Accéder au contenu principal

Analyses

Parc hôtelier mondial : forte croissance mondiale poussée par l'Afrique et l'Asie [1/2]

Avec une croissance de 3,6%, entre le 1er janvier 2016 et le 1er janvier 2017, de l’offre hôtelière et de résidences mondiale, sous enseignes et hors enseignes, le rythme est le plus fort depuis 15 ans. Cette croissance permet de franchir plusieurs caps symboliques : celui des 25 millions de chambres et appartements commercialisés dans le monde ; celui des 8 millions disponibles en Europe et celui presque atteint des 7 millions d’hébergements hôteliers en Asie-Pacifique. Si les tendances anciennes se prolongent, un nouveau territoire de développement apparaît comme une évidence, le continent africain dans son ensemble, qui prend aujourd’hui le relais de l’Amérique latine.

Pour plus d'information, consultez la deuxième partie de cet article.

L’offre hôtelière dans sa version étendue – incluant les formules « extended stay » américaines et résidences hôtelières européennes – a franchi au 1er janvier 2017 le cap des 25 millions d’unités commercialisables. Le rythme de cette augmentation de capacité (+3,6% entre 2016 et 2017) suit peu ou prou celui du volume des flux de voyageurs internationaux. Pour mémoire, il a été de 4% sur l’année 2016 avec 1,2 milliard de flux internationaux répertoriés par l’OMT.

Le premier enseignement est déjà qu’au niveau mondial la croissance des autres formules d’hébergement marchand, notamment représentées par les plateformes collaboratives, n’a pas freiné le développement des capacités hôtelières. Pour autant, il faut regarder plus en détail, l’évolution du parc continent par continent, pour s’apercevoir que les pays déjà matures en matière d’équipement progressent largement moins vite que les «nouveaux territoires». De fait l’Amérique du Nord et l’Europe se contentent de 1% de hausse nette de leur parc. Le solde entre les ouvertures et les fermetures reste positif, mais il s’agit davantage d’un renouvellement de l’offre, du remplacement d’établissements qui ne peuvent pas suivre l’évolution des besoins par des formules plus adaptées aux comportements des clients du XXIème siècle. En soi, cette transformation est positive car elle vise à développer l’offre en direction notamment des « millennials », cette Génération Y qui va progressivement remplacer les baby boomers comme acteurs de la consommation hôtelière. Il est symptomatique de voir la quasi-totalité des groupes hôteliers développer de nouvelles enseignes typiquement générationnelles.

L’Amérique latine et les Caraïbes, hier encore boostés par les grands événements sportifs du Brésil, revient à un rythme plus raisonnable, avec 2% d’offre supplémentaire. Les difficultés économiques rencontrées par ce pays n’incitent pas à prolonger le mouvement, même s’il s’agit davantage d’une pause dans l’esprit des développeurs en attendant une plus grande stabilité politique. Les pays voisins – Pérou, Colombie, Equateur – malgré un réel sursaut de croissance économique n’ont pas la même dimension qui justifierait un formidable développement de capacité. Le moteur de croissance asiatique ne baisse pas de régime. Cette formidable augmentation (+9,2%) est à mettre sur le compte de l’activisme des groupes hôteliers asiatiques qui sont une nouvelle fois partis à la conquête des grandes agglomérations avec des produits hôteliers rénovés et touchant davantage le milieu de gamme que l’économique. C’est en soi le signe d’une évolution sociologique et économique de ces vastes territoires.

Pour autant, la « relative » surprise de l’année 2016 tient à la grande vague de nouvelles ouvertures qui concerne le continent africain et, plus accessoirement le Moyen-Orient. L’offre nouvelle bondit de plus de 5%. Les événements géopolitiques qui ont secoué l’Afrique du Nord ont conduit les développeurs à s’intéresser au reste du continent. Après une première phase qui a surtout concerné l’Afrique australe autour de l’Afrique du Sud, tous les autres pays sont désormais sous le regard attentif des investisseurs et des opérateurs. Les risques inhérents aux situations instables dans beaucoup de pays poussent à jouer la carte des partenaires locaux désireux de s’appuyer sur des marques internationales, voire aussi sur des concepts adaptés. La croissance est prometteuse si l’on suit la courbe de celle du PIB de certaines grandes nations africaines. Mais il faut s’attendre à ce qu’elle soit parfois chaotique selon les circonstances.

Si vous souhaitez accéder au dossier complet, retrouvez l'ensemble du bilan monde 2016/2017 sur notre store.

Cet article est réservé aux abonnés

Accédez à l'ensemble des contenus et profitez des avantages abonnés

J'en profite

Déjà inscrit ?

Un article

Achetez l'article

Un pack de 10 articles

Achetez le pack
Chargement...

Vous avez consulté 10 articles. Revenir à l'accueil ou en haut de la page.

Accéder à l'article suivant.

Inscrivez-vous pour ajouter des thèmes en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des catégories en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des articles en favoris. Connectez-vous gratuitement pour Vote pour la candidature.

Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ?