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Enquêtes

Quelles perspectives pour les destinations MICE européennes ?

La pandémie de Covid-19 n’a pas épargné la filière du tourisme d’affaires qui est généralement la première à annoncer les prémices d’une transformation. L’épisode sans précédent que l’Europe et le monde traversent ne fait pas exception puisque les salons et congrès ont été principalement les premiers à interrompre leurs activités. En termes de destination MICE, l’Europe est la plus dynamique, loin devant l’Amérique du Nord et l’Asie.

Dans le top 10 des villes hôtesses de conférences et salons, publié chaque année par l’ICCA (International Congress & Convention Association), 8 destinations sont européennes ; à commencer par Paris suivie de Lisbonne, Berlin, Barcelone et Madrid. Cette domination est une force pour diversifier les sources d’activités et
permettre une remise en mouvement, en Europe, à une période où les vols longs courriers sont encore  suspendus en majorité.

En France, en 2018, le secteur représentait 32 milliards d’euros de retombées économiques selon une étude commanditée par Atout France, l’OTCP, l’association Lévénement, l’Unimev, la Banque des Territoires, la DGE ainsi que le Ministère de l’Economie et des Finances et le Ministère de l’l’Europe et
des Affaires Etrangères. En 2019, selon Atout France, la branche investissait 450 millions d’euros.
La branche du tourisme d’affaires est d’autant plus importante qu’elle irrigue directement plusieurs secteurs
en amont et en aval de son activité : Transporteurs (avions, trains, cars mais aussi taxis et VTC), hébergements marchands ainsi que sous-traitants type traiteurs, professionnels de la sonorisation, de la décoration, etc. ; sans oublier les destinations elles-mêmes qui bénéficient de la présence de visiteurs
fréquentant les lieux de sorties et de visites.

La branche du tourisme d’affaires est d’autant plus importante qu’elle irrigue directement plusieurs secteurs en amont et en aval de son activité : Transporteurs (avions, trains, cars mais aussi taxis et VTC), hébergements marchands ainsi que sous-traitants type traiteurs, professionnels de la sonorisation, de la décoration… ; sans oublier les destinations elles-mêmes qui bénéficient de la présence de visiteurs fréquentant les lieux de sorties et de visites.

Quel impact de la crise du Coronavirus sur les destinations Européennes affaires majeures ?

En dehors de quelques « accidents de parcours » localisés et ponctuels, les premières destinations affaires européennes étaient sur des dynamiques de croissance positives.

Paris, la défense et Paris nord Villepinte stoppées dans leur Élan

Côté offre hôtelière, après avoir stagné au cours des deux dernières années, l'offre de chaîne intégrée de l'agglomération parisienne (périmètre INSEE) a repris en 2018 par une augmentation nette de +1 399 chambres sur l'année (+1,4 %). Officiellement née en 2016, la Métropole du Grand Paris ambitionne de maintenir la destination parmi les plus attractives au monde. Le projet couvre un territoire qui abrite 7 millions d’habitants et donnera, à terme, une forte impulsion au développement des transports en commun permettant le développement de nouvelles destinations en Île-de-France grâce aux raccourcissements des temps de parcours. C’est notamment le cas pour le plateau de Saclay qui se rapprochera significativement de Paris.

Par ailleurs, la région abrite 22 sites d’exposition et de congrès qui ont générés 5 milliards d’euros de retombées économiques pour la destination en 2018. Les voyageurs venus pour affaire en Île-de-France que ce soit pour assister à des congrès ou à des salons ont généré 4,1 millions de nuitées dont 64 % étaient le fait de clientèles internationales.

Après deux années difficiles (2015 et 2016) marquées par des attentats, qui restent dans la mémoire collective et 2018 marquée par la crise des gilets jaunes, prolongée en 2019 ; les performances continuaient malgré tout de progresser.

Mais la crise sanitaire de 2020 a mis fin à cette tendance avec performances qui s’annonçaient prometteuses au regard des deux premiers mois de l’année. En effet, à Paris, le RevPAR en Janvier 2020 atteignait 106,71 € HT et 91,35 € HT en Février deux valeurs alors supérieures à Janvier et Février 2017 et 2018.

Les hôteliers du quartier de La Défense très fortement irrigués par le tourisme d’affaires étaient également sur une dynamique positive avec des performances en Janvier 2020 supérieures à celles de Janvier 2019.

La tenue d’événements biannuels en 2019 comme le Salon du Bourget avait permis aux hébergeurs de faire grimper leurs tarifs après une année 2017 moins satisfaisante. Là encore, Janvier 2020 annonçait le départ d’une belle année avec un RevPAR à 58,99 €.

Lisbonne pariait sur le tourisme d’affaires

Riche en offre culturelle et très attractive en termes de rapport qualité-prix, Lisbonne jouit d'une excellente image dans le tourisme de loisirs comme dans le tourisme d'affaires. En effet, la capitale du Portugal bénéficie de la présence de diverses infrastructures et de lieux de grande capacité pour accueillir la clientèle d'affaires. Afin de stimuler l'économie, Lisbonne et son secteur du tourisme ont mis l'accent sur ce type de clientèle et les privatisations ont permis à la ville de se hisser dans le classement des meilleures villes pour l'organisation d'événements internationaux publié par l'ICCA. Aujourd'hui, Lisbonne

recueille environ 80 % des revenus du secteur MICE au Portugal. Grâce à la combinaison de la culture, des prix bas, du patrimoine historique, des infrastructures architecturales et d'un climat très favorable ; Lisbonne a réussi à attirer à la fois le tourisme de loisirs ainsi que le tourisme d'affaires. En 2018, l'aéroport Humberto Delgado de Lisbonne a vu transiter 29 millions de passagers aériens, soit une augmentation de 8,9 % par rapport à 2017. Au cours des trois dernières années, l’aéroport a accueilli plus de 9 millions de passagers. En raison de cette récente augmentation, la création à Montijo d'un autre aéroport civil ciblant les compagnies à bas prix, devrait permettre aux aéroports de Lisbonne de recevoir 50 millions de passagers après son ouverture prévue en 2022. Le réseau de transport va s’étendre également, avec le début des travaux d'extension de la ligne de métro entre Rato et Cais do Sodré pour former une ligne circulaire dans le centre-ville, dont la livraison est prévue en 2021. En outre, une extension de 2 km de São Sebastião à Amoreiras et Campo de Ourique a également été approuvée.

En termes d’offre, après avoir stagné en 2017, la capitale portugaise a enregistré une augmentation significative (+7,9 %) en 2018. 

L’impact de l’arrivée de nouvelles clientèles affaires au sein de la destination est clairement visible à partir de 2017 où les prix moyens ont très fortement progressé ; passant de 49,95€ HT en moyenne en 2016 à 84,68€ HT en 2017. Par ailleurs, la montée en gamme du parc hôtelier est également un facteur de progression des prix. Comme pour Paris, les deux premiers mois de 2020 lançaient une année de croissance avec un RevPAR à 59,60 € HT contre 45,99€ HT en janvier 2019 et 60,60 € HT en février 2020 contre 51,28€ HT en 2019. Ainsi taux d’occupation et prix moyens permettaient de tirer les revenus vers le haut.

Berlin en plein boom

Berlin est un hub majeur en Europe. En 2018, le nombre d'arrivées à l'aéroport de Schönefeld a augmenté de 11,2 % pour atteindre 34,7 millions, grâce notamment aux arrivées internationales, qui ont augmenté de près de 11 % (pour atteindre 25,5 millions de passagers).

