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Biarritz surfe sur ses nouveaux produits

• Le petit village de pêcheurs à la baleine est rapidement devenu une station balnéaire réputée et courue. Et il faut dire que pour les attirer, Biarritz a de nombreux atouts, au premier rang desquels la thalasso, le golf et le surf… • Mais pour la ville basque, tout cela n’est pas suffisant. Et elle est bien décidée à renforcer son le tourisme en misant sur une politique culturelle dynamique et le développement du tourisme d’affaires, proposant sans cesse de nouveaux produits afin de compléter son offre touristique. • Les projets et les travaux s’enchaînent donc avec un soin tout particulier porté à la préservation du patrimoine. Il n'est pas question pour Biarritz de dénaturer ses bâtiments historiques.

Dans la capitale européenne du surf, on ne trouve pas d’énormes com­plexes hôteliers. Pas plus que de barres d’immeubles ou autres constructions défigurant les villes. Et pour cause. La sta­tion balnéaire s’est dotée d’une politique d’urbanisme stricte, afin de préserver ses plus beaux sites, son environnement et son art de vivre. Alors plutôt que de détruire ce qui fait son histoire pour construire les infrastructures nécessaires au développe­ment de son tourisme, la ville réhabilite, rénove. On a pu l’observer avec l’ouverture le 9 juillet 2009 du Nouvel Etablissement des Bains, qui surplombe la Côte des Basques. Ce bâtiment, élément fort du patri­moine architectural de l’époque Art déco à Biarritz, a été reconstruit à l’identique. Suite à des éboulements de falaise, la municipalité avait été contrainte de le fermer au public durant 30 ans. Il a donc fallu conforter les falaises et sécuriser le site. Le bâtiment abrite aujourd’hui des équipements destinés aux usagers de la plage de la Côte des Basques sur trois niveaux : des consignes, des douches et des vestiaires publics, ainsi qu’un espace de restauration. Le poste de secours de la Côte des Basques, le siège de Biarritz Sauvetage Côtier, et les clubs et écoles de surf ont également installé leurs quartiers dans ce lieu à l’élégance des années trente.“Notre groupe familial possède dix hôtels et résidences hôtelières dans le Pays basque. Soit 833 chambres. Nos établissements tournent à 65% de taux d’occupation à l’année. Et nous sommes l’exemple qui illustre bien que le parc hôtelier de Biarritz a fait de gros efforts pour améliorer la qualité de son offre. Pour l’hôtel Président par exemple, que nous avons complètement restructuré entre décembre 2008 et juillet 2009, nous avons investi 12 millions d’euros pour l’acquisition et les travaux. Un effort de taille ! Mais aussi un investissement primordial au vue de l’évolution de la nomenclature. Il faut que la clientèle étrangère s’y retrouve. N’oublions pas que Biarritz est très proche de destinations beaucoup plus économiques telles que l’Es­pagne ou encore le Maroc. Alors nous devons miser sur la qualité. Et sur une offre complète et cohérente. Dans ce but, nous allons d’ailleurs tenter de faire passer notre Mercure Plaza situé en centre ville en 4 étoiles. Ce qui ne ferait selon nous que retranscrire sur le papier ce qui est déjà acquis en termes de qualité de prestation. D’ici mi-2011, si nous obtenons cette étoile supplémentaire, nous disposerions alors d’un trois et d’un quatre étoiles à 200 mètres l’un de l’autre. Ce qui rendrait notre offre plus lisible et plus complémentaire.”Et d’autres exemples viennent confirmer la politique volontariste de Biarritz en matière de rénovations respectant le charme d’antan des édifices historiques. Il suffit de regarder la Gare de Midi, le Casino municipal ou encore le Bellevue. Biarritz a choisi d’y installer trois sites de congrès. Derrière sa façade Art Nouveau, l'ancienne Gare du Midi abrite désormais un auditorium de 1.400 places. Quant au Casino Municipal, monument de style Art déco, exploité par le Groupe Barrière, emblématique de la ville depuis 1929, il dispose dans ses 12.000 m² de salles de conférence et de réception, d’un théâtre, de salles de jeux, d’une galerie com­merciale et d’une piscine d’eau de mer, avec vue sur l’océan. Quant au Bellevue, édifié