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L'UFC-Que Choisir dénonce des clauses abusives de Booking.com

Le site de réservation d'hôtels en ligne a été mis en demeure de modifier ses contrats par l'association de consommateurs, qui dénonce pas moins de 50 clauses défavorables aux clients, dont certaines abusives ou illicites.

Alors que le site vient d'être sommé de renoncer à ses clauses de parité tarifaire imposées aux hôteliers, c'est désormais ses relations avec les consommateurs qui sont visées. L'UFC-Que Choisir a mis la plateforme en demeure de modifier ses contrats après avoir analysé ses conditions générales. L'association de consommateurs dénonce ainsi pas moins de 50 clauses défavorables aux consommateurs, voire abusives ou illicites. Elle relève le fait que si Booking.com permet au consommateur de mettre en ligne un avis sur un hôtel dans lequel il aurait séjourné, le site se réserve le droit de modifier ou de supprimer tout contenu qui lui déplairait. S'il est favorable, le commentaire assurera la promotion de Booking.com, en revanche s'il est défavorable, il peut être modifié ou refusé et supprimé. Par ailleurs, le site se réserve le droit de s'exonérer de toute responsabilité en cas de moindre problème ou défaut, alors qu'il promeut le "Booking parfait". Il se protège ainsi des éventuels soucis de réservation, de différence entre le prix indiqué et le prix payé, ou encore de problème de qualité par rapport aux notes et commentaires. L'association dénonce également la masse considérable de données collectées par Booking.com sur ses clients sans leur consentement, tant via son site que sur des sites partenaires et même directement auprès des réseaux sociaux. Il ne propose pas à ses utilisateurs de refuser les cookies, alors que la loi l'exige et qu'elle ne reconnait pas l'option "Do not track" des navigateurs. Enfin, Booking.com présume qu'il dispose d'un "droit exclusif, universel, irrévocable, inconditionnel et perpétuel" d'utilisation, de reproduction, d'affichage et de communication des contenus produits par les consommateurs. Il peut ainsi les exploiter, notamment à des fins publicitaires, sans informer ni rémunérer les auteurs.  Si elle n'obtient pas de réponse à cette mise en demeure, l'UFC-Que Choisir se réserve le droit d'agir en justice contre la plateforme.

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