Si nous sommes confrontés à une situation qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire récente, dans l’histoire longue c’est différent : les grandes épidémies sont des moteurs de l’histoire, comme les guerres et les crises économiques. 26 siècles après, nous sommes face aux mêmes problèmes que ceux qu’avait soulignés Thucydide lors de la grande peste d’Athènes au Vème siècle avant JC : essayer de comprendre comment cette maladie se présente et acquérir un savoir préalable pour ne plus être face à l’inconnu.
Cette épidémie est un choc très particulier, à la fois par sa violence : la croissance économique des pays développés doit reculer de 9,8%, beaucoup plus que lors d’un krach boursier, et son caractère universel : 187 des 197 Etats que compte la planète sont concernés par la Covid 19. C’est aussi une crise complexe : sanitaire, économique, sociale, humanitaire.
Le choc est universel, mais les réactions sont très différentes. La Chine a mobilisé toutes les ressources de son total capitalisme et a repris le contrôle de l’épidémie. C’est le seul des grands pays qui sera en croissance cette année, entre 1,5% et 2%. Du côté des pays développés, il y a une mobilisation sans précédent de la politique économique pour aller vite, avec une politique budgétaire et monétaire mise en place en quelques semaine, et près de 20 000 milliards de dollars été injectés dans nos économies (contre 5 000 milliards pour sauver les banques en 2008-2009).
Trois blocs se distinguent dans les pays développés :
- Les populistes qui sont passés spectaculairement à côté : Donal Trump, Boris Johnson, Jair Bolsonaro…
- Certains pays ont très bien réagi : l’Allemagne, l’Europe du Nord, la Nouvelle Zélande, la Corée du Sud, Taïwan…
- Certains pays notamment en Europe du sud ont été très fortement touchés, sur le plan sanitaire ou économique.
Lien vers le replay : https://youtu.be/d-bzfv5qvSY?t=9413