Au cours des dernières années, une importante pénurie de bureaux est apparue à Berlin. En effet, chaque année, entre 30 000 et 40 000 personnes s'installent à Berlin pour travailler dans des start-ups mais aussi dans des entreprises multinationales. Or, le taux de vacance de bureaux est tombé à 2 % en 2018 contre 10 % il y a dix ans. Actuellement, au moins 500 000 à 600 000 m² de nouveaux bureaux sont en construction, mais cela pourrait ne pas résoudre le problème car ces nouvelles surfaces sont presque toutes déjà prélouées. Ce contexte est ainsi favorable à la demande future d'hôtels.  

En 2018, Berlin a vu l'extension de son parc d'affaires notamment avec la location de 42 000 m² pour le siège de Zalando. De plus, depuis la fin 2019, sur le plan culturel, le nouveau City Palace au centre-ville de Berlin a accueilli des collections d’œuvres non européennes ainsi qu'une partie de la bibliothèque de l'université Humbolt .

A courts termes, un nouveau centre commercial de 84.000 m² devrait également être construit, ainsi que 60.000 m² d'hôtels et une extension de la ligne de métro existante U5 de trois stations est réalisée pour relier à la ligne U55 à la station Alexanderplatz ; devrait voir le jour. Ce projet vise à faciliter l'accès aux transports publics vers l'est de la capitale (livraison prévue pour 2020).

Au 1er janvier 2019, Berlin accueillait 45 650 chambres de chaînes et a vu son offre augmenter de pour un gain net de 2 159 chambres par rapport à 2018. L'offre dans la capitale continue de croître malgré un déclin en 2015 et 2016. En effet, durant cette dernière décennie, le nombre de chambres de chaîne disponibles à Berlin a presque doublé.

En termes de performances, le RevPAR de Berlin a augmenté de +7% en 2018, après une croissance plus modérée de +2,2% en 2017. Cette augmentation est due à la hausse conjointe des TO (+1,6 point) et des PM (+4,8 %). Le segment le plus dynamique a été le segment milieu de gamme (+7,8 % de croissance du RevPAR), mais tous les segments ont bien performé, avec une augmentation de plus de 6 % sur l'année. Le segment haut de gamme a également enregistré une forte croissance (+6,8%) grâce à la croissance des TO (+2,5 points). Dans un contexte de forte croissance de l'offre, le RevPAR de l'hôtellerie économique (+6.2%) a été tiré par la hausse des PM, les chaînes maintenant un niveau de qualité élevé, alors que les TO ont stagné.

Le marché berlinois démarrait l’année 2020 en croissance avec le TO de janvier le plus élevé depuis 2015 63,92% pour un RevPAR à 59,21€ HT soit +6,7% par rapport à 2019. Idem pour février où ce sont, par ailleurs, les prix qui ont permis aux hôteliers de maintenir leur progression de RevPAR de + 4,5%.

Barcelone face au ras le bol du tourisme

Capitale de la Catalogne, Barcelone est l'autre grand pôle économique du pays après Madrid. Outre les principaux secteurs d'activité, notamment la finance, le commerce international, les médias et les arts ; la ville est également l'un des principaux ports de la Méditerranée pour le trafic commercial, ainsi que pour l'industrie des croisières. Autre indice d’attractivité, en 2018, l'aéroport a enregistré plus de 50 millions de passagers (+6,1 % par rapport à l'année précédente).

Barcelone s'est imposée comme l'une des principales destinations du tourisme urbain en Europe. Avec neuf bâtiments inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, la ville possède un riche patrimoine architectural et culturel qui lui permet d'attirer un nombre croissant de voyageurs de loisirs. En effet, une demande soutenue a permis au tourisme de loisirs de représenter 70 % de la demande hôtelière en 2018, contre 50 % en 2014. Ce phénomène s'explique également en partie par les effets de la crise constitutionnelle de 2017-2018 sur la demande de congrès et de conventions (MICE), et de clients individuels affaires.  En effet, le référendum et les manifestations qui ont suivi ont mis à mal le tourisme d'affaires tout au long de l'année 2018.  De plus, la récente poussée de l'offre de plateformes locatives privées (AirBnB, HomeAway...) a, sans doute, renforcer cette tendance à la baisse, tout en causant des nuisances pour les résidents (bruit, hausse des loyers...). D’ailleurs, ce phénomène a suscité un débat politique sur les plates-formes privées de location qui a déclenché une discussion plus large sur l'opportunité de restreindre le tourisme à Barcelone. En raison de ces préoccupations, la municipalité a adopté une loi en 2017 pour geler la construction de nouveaux hôtels dans le centre-ville et l'octroi de licences pour les nouvelles locations de logements touristiques. Les projets qui étaient déjà en cours de réalisation au moment de l'adoption de cette loi ont été exemptés de ce gel, de sorte que les effets de la loi sur l’offre ont été légèrement différés.

