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Analyses

Métropole Nice Côte d’Azur, quelles opportunités hôtelières pour les prochaines années ?

Entre mer et montagnes, entre histoire et opportunités

Nice, Saint-Jean Cap-Ferrat, Eze, Carros, Saint-Martin Vésubie et 45 autres communes font partie depuis le 31 décembre 2011 de la même structure intercommunale, la Métropole Nice Côte d’Azur. Entre villes très peuplées le long du littoral et paysages ruraux de l’arrière-pays, entre fort développement touristique des cités balnéaires et nouvelles opportunités dans les zones montagnardes, des paysages méditerranéens aux sommets alpins, la Métropole Nice Côte d’Azur ne ressemble à aucune autre. Entre histoire commune et opportunités touristiques, Hospitality ON fait l’inventaire des trésors dont recèle ce territoire au demi-million d’habitants.

  Les points d'attraits de la MNCA

 

Cagnes sur Mer : un accroissement des investissements au galopTandis que Cannes, Juan-les Pins et Nice ont réussi à faire de leur bord de mer un lieu attirant investissements et touristes, Cagnes-sur-Mer a souffert durant des décennies d’un important trafic routier (50 000 véhicules jour en 2003) et du manque de place faite aux piétons. Pour rendre cet espace plus attractif, d’importants travaux ont été réalisés entre 2000 et 2008 : la surface de la voirie automobile sur le bord de mer a été réduite de 78 à 45%, plus de 1 000 arbres ont été plantés et été créée d’une piste cyclable de 3 kilomètres. Avec un trottoir agrandi pour les terrasses des restaurants et un espace alloué aux piéton plus important, les hôteliers Cagnois ont profité de ce nouvel attrait du bord de mer. L’hôtel Aéva par exemple, a été rénové et complète désormais ses 19 chambres et 20 appartements par deux « suites spa » avec terrasse panoramique de 35 m2 et ascenseur privé permettant de se rendre directement à l’espace bien être. Le centre-ville de Cagnes sur Mer ayant été également embelli, l’hippodrome de la Côte d’Azur et le bord de mer ne sont désormais plus les seuls attraits du littoral de a ville. L’offre hôtelière s’y développe vers le haut à l’instar du nouvel hôtel 4 étoiles Béal qui ouvrira ses portes en octobre. 13 millions d’euros ont été investis pour construire cet établissement doté de 81 chambres, un restaurant et une piscine sur le toit.

Saint Laurent du Var : 450 millions d’euros investis pour attirer 14 millions de visiteurs annuels

De par sa position centrale, Saint Laurent du Var, voisin de Cagnes sur Mer et Nice, a attiré, il y a plus de cinquante ans, la construction du centre commercial Cap 3000. En 2016, 10 millions de visiteurs s’y sont rendu. Le propriétaire Altarea Cogedim ambitionne d’ajouter 4 millions de visiteurs annuel une fois les travaux de rénovation-extension terminés. D’un montant de 450 M€, ceux-ci visent à doubler la surface du centre pour atteindre 135 000 m2 et passer de 145 boutiques à 300. Les terrasses des restaurants élargies en front de mer, seront élargies pour profiter d’une vue dégagée sur la Méditerranée et sur la piste d’atterrissage de l’aéroport. La plage de galets sera transformée avec l’ajout de sable blanc et d’un ponton pour amarrer les annexes des yachts. Le port de la ville, voisin de Cap 3000, a bénéficié de 5,9M € de travaux pour reconstruire l’ensemble de ses restaurants et réaménager ses espaces. Un téléphérique joignant le centre commercial avec l’Aéroport de Nice (13,3 millions de passagers en 2017) est à l’étude.