à la fin du siècle dernier, il accueille mainte­nant des congrès jusqu'à 500 participants. Rénové et réouvert en 1999, il offre un lieu de prestige pour des réceptions et des repas de gala jusqu’à 1200 personnes.Ces choix de réhabilitation sont tout sauf anodins. Car si Biarritz a décidé de se munir de trois lieux d’accueil pour le tourisme d’affaires, c’est que la ville a mis l’accent depuis une dizaine d’années sur le dévelop­pement de ce segment. Il représente désor­mais la moitié de la clientèle du parc hôte­lier biarrot.Pour autant, la municipalité reconnaît qu'elle ne dispose pas d’importantes surfaces d’ex­positions et se prive ainsi de toute activité de salon. Biarritz a décidé d’agir. En février 2010, elle a ouvert la "Halle Iraty". Avec ses 8.000 m², ce site, stratégiquement situé à 300 mètres de l’aéroport international, à un km de la gare TGV, et à deux de l’autoroute A63, est en mesure d’accueillir des congrès de plus de 1500 participants. La cité basque peut se positionner sur le marché des salons. A ce jour, plus d’une douzaine d’évène­ments s’y sont déjà déroulés. "Il y a eu 12 salons, 4 grands dîners, 1 congrès, 1 expo­sition, 4 concerts… 70 000 personnes y sont entrées et tous les types de manifestations ont été testés. C’est ce que nous voulions. Tout tenter la première année. Nous sommes maintenant sereins quantà l’avenir de cette Halle, gérée, comme les trois autres salles, par Tourisme Biarritz”, affirme Olivier Lépine, directeur général de l'Office.Et les retombées pourraient être d’autant plus importantes que pour doper l’activité de cette Halle, l’Office du tourisme se lance dans la création de salons. "A ce jour, quatre sont programmés”, annonce Olivier Lépine. Le premier est prévu pour décembre. Le salon "Kado Bask" exposera tous les pro­duits réginaux "de la nourriture aux maté­riaux composite pour avion en passant par l’artisanat”. Suivra en mars 2011 le "1er salon de l’accueil en entreprise” , présentant les solutions ergonomiques, les mobiliers, les technologies et tout ce qui sera suscep­tible d’améliorer l’accueil dans les entre­prises, les administrations ou les ERP. Puis viendra le salon "Sport et Santé”. Biarritz, en tant que destination prisée par de nom­breux sportifs (surfeurs, golfeurs, rugby­men….) a organisé tout au long de l’année différents rendez-vous afin d’évaluer l’état de forme de chacun et de l’orienter vers la pratique physique correspondant à ses besoins. Ce salon sera donc un prolonge­ment de cette volonté de sensibiliser la population. Quant au dernier salon, Océanovation, il est programmé pour l’au­tomne 2011, au moment de l’ouverture de Biarritz Océan (voir l’encadré). On y trou­vera tout ce qui se rapporte à l’Océan en matière de recherche, de sport, de santé, d’environnement… De quoi affirmer une nouvelle fois le lien serré entre Biarritz et l’océan. Pour Olivier Lépine, "le but de Tourisme Biarritz n’est pas de s’enrichir avec cette nouvelle activité, mais de créer du dévelop­pement économique pour la ville”, et aussi des nuitées supplémentaires pour les hôte­liers. Car tous ces salons devraient attirer du monde en dehors de la saison estivale, qui reste le moment fort pour le tourisme biar­rot. "Et cette année encore, ça se confirme”, note Roland Héguy, président de l’Umih 64. "Nous sommes même sur une courbe ascen­dante. Biarritz a affiché cet été un taux d'occupation de ses hôtels, toutes catégories confondues, en hausse de 7 % pour juillet (85 %). Et alors qu’août 2009 était déjà à 93 %, août 2010 est monté à 94 %!”. "Et le mois de septembre s'annonce lui aussi très bon”, se réjouit Olivier Lépine.Mais la ville n’a pas attendu la Halle Iraty pour attirer du monde en dehors de cette saison haute. Depuis une dizaine d’années déjà, elle travaille à son attractivité durant les trois autres saisons, notamment grâce à une politique culturelle très dynamique. Aujourd’hui, 120 spectacles de danse, de théâtre, de musique et d’autres formes d’art sont donnés chaque année. "Et les trois quarts sont organisés entre septembre et juin”, précise Olivier Lépine. "Cette poli­tique culturelle engendre des milliers de nuitées, pour héberger les troupes et