Malgré ces récentes évolutions réglementaires, l'offre de chaîne a encore connu une croissance de 1,4 %, atteignant 316 chaînes hôtelières et 36 785 chambres, au 1er janvier 2019.

La demande des entreprises ayant chuté à la suite du référendum, les performances hôtelières de Barcelone ont baissé en 2018 : Le RevPAR, toutes catégories confondues, a baissé de 3,4 %. Les hôteliers ont dû ajuster leurs tarifs (-3,0 % en ADR) pour contenir la baisse du taux d'occupation, qui n'a baissé que de 0,3 point en moyenne. A noter que malgré la tendance baissière, les segments économique et milieu de gamme ont enregistré une croissance significative du taux d'occupation : respectivement +2,1 et +0,6 points. Cependant, seul le segment économique a réussi à réaliser une croissance positive en 2018 (+3,0 % RevPAR) ; les autres catégories ayant connu des baisses. Les hôtels haut de gamme et luxe ont été le plus touché : leur RevPAR a baissé de 6,5% en glissement annuel.

La capitale catalane, ne dérogeant pas à la tendance en Europe, était en progression en janvier 2020 par rapport à janvier 2019 + 4,2% de RevPAR grâce à un TO stable à +0,2 point et un prix moyen en hausse de +3,8%. L’annulation du Mobile World Congress qui devait se tenir du 24 au 27 février a directement impacté le taux d’occupation et les prix moyens : -11,6 points d’occupation et – 7,5% de prix moyen par rapport à février 2020.

Madrid, culture et business

La capitale espagnole est le siège de nombreuses grandes entreprises, dont des multinationales. L'économie de la ville repose principalement sur le secteur des services (financiers, bancaires, services aux entreprises) et la logistique. Elle est l'une des principales portes d'entrée de l’Espagne avec l'aéroport Madrid-Barajas qui a enregistré 57,9 millions de passagers en 2018 (+8,4 % par rapport à 2017), dont 28% d'arrivées nationales et 72 % d'arrivées internationales. Madrid dispose également d'un grand centre de congrès, la Feria de Madrid, qui a une activité semestrielle et dont les années impaires sont les plus fortes ; ce qui se répercute sur les arrivées et les performances hôtelières enregistrées dans la capitale. En 2018, le projet de rénovation urbaine "Madrid Nuevo Norte" a enfin reçu le feu vert des autorités après 25 ans de paralysie. Ce grand projet vise à installer un nouveau centre financier - et quelques zones résidentielles - juste à côté de la gare Chamartin, qui se trouve à l'ouest de l'aéroport et au nord du centre-ville. 241 700 nouveaux emplois sont attendus. Cependant, les autorités régionales et les partiesprenantes sont encore en train de mener à bien les procédures administratives nécessaires.

En 2018, bien qu'encore marginal dans l'offre globale de la ville, le segment économique a enregistré une 4ème année consécutive de croissance à deux chiffres du RevPAR. Il a, en effet, progressé de 10,7% grâce à la hausse des taux (+5,6%) et de l'occupation (+3,4 points).

Le marché hôtelier madrilène démarrait bien l’année 2020 avec un RevPAR atteignant 77,77€ HT en janvier (+3,4% par rapport à janvier 2019) et 91,46€ HT en février (+4,5% par rapport à l’année précédente cette fois poussés par une hausse des prix moyens de +6,1%).