Saint Jean-Cap- Ferrat, Beaulieu- sur-Mer et Villefranche- sur-Mer : luxe et stabilité

Le littoral à l’est de Nice dispose d’une offre hôtelière haut de gamme installée de longue date. Après le rattachement de Saint-Jean à la France en 1860, la commune connait un attrait grandissant auprès de l’aristocratie européenne, à la recherche de lieux de villégiature aux hivers doux. Se construisent alors la « Villa Ephrussi de Rothschild » , « la Villa Les Cèdres » estimée à 350 M € et Le Grand Hôtel du Cap Ferrat, Palace aujourd’hui opéré par Four Seasons. Le prix de l’immobilier et la rareté du terrain disponible limitent le développement de nouveaux projets hôteliers.

 

  Mode d'arrivée des touristes dans les Alpes Maritimes et Monaco

 

Nice : porte d’entrée et vitrine de la Côte d’Azur

Une fréquentation hôtelière de nouveau en hausse mais des prix en baisse

Nice et ses 6 552 chambres de chaînes (au 1er janvier 2018) est le vaisseau amiral de la Côte d’Azur. Chaque année se sont presque 5 millions de visiteurs qui se rendent dans la ville de Garibaldi et participe à l’attractivité globale de la métropole. Avec près de 1,5 milliard d’euros de retombées économiques, l’industrie touristique a un poids considérable dans les revenus de la cité. Afin d’exploiter plus encore cette demande, une zone touristique internationale (ZTI) a été créée aux abords de la Promenade des Anglais. Il s’agit d’un espace où les commerces de détail peuvent déroger au repos dominical des salariés et ouvrir en soirée (jusqu’à minuit) toute l’année. Les travaux de sécurisation de la Promenade des anglais, la campagne de communication #CotedAzurNow après les attentats et la météo exceptionnelle de 2017 ont contribué à relancer la fréquentation de Nice. Le TO de de la ville a ainsi augmenté de 2,6 points entre 2016 et 2017 et le haut de gamme a vu bondir son taux de 2,8 points atteignant un niveau historique depuis dix ans soit 70% en moyenne annuelle. Une croissance permise par une baisse des Prix Moyens, -2,1% en 2017 et d’autant plus marquée sur le haut de gamme avec une variation de -3,3%.

Fortes variations du nombre de croisiéristes ces dernières années

Les flux touristiques principalement européens tendent à s’internationaliser. Afin de répondre à la demande touristique, française et internationale, le département s’est doté d’infrastructures de transports adaptés : aéroport international et ports de croisières. Le marché de la croisière, longtemps secondaire dans les ports de métropoles françaises, a explosé durant la décennie 2000. Le trafic vers les côtes des Alpes Maritimes (incluant Monaco) a été quasi multiplié par 5 entre 1996 et 2010, approchant le million de croisiéristes, étrangers pour la plupart. Cette croissance s’explique surtout par la forte augmentation de la capacité des bateaux en escale. Depuis 2010, le nombre de croisiéristes a reculé progressivement, avant de rebondir légèrement en 2015. Si Nice ne dispose pas d’un port pouvant accueillir de grands navires, le port naturel de Villefranche le permet et d’autres ports azuréens ont adapté leurs infrastructures. Monaco a inauguré en 2003 une digue flottante géante et a ainsi triplé sa fréquentation. Cependant, la programmation et destination des escales varie fortement d’une année à l’autre : Cannes a connu un record absolu en 2012 avec l’inauguration de sa nouvelle gare maritime, Villefranche a accueilli en 2013, pour la seule et unique fois plus de 50% de croisiéristes dans les Alpes Maritimes. En 2014-2015, Cannes et Monaco augmentent leur part, au détriment de Villefranche. La même année Antibes voit sa fréquentation doubler. Les perspectives sont désormais moins favorables pour le littoral des Alpes Maritimes, du fait durenforcement de la concurrence entre les ports méditerranéens. Marseille qui reste en tête, est au 5ème rang en Méditerranée avec 1,5 million en 2015).

  Evoltuion du nombre de croisiéristes

 

Aéroport de Nice: 7ème année consécutive de croissance

Pour la 7ème année consécutive, l’aéroport de Nice enregistre une hausse du nombre de voyageurs s’établissant à 13 304 782 passagers. Avec une clientèle majoritairement internationale (64,6% du marché en 2017) l’infrastructure aéroportuaire diversifie ses liaisons vers l’étranger. Il est le seul aéroport en france avec Roissy à accueillir des vols réguliers Airbus A380, comme ceux d’Emirates Airlines qui relie tous les jours Nice à Dubaï. Hors Paris, c’est l’unique aéroport du pays à desservir quotidiennement New York (Delta Air Lines), Doha (Qatar Airways) et Dubaï. Pour la saison d’été 2018, l’aéroport de Nice-Côte d’Azur comprend 114 destinations directes et 56 compagnies régulières desservant 40 pays. Afin de disposer des infrastructures nécessaires pour palier à la hausse de la demande, la capacité d'accueil augmentera de quatre millions de passagers avec le projet d'agrandissement du Terminal 2 de 12 000m² qui débutera en 2018.

  Evolution du nombre de passagers à l'aéroport Nice Côte d'Azur

Nice Eco Vallée: La vallée aux opportunités

Entre le centre-ville de Nice et Saint- Laurent du Var, la plaine du Var est dessinée par son fleuve qui descend des montagnes pour se jeter dans la méditerranée. Autour du fleuve, une plaine peu exploitée pourrait devenir un nouveau pôle économique de la Métropole Nice Côte d’Azur. Dénommée « Nice Eco Vallée », la métropole a conçu trois grands projets d’urbanisme avec chacun sa particularité pour attirer habitants, entreprises et hôteliers.

Nice Méridia : la technopole avec 17 000 m2 pour les services et hôtels

Le long du fleuve du Var se dessinent de nouveaux quartiers dans un territoire mixte de ville et de campagne, peuplé de 116 000habitants. Autour de la plaine du Var, 3 projets s’articulent dont celui de la technopole urbaine Nice Méridia. L’objectif est de créer 26 000 m2 de bureaux, 4 500m2 de centres de recherche et 8 850 m2 de logements. Dans cet espace, 17 000 m2 seront alloués pour les services, commerces et hôtels. La construction de ce quartier confirme l’attrait de la région avec notamment l’installation des bureaux d’IBM. Afin de relier l’aéroport de Nice à ce nouveau quartier, la ligne 3 du tramway sera créée. D’une longueur de 7 kilomètres et avec une fréquentation de 12 000 passagers par jour, elle devrait être mise en service en 2020.

Grand Arénas : le nouveau quartier d’affaires au cœur de la métropole et des transports

A Nice et proche de Saint Laurent du Var, le pôle multimodal Nice Saint Augustin Aéroport connectera sur une étendue de 90 000 m2 tous les transports du département : aéroport, lignes de tramway, gare routière (autobus, urbains et interurbains), trains et à terme le TGV. Le projet du Grand Arénas et la présence des liaisons rapides reliant l’ensemble du département, est le lieu choisi par la métropole pour aménager un nouveau quartier d’affaires. Le projet intègre un parc des expositions de 65 000 m2 et prévoit au total 750 000 m2 de capacité constructible.

La Barone, un pôle agroalimentaire avec 1 400 emplois prévus à terme

Plus en retrait par rapport aux autres projets de l’Eco Vallée cités ci-dessus et facile d’accès en voiture grâce à sa proximité avec l’A8, ce pôle agroalimentaire et horticole verra le Marché d’Intérêt National relocalisé dans ce quartier. Le MIN Nice attire un trafic routier important car il est le deuxième plus grand marché de France, après celui de Rungis et le premier marché floral du pays. Aterme, 1 400 emplois sont prévus dans cette aire.

Les villages de l’arrière-pays : entre histoire et opportunités

Le Mercantour

Le Parc national du Mercantour, fort de sa variété de paysages et de son patrimoine culturel, a attiré en 2016 environ 400 000 visiteurs. Ses principaux sites culturels lui permettent de développer son attrait touristique. Parmi les plus visités, « Alpha le Temps du Loup » à Saint Martin Vésubie, permet d’apercevoir des loups dans leur habitat naturel et a accueilli plus de 63 000 visiteurs en 2015. Le « Musée des Merveilles » et la « Maison du Parc national du Mercantour » à Tende, ont été visités respectivement par presque 29 000 et 15 000 personnes cette année.