les visiteurs. Mais surtout, cela modifie profon­dément l’image de la ville”. Un changement apprécié par de nombreux hôteliers, dont Jean-Louis Leimbacher, directeur général de l’Hôtel du Palais : "Auparavant, nous fermions en dehors de la saison estivale. Il n’y avait plus rien à Biarritz ! Aujourd’hui, grâce au développement de la clientèle d’af­faires et à la motivation de la ville pour créer de nombreux rendez-vous culturels, je reste ouvert toute l’année, comme bon nombre d’établissements. Et le parc tourne autour de 60% de taux d’occupation à l’an­née, ce qui est tout à fait appréciable”.Une évolution qui a aussi eu d’autres consé­quences, notamment celle de permettre une amélioration qualitative de l’offre hôtelière de la ville. Corinne Cervaux, de la CCI, résume la situation : "il y a 15 ou 20 ans, Biarritz était une destination estivale uni­quement. Grâce à une volonté d’organiser des congrès et des séminaires, à une poli­tique culturelle volontariste mais aussi au travail réalisé pour augmenter les liaisons aériennes – rappelons qu’en dix ans, l’aéro­port biarrot est passé de 400 000 à 1 mil­lions de passagers-, la saison touristique a été allongée. Alors les établissements sont restés ouverts plus longtemps et ont gagné plus d’argent… Qu’ils ont pu investir dans des travaux”. Une douzaine d’hôtels de la ville se sont donc lancés dans des mises aux normes, mais aussi et surtout des remises au goût du jour, à l'instar du Président, Mercure de nouvelle génération. "Entre 96 et 2003, le parc hôtelier avait déjà entamé une vague de travaux. Aujourd’hui, il ne s’agit donc pas tant d’une remise à niveau que d’une véritable volonté d’améliorer encore la qua­lité de l’offre, de proposer de nouveaux produits et de coller au plus près des attentes de la clientèle, notamment interna­tionale. Pour ne citer qu’eux, avant les derniers travaux, le Windsor et le Café de Paris avaient déjà était totalement refait il y a 6 ou 7 ans. Cela prouve le dynamisme de l’ensemble des acteurs du tourisme biarrot et c’est très positif pour l’image de la ville”, se réjouit Olivier Lépine.Chiffres clés - Superficie : 1 165 hectares, - Population : 28 887 habitants, - Frontière espagnole : 30 km - 120 spectacles / an - Plus d'un million de passagers à l'aéroport en 2009 - 4 muséesAu Pays basque : - 8.5 jours, la durée moyenne d’un séjour au Pays basque - 46.3% de primo-visiteurs et 53.7% d’habitués - 50.4% en famille, 35.3% en couple - 33 000 touristes/jour en Pays basque Encadré / Biarritz Océan : le grand bleu à l’honneurEn 2011, Biarritz élargit son offre touristique avec l’ouverture de Biarritz Océan, une entité comprenant la toute nouvelle la Cité de l’Océan et le Musée de la Mer agrandi.Biarritz et l’océan sont des intimes. C’est autour de lui que la ville basque a construit sa culture et son économie. Depuis la chasse à la baleine jusqu’au tourisme et au surf. Il était donc logique qu’elle lui consacre un site de taille. Ce sera désormais le cas avec l’ouverture prévue au printemps prochain d’un véritable espace ludo-scienti­fique : Biarritz Océan. Ce lieu se divisera en deux entités : le Musée de la Mer, en cours d’agrandissement et la cité de l’Océan, construite pour l’occasion. Logé dans un bâtiment Art-déco datant de 1933, le Musée de la Mer propose aujourd’hui une vitrine de la faune et de la flore du Golfe de Gascogne. Après les travaux, il doublera sa superficie, passant de 3 500 à 7 000 m². De nouveaux équipements feront donc leur entrée. Parmi eux un atelier pédagogique et multimédia pour les groupes scolaires (100 m²), 25 aquariums, dont deux grands bassins (300 et 1 500 m3) et un lagon Caraïbes de 120 m3 et 11 m de long. De quoi réjouir le grand public, mais aussi développer de nouvelles oppor­tunités pour les chercheurs puisque depuis 2008, le Musée de la Mer est devenu centre de recherche et de formation sur les "Risques côtiers”.La Cité de l’Océan, elle, s’installe dans un bâtiment construit par l’architecte New Yorkais Steven Holl. Un professeur sympathique, entre Nimbus et Tournesol, y invitera les visiteurs à découvrir l’océan en tant qu’être vivant qui naît, qui a un corps, des rythmes, des sautes