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Édito

Pour 100 balles, t’as plus rien

Si les frimas de l’hiver nous ont encore relativement épargnés, 2019 a néanmoins pointé le bout de son nez. Alors que souhaiter ? Que désirer ? Retroussons-nous les manches et agissons, trouvons la force et le moyen de nous unir pour avancer et progresser ensemble. Ne revenons pas sur le passé car ce qui est fait est fait mais essayons de ne pas répéter les mêmes erreurs et tentons de tirer le meilleur parti des atouts dont nous disposons.

Mais qui s’occupe des touristes loisirs ?

« N’oublions pas que les symboles de Paris à l’international sont la Tour Eiffel et les Champs Elysées pas La Défense et la Porte de Versailles. »

Pourtant les hôteliers se sont longtemps désintéressés des touristes loisirs, jugés moins rentables. A leur grand regret d’ailleurs maintenant qu’Airbnb occupe le terrain en proposant des nuitées à des prix défiant toute concurrence dans un éventail de produits aussi divers et variés que le profil des habitants des villes où la plateforme est implantée. Ils ont malheureusement commis la même erreur avec le long stay laissant ça aux résidences de tourisme qui ont su créer des produits adaptés à ces attentes.

Les hôteliers ont l’expertise, ils ont parfois le foncier, ils peuvent avoir des idées mais manquent du coup de pouce qui leur permettrait de pivoter, de changer leur produit pour mieux l’adapter à une clientèle plus diverse. L’hybride fleurit, les concepts lifestyle arrivent à Paris et encore plus dans les autres capitales européennes. On peut transformer son établissement et l’adapter aux besoins des clientèles loisirs qui viennent de plus en plus nombreuses. Chambres communicantes, services familles, accueil des bus touristiques, formation du personnel d’accueil, mise en avant d’offres familles… de nombreuses possibilités s’offrent à tout un chacun qui souhaite mieux performer.

Des villes comme Berlin, Barcelone ou encore Lisbonne se sont adaptées au tourisme de loisirs et clôturent l’année avec un RevPAR qui continue de s’approcher des 100€ (pour plus de détails, voir l’infographie sur les capitales européennes).

From scratch

Faire naître une destination de loisirs à partir de rien, la faire prospérer, et susciter une demande nouvelle, oui c’est possible ! Disneyland Paris, en est le parfait exemple.

« Rappelons-nous les cris d’orfraie des hôteliers parisiens qui craignaient que la destination ne leur cannibalise leur clientèle. »

Bien au contraire, non seulement les taux d’occupation des hôtels parisiens n’ont pas baissé mais encore, l’arrivée du parc à thème a suscité une demande nouvelle.

Disneyland Paris

Cette nouvelle destination a même permis et boosté le développement de la ville nouvelle de Marne La Vallée créant un bassin d’emplois, attirant des centaines de milliers d’habitants sur un territoire autrefois rural, permettant le prolongement de la ligne de RER A et l’arrivée du TGV dans l’est parisien.

Alors pourquoi le projet Europa City, qui permettrait de créer cette même poche d’activité économique dans le triangle de Gonesse a-t-il tant de mal à voir le jour ? Mystère… mais restons confiant, l’année 2019 verra peut-être l’arrivée de bonnes nouvelles avec un projet bien ficelé, cohérent et prometteur…

Et le reste de l’hexagone ?

La situation se complique encore lorsque l’on regarde ce qu’il se passe en régions (voir l'infographie sur les performances des agglomérations françaises). Certaines agglomérations dynamiques ont changé leur communication, attirent de nouveaux investisseurs, font tout leur possible pour progresser et prospérer, Bordeaux, Lyon, Nantes, pour ne citer qu’elles, développent leur offre loisirs sur des créneaux toujours plus innovants que ce soit en termes d‘image ou de produit, elles déploient toute la puissance de l’outil marketing pour être visibles et attractives.

Mais l’exception ne fait pas la règle et il est d’autres destinations touristiques qui végètent voire régressent faute d’investissements en France. Pourtant le tourisme rural et gastronomique a le vent en poupe, des initiatives existent, mais il faudrait soutenir et coordonner ces offres pour que des destinations comme La Champagne, l’Alsace, la Bourgogne… soient encore plus visibles sur la scène internationale et gagnent en notoriété.

N’oublions pas les générations futures…

Aujourd’hui, pour 100 balles (francs) tu ne dors pas à Paris, le moindre lit dans un dortoir d’auberge de jeunesse c’est plus de 15 euros. Les destinations comme Barcelone, Berlin ou encore Amsterdam pour ne citer qu’elles attirent les jeunes touristes. Elles ont une image créative, innovante qui est elle-même alimentée par la venues de clientèles jeunes.

« Quel dommage que l’on n’arrive pas à proposer des produits adaptés au budget et aux attentes des jeunes. »

Ce sont eux qui reviendront potentiellement visiter la capitale, plus tard quand ils auront un meilleur pouvoir d’achat ou en famille. La situation est compliquée, la place disponible et le prix du foncier sont des freins importants au développement d’une offre économique attractive. Mais pourquoi se limiter aux frontières du périphérique ? Les Jeux Olympiques de 2024 boostent heureusement les investissements publics en France, mais il va falloir conserver les bonnes habitudes.

JO 2024
 

« Pour 2019, pensons à l’avenir, dans notre métier, l’offre créée la demande alors soyons audacieux, créatifs et proactifs. Nous ne serons que plus satisfaits de ce que nous avons accompli. »

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