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Entretiens

Entretien avec Christophe Sauvage, directeur général associé d’Elegancia Hotels

A la tête, avec son associé Philippe Vaurs, d'un ensemble de 12 boutique hôtels parisien, Christophe Sauvage cherche désormais à faire exister la chaîne Elegancia Hotels, comme signature reconnaissable. Experte en matière de réhabilitation, la chaîne a déjà 6 projets bien avancés sous le coude.

Quel est aujourd’hui le portefeuille d’Elegancia Hotels ?

Il est composé de 12 établissements parisiens, que l’on peut qualifier de boutique hôtels de 23 à 48 chambres pour le plus grand. Ils sont tous le fruit d’une réhabilitation intensive pour leur donner un caractère original.Etes-vous propriétaires de tous ces établissements ?Il est vrai que nous avons une double vision patrimoniale et opérationnelle de notre métier. Au départ notre vocation est d’être propriétaire ou largement actionnaire dans chacun des établissements de la chaîne. Nos sommes aujourd’hui sollicités par des propriétaires pour les faire bénéficier de notre expertise en matière de réhabilitation d’un établissement et de commercialisation. Nous avons pris récemment des hôtels en gestion sans avoir investi, mais en ayant piloté les travaux. C’est le cas pour le Legend et l’Armoni, qui vient juste d’ouvrir ses portes.Comment définiriez-vous votre métier ?Avec Philippe Vaurs, nous sommes des hôteliers par tradition familiale et par formation. Nous avons une véritable passion pour ce métier en ayant développé un regard plus pointu que certains confrères qui se limitent à l’exploitation. Depuis que nous avons les moyens de le faire (après la cession de leur chaîne volontaire Elysées West Hotels à Hotusa – NDLR), nous investissons dans la création de nouveaux établissements. Chaque projet est une remise en question, une façon d’explorer d’autres thèmes en association avec des architectes et des architectes d’intérieur qui partagent notre état d’esprit. Il y a chez nous une véritable envie de nous démarquer.Vos nouvelles créations font souvent la une des magazines de déco par le parti pris assez radical, comme le Seven, le Hidden ou, plus récemment l’Hôtel O, décoré par Ora Ïto. N’êtes-vous pas devenu une hôtellerie plus «people» que rentable ? Cette volonté de nous démarquer n’est pas une fantaisie pour nous faire plaisir. Nous sommes très attentifs à la façon dont évolue la consommation hôtelière en répondant à une forte attente de segmentation des clients. Les résultats financiers de nos hôtels sont tout à fait à la hauteur du marché. L’originalité des thèmes nous permet d’atteindre une clientèle qui paie un bon prix moyen. En 2012, nous aurons réalisé un taux d’occupation de 87% à l’année, avec un prix moyen qui évolue de 180 à 280 euros selon les établissements.En faisant appel à des signatures du design, suivez-vous une mode qui renchérit le coût de construction ?S’il y a une mode, nous pouvons revendiquer de l’avoir en grande partie initiée. Par ailleurs, le soin que nous mettons à la décoration intérieure et à la qualité de la signature (Ora Ïto, Oscar Ono, Vincent Bastie, Paul Mathieu, Silvia Corrette, ou encore Julie Gauthron à l'hôtel Crayon…) augmente le coût de construction de moins de 20%. La valeur ajoutée et la communication qui suit les ouvertures nous font faire des économies en matière de publicité et commercialisation.Chaque hôtel ayant une personnalité très forte, Elegancia Hotels a-t-il une raison d’être en tant que chaîne ?La marque est une signature et traduit en partie le fait que nous commençons réellement à bénéficier d’une communauté de clients qui aiment l’esprit des hôtels et ont envie de les essayer tous. C’est aussi une façon d’exister sur Internet avec un site qui soit un portail sur tous les établissements. Nous sommes en train de le repenser, ainsi que les mini-sites des hôtels, pour faciliter la réservation. Nous parvenons à plus de 70% de ventes directes. Ce qui ne nous empêche pas d’être diffusés par les sites intermédiaires. Renforcer encore davantage notre notoriété facilitera la stratégie commerciale en allégeant les coûts de distribution.Allez-vous ajouter de nouvelles signatures à Elegancia Hotels ?A ce jour nous avons six projets en cours à plus ou moins long terme. Après l’hôtel Armoni de 45 chambres, près de la Porte Champerret, conçu avec Oscar Ono qui vient d’ouvrir, nous aurons le Félicien pour le mois de juin, avec la contribution d’Olivier Lapidus, un designer avant-gardiste, avec une piscine en sous-sol. L’an prochain, nous devrions ouvrir le premier «pocket palace», un micro hôtel avec uniquement des suites, qui revisite le code des palaces. Nous travaillons aussi sur un concept très original avenue Foch, un 4 étoiles de 47 chambres avec un véritable studio d’enregistrement, des pianos dans les suites et un partenariat avec les amplis Marshall, une référence dans le monde musical. A plus long terme, nous travaillons sur un autre projet dans le 1er arrondissement d’une trentaine de chambres et sur un 3 étoiles de 70 chambres proche de la République. Nous avons aussi un projet plus personnel et complètement différent, une forme nouvelle d’écolodge au Brésil, près de Fortaleza, avec des investisseurs locaux. La première réalisation Elegancia en dehors de Paris.

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