d’humeur…L’ensemble de ces deux entités devrait être un levier majeur pour le développement économique, scientifique mais aussi touristique de la ville. Avec 450 000 visiteurs attendus tout au long de l’année (contre 230 000 aujourd’hui pour le seul Musée de la Mer), la Cité de l’Océan et le musée de la Mer devraient engendrer un supplé­ment d’attractivité et d’activité et les partenariats engagés autour de Biarritz Océan permettront à la ville de compléter son offre de tou­risme d’affaires et de congrès.Roland Heguy, président de l’Umih64Pensez-vous que le parc biarrot présente une offre satisfaisante ? Le parc hôtelier de Biarritz propose une offre com­plète et équilibrée. Nous disposons d’hôtels de toutes catégories et les chambres sont réparties de manière équitable. C’est surement l’un des élé­ments qui nous a permis de bien passer la crise, et cela sans casser les prix. Nous nous sommes tou­jours interdit de le faire. Tous les hôtels s’y sont tenus et nous avons eu raison puisque les touristes ont répondu présents. Et pour les satisfaire, nous avons continué de mettre l’accent sur la qualité de l’offre, et l’accueil. De l’arrivée des touristes (en train, en avion ou en voiture) jusqu’aux hébergements, en passant par les commerces, mais aussi les lieux non marchands tels que les rues ou les plages, l’accueil doit être irréprochable. La municipalité a donc sensibilisé l’ensemble des acteurs de cette chaîne par l’intermédiaire de l’Office du tourisme et tout le monde a suivi, conscients de l’importance de voir les clients repartir satisfaits.Et tous les travaux entrepris ces dernières années signifient-ils que les hôteliers continuent de travailler à la qualité de leur offre ? Il est vrai que pour coller au plus près des attentes de la clientèle, le parc hôtelier biarrot a subi de nombreux travaux ces 4 ou 5 dernières années : des mises aux normes bien sûr, mais aussi des rénovations importantes. Pour ne citer qu’eux, le Tonic Hôtel 4*, le Biarritz 3*, l’Oxo 2*, le Président 3*, Escale Océania 3*, Tulip Inn3*, le Florida 3*, l’Hô­tel Radissson 4* ou encore le Windsor 3*, mon propre hôtel, ont profité d’importantes rénovations ou réaménagements. Cela engendre forcément une montée en gamme de l’offre et c’est très bon pour l’image de la destination.Les travaux sont nombreux à l’intérieur des hôtels mais la ville, elle, a su conserver son architecture d’origine. Un avantage ou un frein pour le tourisme ? Les politiques ont fait un choix courageux. Alors qu’il y a une quinzaine d’années, on expliquait partout qu’il fallait des hôtels d’au moins 300 chambres pour attirer la clientèle d’affaires et que les tentations étaient nombreuses de construire toujours plus et ce n’im­porte où… La ville, elle, a refusé de répondre à l’appel de ces sirènes. Elle a tenu à res­pecter son environnement et son patrimoine architectural. Aujourd’hui, les touristes sont ravis de venir dans un lieu préservé, où la nature, l’histoire et les traditions sont respec­tées. Et puis, lorsque l’on vit dans un lieu où une grande partie du tourisme repose sur l’océan, on a tout intérêt à faire attention à son environnement ! Jean-Louis Leimbacher, directeur général de l’Hôtel du Palais“Nous avons la chance de dis­poser d‘une notoriété interna­tionale. Il faut dire que nous sommes l’un des seuls palaces de la Côte atlantique. Ce qui n’a pas toujours été le cas puisque dans les années 20, Biarritz en comptabilisait une dizaine. Et il y en avait encore deux dans les années 60. Ce qui était très positif pour l’image de la ville. Avoir plusieurs palaces, cela crée une dynamique appréciable. Mais aujourd’hui, il ne reste que nous et nos 153 chambres et 30 suites. Et notre clientèle, depuis une quinzaine d’années, se divise en deux : la clientèle de tourisme d’agrément, et puis la clientèle de tourisme d’affaires, qui avec son arrivée, nous a permis d’ouvrir à l’année. Et pour consolider cette ouverture per­manente, nous développons maintenant une nouvelle clientèle axée sur le bien-être grâce à l’ouverture en 2006 de notre spa avec piscine intérieure de 3 000m². Et pour que l’hôtel soit toujours à la hauteur des attentes de sa clientèle, nous