Vienne, au centre de l’Europe

La capitale de l'Autriche, dotée d'un patrimoine culturel artistique et intellectuel, a vu naître de grands noms de la musique, de l'art et de la science, tels que Mozart, Klimt et Sigmund Freud. De plus, les nombreux palais impériaux, musées et résidences historiques sont attractifs auprès des visiteurs de loisirs. En outre, la ville bénéficie de la qualité de ses infrastructures telles que son port fluvial, ses autoroutes assurant une liaison vers l'Allemagne, les autres pays d'Europe centrale, l'Italie et vers les Balkans.

Vienne, grande ville européenne de tourisme d'affaires, est un lieu de rencontre international majeur. De plus, diverses organisations mondiales s'y sont installées, telles que l'Agence internationale de l'Energie Atomique (AIEA), l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) et l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP). Ces organisations et les différents sites de tourisme d'affaires, dont les 3 centres de congrès de Vienne, font de la ville un centre MICE. En effet, la capitale autrichienne est sur le podium du classement ICCA des villes accueillant des congrès internationaux ; événements générant ainsi une forte activité hôtelière.

La ville entreprend actuellement un projet de rénovation et d'extension de son réseau de métro, afin d'améliorer les conditions de circulation. Les travaux, qui se déroulent en plusieurs phases, devraient s'achever en 2026. D'autres projets de soutien au développement des infrastructures commerciales de Vienne sont en cours dans le quartier Erdberger Mais / Aspanggründe et dans la ville de Donau.

 

Le marché viennois poursuivait sur sa lancée avec des performances en progression sur les 2 premiers mois de l’année par rapport à 2019 durant la même période. En janvier : +4,7 points de TO et un RevPAR en progression de +16,3% pour atteindre 64,34€ HT. En février : +4% de RevPAR (61,41€ HT) et un TO en hausse de +2,3 points.

Londres, le Brexit ralentira-t-il la place financière la plus dynamique d’Europe ?

L'activité hôtelière de Londres est tirée par sa forte dynamique économique, principalement liée à son rôle de centre financier mondial. En 2017, la capitale britannique a accueilli 19,8 millions de visiteurspour 114 millions de nuitées et ont dépensé 13,5 milliards de livres sterling dans la ville. Par rapport aux niveaux observés en 2016, ces chiffres représentent respectivement des augmentations de 4,0 %, 2,7 % et 14 %. Cependant, les données des trois premiers trimestres de 2018 offraient des perspectives plus négatives. En effet, par rapport à la même période en 2017, le nombre de visiteurs internationaux, le nombre total de nuitées ainsi que le nombre de livres sterling dépensés par les visiteurs internationaux sont en baisse respective de 6,7%, 7,1% et 12,7%. Malgré ce récent ralentissement, la capitale reste le plus grand marché du Royaume-Uni. En 2018, elle a rassemblé 51 % des arrivées de touristes, 40 % du total des nuitées et 55 % du total des dépenses touristiques.

Le plus grand aéroport de Londres, l'aéroport d'Heathrow, a accueilli 80,1 millions de passagers en 2018, atteignant un nouveau record avec une augmentation de 2,7 % par rapport à 2017 ; 67 % de ce trafic de passagers était composé de voyageurs de loisirs et 33 % de voyageurs d'affaires, tandis que les passagers en correspondance représentaient 30 % du trafic total. Une troisième piste pour l'aéroport d'Heathrow a été approuvée par les autorités nationales et locales. On estime que ce projet coûtera 14 milliards de livres sterling et sera réalisé d'ici 2026. Néanmoins, il convient de noter que cette extension de l'aéroport est bloquée par les autorités judiciaires, il est donc toujours possible qu'elle soit rejetée par la Haute Cour du Royaume-Uni. Il est également prévu d'agrandir le London City Airport, situé dans les Docklands de Londres. On estime que cet aéroport pourra desservir 6,5 millions de passagers supplémentaires lorsque les travaux d'agrandissement seront livrés en 2025. L'objectif des projets d'expansion des aéroports de la ville de Londres est double. D'une part, il vise à servir une clientèle d'affaires croissante qui ne souhaite pas être tributaire du trafic peu fluide lorsqu'elle quitte l'aéroport. D'autre part, l'augmentation de la capacité devrait permettre aux compagnies aériennes d'améliorer leur flexibilité et leurs options d'horaires. En outre, dans le cadre d'un réaménagement du terminal lui-même, il est prévu de construire un hôtel de 260 chambres à l'entrée de l'aéroport.

