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TourInvest 2015 : L’impact sur la stratégie d’une destination des investissements liés à un évènement mondial

Les candidatures de grandes métropoles aux JO, aux Mondiaux, aux Expos... conduisent à planifier de nouveaux équipements qui vont accélérer l'aménagement territorial, mais qui doivent trouver une seconde vie après l'événement. TourInvest 2015 a accueilli des villes-hôtes actuelles, passées et candidates, qui ont partagé les clés du succès et les écueils à éviter.

René Collin, Ministre du Tourisme de Wallonie

Le tourisme en Wallonie représente 6,12% du PIB et les dépenses annuelles en hébergement s'élèvent à 231,5 millions d'euros. La région est une destination majeure pour les clientèles de proximité, soit les Néerlandais et les Flamands, et nous observons une progression constante des visiteurs français, allemands, ainsi que des touristes extra-européens, notamment en provenance des nations émergentes. Nous avons par exemple des liaisons régulières avec plusieurs provinces de Chine. Les trois quarts de notre industrie tournent autour du tourisme de loisirs, mais le secteur MICE se développe également dans les villes comme dans les régions plus rurales. Mons a bénéficié du statut de Capitale Européenne de la Culture en 2015. Il est important de noter que la ville, qui compte à peine 100 000 habitants et 500 000 dans son agglomération, accueillait déjà près de 1,6 millions de visiteurs avant l'évènement. Ce statut de Capitale Européenne de la Culture a été un levier de développement économique, de création d'emploi et de développement de nouvelles infrastructures. Nous avons désormais plus d'hôtels dans la ville, ainsi qu'un Palais des Congrès. En partant de la Culture, nous avons été en mesure de générer des résultats économiques. En ce qui concerne ce type d'évènement d'envergure internationale, le seul fait d'entrer dans cette démarche fédératrice a des résultats sur les villes en termes d'investissements et de développement du territoire. C'est ce que nous avons pu constater avec la candidature de Liège pour l'accueil d'une Exposition en 2017. Bruno Goval, Directeur de l'Office du Tourisme de Lille Avant d'obtenir le statut de Capitale Européenne de la Culture en 2004, Lille avait connu une métamorphose complète, notamment avec la création du quartier Euralille. A l'époque, nous avions créé un comité pour réfléchir à des projets visant à mettre en avant l'agglomération, notamment en candidatant pour l'accueil d'une exposition universelle. Même si nous n'avons pas été reçus, une telle démarche nous a permis de gagner deux années de communication dans le monde entier, et de mieux comprendre comment préparer nos dossiers. Nous avons par la suite retenté l'expérience avec succès pour devenir Capitale Européenne de la Culture en 2004. La manifestation a été un véritable succès, avec près de 9 millions de visiteurs accueillis et 193 villes de la région concernées par ses retombées. Alors qu'il aurait été dommage de se contenter de cette réussite, nous avons décidé de continuer à accueillir des évènements tous les deux/trois ans, notamment avec Lille 3000. Cela nous a permis de renforcer notre notoriété auprès des touristes internationaux, qui choisissent désormais la ville pour des weekends et des courts séjours, et d'augmenter leur part dans la fréquentation de la ville. Nous avons ainsi observé une progression de 3% à 4% des nuitées hôtelières sur les dernières années. Le milieu économique est très concerné par l'accueil d'évènements, car au-delà de l'aspect culturel et touristique, c'est un levier économique : aujourd'hui les entreprises hésitent de moins en moins à s'installer dans la région.François Navarro, Directeur Général du Comité Régional du Tourisme de Paris Ile-de France L'Ile-de-France a besoin d'accueillir de grands évènements comme l'Exposition Universelle de 2025 et les Jeux Olympiques de 2024, car nous devons systématiquement créer une urgence pour les visiteurs de venir dans la région et donner un coup de projecteur sur la destination. C'est d'autant plus important que nous sommes aujourd'hui dans une guerre industrielle avec nos concurrents, et amis, tel Londres. Le tourisme en Ile-de-France représente 500 000 emplois et 21 milliards de retombées économiques et si l'organisation d'un évènement de ce type nous échappe, cela signifie des emplois et des retombées en moins pour la destination. En ce qui concerne l'offre hôtelière dans la région, avec 150 000 chambres en Ile-de-France, nous avons une capacité suffisante pour l'accueil des Jeux Olympiques et de l'Exposition Universelle, par rapport à ce qui est demandé par les comités d'organisation. Toutefois, de nouveaux développements seront certainement nécessaires car nous ne savons pas encore à quoi ressemblera notre hôtellerie dans une dizaine d'années. L'enjeu concerne davantage les transports, avec le Grand Paris et le CDG Express, et si notre candidature est retenue, nous allons gagner du temps sur ces sujets. A terme, l'objectif n'est pas d'accueillir plus de visiteurs, mais de mieux les accueillir et de desserrer l'étau de la capitale par le Grand Paris. 25 milliards de retombées économiques sont attendues pour l'Expo 2025, soit plus que pour les Jeux Olympiques dont la portée sera davantage parisienne que française.

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