sommes en perpétuelle rénovation. Depuis 20 ans, toutes les chambres ont été refaites et nous recommençons déjà. Et puis l’année dernière, nos restaurants ont été refaits égale­ment. Cela nous permet de satisfaire notre clientèle et d’obtenir un taux d’occupation à l’année de 60%, avec plus de 90% en juillet-août. ”Regis Pron,directeur du George VI“Nous avons repris l’hôtel en début d’année. Les résultats sont déjà bons puisque cet été, nous avons atteint 60% de taux d’occupation. Lorsque nous l’avons récupéré, il était neuf mais ne tournait pas très bien. Nous avons donc tout repris à zéro et grâce à une forte présence sur les centrales de réservation, nous nous sommes constitués une clientèle faite à 75% d’étrangers. Notamment des Finlandais, ramenés par la nouvelle ligne aérienne qui avait été mise en place cet été. On se rend bien compte que plus il y a de destinations reliées directement à notre aéroport, et plus la clientèle étrangère est importante. Il est primordial que la ville continue à travailler dans ce sens. Et parallèlement, nous travaillons au développement de notre clientèle Affaires. Pour ce faire, nous nous appuyons bien sûr sur ce qui est généré par la ville (congrès, salons, etc.) mais aussi et surtout sur le tissu économique local. J’ai toujours travaillé ainsi et compte continuer à le faire. Les entreprises du coin ont sans cesse des besoins. Des petits colloques, des collaborateurs à héberger… Mon but est donc de me faire connaitre d’eux et de devenir un partenaire privilégié ”Jacques Aiglon, directeur général du Radisson Blu Hotel Biarritz“Ouvert il y a neuf ans, notre hôtel de 150 chambres est la dernière grosse ouverture de Biarritz. Et nous avons de très bons résultats puisque notre taux d’occupation à l’année est supérieur à 60%. D’ailleurs, 2009, malgré la crise, a été notre meilleure année. Ce qui me rend très optimiste concernant la suite ! Et pour continuer à amé­liorer notre établissement, nous avons réaménagé notre terrasse. Avec ses 1 300m², sa piscine, son restaurant et son bar qui offrent un vue splendide sur la côte basque, elle est l’un des atouts majeurs de l’hôtel. Seulement face à l’océan, c’est assez ven­teux ! Alors, pour pouvoir profiter du lieu toute l’année, nous avons installé un toit en lames amovible. On peut l’ouvrir totalement et en faire une sorte de pergola, ou le fermer pour obtenir un toit étanche, ou encore orienter les lames d’un côté ou de l’autre, pour se protéger du soleil ou du vent. Nous avons également ajouté des parois en verres montées sur rails et donc totalement amovibles autour de notre restaurant. On peut maintenant y manger tranquillement, quelle que soit l’heure de la journée ou l’époque, tout en profitant de ce panorama incroyable.”Eric Menta, Directeur Général du groupe hôtelier Ségéric“Notre groupe familial possède dix hôtels et résidences hôtelières dans le Pays basque. Soit 833 chambres. Nos établissements tournent à 65% de taux d’occupation à l’année. Et nous sommes l’exemple qui illustre bien que le parc hôtelier de Biarritz a fait de gros efforts pour améliorer la qualité de son offre. Pour l’hôtel Président par exemple, que nous avons complètement restructuré entre décembre 2008 et juillet 2009, nous avons investi 12 millions d’euros pour l’acquisition et les travaux. Un effort de taille ! Mais aussi un investissement primordial au vue de l’évolution de la nomenclature. Il faut que la clientèle étrangère s’y retrouve. N’oublions pas que Biarritz est très proche de destinations beaucoup plus économiques telles que l’Es­pagne ou encore le Maroc. Alors nous devons miser sur la qualité. Et sur une offre complète et cohérente. Dans ce but, nous allons d’ailleurs tenter de faire passer notre Mercure Plaza situé en centre ville en 4 étoiles. Ce qui ne ferait selon nous que retranscrire sur le papier ce qui est déjà acquis en termes de qualité de prestation. D’ici mi-2011, si nous obtenons cette étoile supplémentaire, nous disposerions alors d’un trois et d’un quatre étoiles à 200 mètres l’un de l’autre. Ce qui rendrait notre offre plus lisible et plus complémentaire.”

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