Les villages de l’arrière-pays

Gilette, Gattières, Aspremont... Autant de villages et lieux dans l’arrière-pays aujourd’hui méconnus et qui font désormais l’objet d’une attention particulière par la Métropole Nice Côte d’Azur. Un plan de communication a été lancé pour mettre en avant la culture locale à l’instar du vin de Bellet.

Les stations de ski des Alpes du sud : soleil, canons à neige et diversification des activités

Selon l’OCDE, 39% des domaines skiables des Alpes ne devraient plus bénéficier d’un enneigement naturel suffisant pour poursuivre leur activité à la fin du siècle, soit 80 stations de ski situées entre 1 000 et 2 000 mètres d’altitude. La plupart des domaines de la Métropole Nice Côte d’Azur étant en dessous de 2 000 mètres, les stations pourraient être menacées de fermeture par manque de conditions favorables pour la pratique des sports de glisse. Afin de prolonger leur activité, Christian Estrosi, président de l’exécutif régional de la Région Provence Alpes-Côte d’Azur en 2016 avait annoncé une enveloppe de 100 millions d’euros pour les domaines skiable de la région. Bien que décriée par les associations écologistes, une première salve de 50 millions d’eurosavait alors été votée cette même année pour l’investissement de canons à neige. En complément de cela, les stations développent la pratique d’autres sports, moins dépendants de l’enneigement. Elles diversifient également leurs activités l’été pour attirer plus de touristes durant cette saison. Dans les Alpes Maritimes, on compte 150 000 lits en montagne, dont 130 000 en résidences secondaires et 20 000 en hébergements marchands. Ses stations de ski ont accueilli en 2016 environ 300 000 touristes non azuréens en hiver et, signe de leur développement durant la période estivale, 120 000 en été. Durant la saison 2009, les séjours de touristes duraient 9,3 nuits en moyenne avec un tiers de la clientèle d’origine étrangère.

  Stations de ski de la MNCA

Auron et Isola 2000 : Les plus grand domaine du département

Avec 135 km de pistes et 370 canons à neige, Auron est le plus grand domaine de ski et le mieux équipé des Alpes Maritimes. Isola 2000, à une altitude plus élevée, dispose d’un domaine de 120 kilomètres de pistes pour un forfait à la journée au tarif identique. Afin de mieux connecter les stations au littoral, il avait été envisagé d’agrandir les routes dans le cadre du projet des Jeux Olympiques 2018. La ville candidate n’ayant pas été élue, le projet est resté dans les cartons.

La Colmiane : la station d’été

Située entre 1 400 et 1 800 mètres, la station est menacée par le réchauffement climatique et le manque d’enneigement. Afin de conserver son attrait touristique, le village a créé deux lignes de tyrolienne, dont la plus grande de France. Celles-ci proposent des descentes sur 1 879 mètres et 784 mètres avec une vitesse de pointeà 130km/h., été comme hiver. Il faut compter 35€ par personne pour une descente et plus de 1 000 passages ont été comptés en février 2017. La station dispose également d’un centre acrobranche et d’une piste de luge d’été considérée comme une des plus longues de France.

Le Boréon - Saint Martin Vésubie : faune et sports

En plus de son centre destiné à la découverte de la faune locale, « l’Alpha le Temps du Loup », le Boréon - Saint Martin Vésubie a développé son « Centre Nordique » : cascade de glace pour escalade, biathlon et 30 kilomètres de pistes nordiques équipées de canons à neige. L’offre hôtelière y est très restreinte avec 1 établissement rénové de 13 chambres. La région compte sur les activités de découverte de l’environnement, comme les cabanes perchées dans les arbres, pour attirer les touristes.

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