De nombreux autres projets de développement et de rénovation urbaine à grande échelle sont envisagés pour l'avenir. La zone autour de Wembley Park devrait être développée avec 5 000 nouvelles unités résidentielles et de bureaux d'ici 2024. Le coût de ce projet est estimé à 1,1 milliard de livres sterling. Une transformation de 9 milliards de livres sterling de la zone autour de la centrale électrique de Battersea est prévue pour 2025. Ce projet de restructuration urbaine prévoit la construction d'appartements, d'hôtels et de bureaux sur une surface de plus de 740 000 m². Apple, le locataire principal du complexe, devrait déménager son siège londonien dans l'ancienne centrale électrique en 2021. Par ailleurs, un Art'otel de luxe du groupe PPHE devrait ouvrir dans la centrale électrique d'ici 2022.

En 2018, le taux d'occupation des hôtels londoniens a enregistré une légère hausse de 0,9 point ; cette hausse a été plus forte que celle enregistrée en 2017 (+0,2 point). Ce résultat positif est principalement dû au segment du milieu de gamme, qui a connu une forte hausse du taux d'occupation de 2,3 points. Par ailleurs, en 2018, les prix moyens de la catégorie haut de gamme ont connu une hausse significative (+2,1%), tandis que les prix moyens du milieu de gamme ont seulement augmenté de 0,9%. Toutes catégories confondues, le marché hôtelier de Londres a réalisé une croissance du RevPAR de +2,6%, atteignant 124,1 £ (TVA comprise). La croissance des performances en 2018 a donc été tirée par les segments moyen (+3,6 %) et haut de gamme (+4,0 %).

 

Le début d’année s’annonçait timide sur l’île britannique dans la tourmente du Brexit : +2,5% de RevPAR en janvier 2020 (108,02£ HT) et -2,2% en février (114,63 £ HT) par un TO stable à +0,5 point en janvier permettant le maintien des prix à +1,7% ; cependant la baisse du niveau de remplissage en février (-2,1 points) a tiré les performances vers le bas.

Prague, la belle endormie

Prague concentre plus d'un tiers des nuitées touristiques de la République tchèque et 90 % des touristes internationaux.

En janvier 2019, la capitale tchèque comptait 119 chaînes d'hôtels et 15 231 chambres, soit une légère augmentation (+2,0 %) par rapport au début de l'année 2018. La capitale représente les deux tiers de l'offre de la chaîne nationale en termes de capacité.

L'année 2018 a été marquée par plusieurs transferts entre chaînes hôtelières ainsi que par des fermetures en vue de rénovations.

La demande 2018 à Prague a suivi la dynamique du marché national, le marché tchèque étant fortement concentré sur sa capitale. Ainsi, le TO de la ville a augmenté de 0,4 pt tandis que le PM a reculé de 0,5 %. Ces deux évolutions ont permis le maintien du RevPAR (+0.1%).

 

Malgré un taux d’occupation en baisse, le RevPAR croit de +9% en janvier 2020 par rapport à 2019 soit 844,25 CZK (environ 31,63€ HT). Il s’agit de la même tendance en février avec une hausse de +12,1% par rapport à l’année dernière pour atteindre 795,82 CZH (environ 29,81 € HT).

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