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Entretiens

Mossadeck Bally, Azalaï Hotels

Fondateur et P-dg du groupe Azalaï Hotels, Mossadeck Bally a été un pionnier dans l’industrie hôtelière en Afrique de l’Ouest depuis plus de deux décennies. Né à Niamey, au Niger, et ayant effectué des études en France et aux Etats-Unis, l’entrepreneur a créé le groupe Azalaï en 1994 avec l’acquisition du Grand Hotel de Bamako. Il a notamment été salué par la Banque Africaine de Développement pour son leadership optimiste et volontaire. Avec Hospitality ON, il revient sur les dernières actualités du groupe,

Quels sont vos objectifs en termes de développement ? Vers quels marchés vous tournez-vous ?

Nous prévoyons d'atteindre les 2 000 chambres en opération, pour 2 000 collaborateurs, d'ici 2020. Pour y arriver nous allons investir quelque 150 millions d'euros dans notre développement à travers l'Afrique. Notre réseau est actuellement composé de sept hôtels dans quatre pays de l'ouest du continent : le Mali, la Guinée-Bissau, le Burkina Faso et le Bénin. Plusieurs projets sont également en cours dans la région, et devraient voir le jour d'ici l'année 2018 : un hôtel de 135 chambres à Nouakchott en Mauritanie, un hôtel de 200 chambres à Abidjan en Côte d'Ivoire, un hôtel de 202 chambres à Dakar au Sénégal, un hôtel de 160 chambres à Niamey au Niger, un hôtel de 180 chambres à Conakry en Guinée. Nous sommes aussi en négociations pour un hôtel de 200 chambres à Lagos au Nigeria. A la fin de ces cinq années, quand nous aurons atteint une bonne base d'hôtels en Afrique de l'Ouest, nous souhaitons nous tourner vers d'autres zones du continent, comme l'Afrique Centrale et de l'Est. Ma vision serait que le groupe Azalaï soit présent dans l'ensemble des capitales des 52 états africains, mais ceci est une ambition à très long terme. Quels types de marchés vous intéressent ? Etant positionnés sur le segment affaires, nous regardons dans un premier temps les capitales. Si nous avons favorisé les destinations où il y avait peu de concurrence en termes d'hôtellerie aux standards internationaux pour enclencher notre développement, nous nous sentons désormais capables de nous lancer sur des marchés matures, où sont présentes plusieurs marques mondiales. C'est notamment ce que nous sommes en train de faire à Abidjan et à Dakar. En ce qui concerne les villes secondaires, je pense qu'elles ne sont pas encore assez développées en Afrique pour attirer nos clients business, sauf sur certains marchés comme le Nigeria. Quels modes de gestion utilisez-vous pour vous développer ? Nous avons commencé l'aventure Azalaï en faisant l'acquisition d'hôtels étatiques, comme le Grand Hôtel de Bamako et l'Indépendance Hôtel de Ouagadougou, puis nous nous sommes lancés dans la construction de nos établissements, avec l'Azalaï Hôtel Salam de Bamako. La prochaine étape sera la gestion hôtelière, alors que nous envisageons de vendre notre expérience et notre marque à des tiers. Nous restons alors attentifs aux opportunités dans ce domaine. Vous venez de signer un partenariat avec Worldhotels. Quels en sont les enjeux ? Notre adhésion au réseau Worldhotels va nous permettre de renforcer notre commercialisation à l'international et sur Internet. Actuellement, seulement 4% de nos réservations se font via les canaux électroniques (GDS, OTA...) et le reste en direct. Il est vrai que la distribution électronique n'est pas encore aussi développée en Afrique que sur les marchés matures, mais je pense que les habitudes vont changer dans la région et qu'elle représentera 15% de nos réservations d'ici cinq ans, notamment grâce à notre partenariat. Nos hôtels seront également mieux vendus à l'international et bénéficieront des 35 bureaux de ventes de Worldhotels dans le monde. Actuellement, plus de la moitié de nos clients sont en provenance d'Afrique et nous souhaitons faire venir des voyageurs d'autres continents. Enfin, alors qu'une bonne partie de notre chiffre d'affaires est réalisée grâce aux repeaters, notre objectif est de faire venir de nouveaux clients pour les fidéliser. Vous étiez présent à la Cop21, pour quelle raison ? Quel est votre engagement en faveur de l'environnement ? Nous étions présent à la Cop21 pour présenter notre projet pilote d'hôtel qui fonctionne à l'énergie solaire. Nous avons en effet réalisé une étude avec l'Agence Française de Développement et Orabank pour utiliser cette ressource à la place des générateurs qui alimentent nos établissements, afin d'éviter les dysfonctionnements de la distribution d'eau et d'électricité en Afrique. Nous avons donc investi 500 000 euros dans la rénovation de notre hôtel de Bissau, en Guinée Bissau, où le système solaire devrait être opérationnel au cours de l'année 2016. L'idée est de le dupliquer par la suite dans nos autres établissements, et ainsi protéger l'environnement tout en faisant des économies. Portefeuille d'hôtels en opération et en développement d'Azalaï Hotels

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