spécifique de Maranatha : Paris Inn s'est rapproché d'Apollo et de 123 IM.

A lire aussi : Maranatha : des groupes alléchés par les actifs hôteliers

Dans ce contexte, le portefeuille Les Hôtels du Roy apparaît comme un élément clef.

Le fonds souverain Cale Street, détient une créance de 275 millions d'euros (près de 300 millions avec les intérêts) et compte récupérer sans tarder sa mise. De fait, ces derniers auront leur mot à dire puisque le projet de reprise retenu par le tribunal de commerce devra être validé par les assemblées générales des sociétés portant les actifs.

Ainsi, une première audience est programmée le 4 septembre à propos d'une tierce opposition formulée par l'un des candidats repreneurs, Attestor Capital.

Le noeud se complexifie pour les près de 2 000 épargnants engagés pour quelques 160 millions d'euros au total.

Le parquet a fait savoir « que des éléments de qualification de l'infraction de banqueroute et de complicité de banqueroute sont susceptibles d'être recherchés ». Le tribunal de commerce dispose d'une dizaine de jours pour se prononcer sur la tierce opposition, sachant qu'une seconde audience, portant sur l'examen des offres, a été fixée au 17 septembre.

En théorie, les candidats repreneurs ont la possibilité de revoir leur proposition respective jusqu'à deux jours ouvrés avant l'audience. « Le jeu est rebattu. Nous allons retravailler notre offre », commente ainsi l'un d'entre eux.

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