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Édito

Maybe Europe is back

200 ans plus tard, l’Europe pourrait redevenir une grande puissance mondiale. Forte de son histoire millénaire, elle pourrait revenir dans la cour des grands dans les domaines du numérique. Emmanuel Macron l’a très clairement indiqué, il veut pousser les start-ups françaises et favoriser le rayonnement des entreprises du numérique. La France et ses voisins européens sont en retard mais nous avons notre carte à jouer.

Dans l’hexagone, la donne est en train de changer, on passe à la vitesse supérieure. Les européens et notamment la France partent avec 20 ans de retard sur les Etats-Unis dans le développement de l’entreprenariat du numérique, qu’à cela ne tienne ! Nous avons nos atouts… Des formations de haut niveau avec un vivier d’ingénieurs, de développeurs et d’entrepreneurs hautement qualifiés et au fait de l’économie et du marché actuels. Un marché du travail qui reprend du poil de la bête en 2018, décrétée à de nombreuses reprises année de l’emploi des cadres. Une créativité et une souplesse qui permettent de pousser encore plus loin et d’inventer toujours plus. Certains parviennent même à combattre le démon bien français de la peur de l’échec et créent des entreprises telles que Vente-Privée ou la jeune pousse Stanley Robotics fondée en 2015 ; bien d’autres pourraient être citées dans ces lignes.

Deuxième axe de la vision du Président de la République, une volonté de redonner aux managers et aux entrepreneurs les rennes des fleurons français. Après les 14% du capital d’Air France qui devraient rejoindre le groupe AccorHotels, on a vu passer l’annonce concernant la privatisation d’ADP ou encore d’Engie. Pour notre secteur, l’arrivée de Laurent Fabius avait permis un premier frémissement et enclenché une dynamique positive qui est clairement reprise et amplifiée par le nouveau gouvernement. Nous sommes sur la bonne voie et la route n’est plus si longue jusqu’au moment où naitront des « GAFA » européennes. Jusqu’à maintenant les entreprises prometteuses et à fort potentiel étaient rachetées par des américains, Booking.com par exemple, désormais les investisseurs européens croient en leurs entreprises et les alimentent.

Petit à petit on rattrape notre retard et sur certains secteurs, comme la médecine par exemple, on prend même de l'avance. La sortie de l’état du capital des entreprises ne signifie pas forcément un désengagement mais plutôt une vision différente de la gestion des fleurons français. L’Etat constitue ce que l’on pourrait apparenter à des joint-ventures en s’appuyant sur le savoir-faire et le réseau de ses entrepreneurs qui ont réussi et qui savent mener une croisade économique tout en leur prêtant main forte. Si les entrepreneurs européens ont perdu plusieurs batailles, la guerre n’est pas encore terminée. En jouant intelligemment nos cartes, nous pouvons damer le pion aux puissantes multinationales américaines et chinoises et hisser certaines entreprises au rang de licornes qui influencent le marché mondial. Les européens ont déjà prouvé leur envie d’entreprendre et de réussir avec des fleurons comme Airbus ou encore Alstom, ils ont su travailler ensemble et se réunir comme le montre Air France-KLM et Accor peut-être maintenant, ils ont inventé des nouveaux moyens de voyager comme Easy Jet ou Ryan Air et ils continueront à créer, développer et faire prospérer de nouveaux produits et concepts qui deviendront incontournables sur la scène internationale.

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