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Croisières : une remise à flot difficile

Sera-t-il possible d'embarquer pour une croisière avant la fin de l’été ? Le secteur espère reprendre l’eau en ce mois d'août, clé de la saison, mais de fermetures de ports en nouvelles contraintes sanitaires, la remise à flot s'annonce compliquée.

Les compagnies de croisières maritimes et fluviales avaient temporairement suspendu leurs services dans le monde entier en raison de la pandémie de COVID-19, à la mi-mars après plusieurs épidémies très médiatisées en mer. Plus de 600 personnes étaient tombées malades à bord du Diamond Princess de Carnival Corporation alors qu'il était en quarantaine au large des côtes japonaises.

La plupart des compagnies avaient dû volontairement interrompre leurs navigations après avoir été confronté à la fermeture de ports, le manque d'infrastructures appropriées, y compris de vols, et les restrictions accrues en matière de voyages changeant d'un pays à l'autre. La CLIA, l'association internationale des compagnies de croisières qui représente la plupart des compagnies de croisières, a émis une nouvelle suspension volontaire de ses activités jusqu'au 31 octobre.

En plus des suspensions volontaires, le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a mis à jour son No Sail Order le 16 juillet pour tous les navires de croisière de plus de 250 passagers et membres d'équipage qui opèrent dans les eaux américaines. L'ordonnance devrait rester en vigueur jusqu'à ce que le COVID-19 ne soit plus une urgence de santé publique, ou jusqu'au 30 septembre 2020.

La Méditerranée concentrait beaucoup d'attentes en raison de la relative accalmie dont bénéficie l'Europe depuis le début de l'été en matière pandémique. La réouverture des six principaux ports grecs le 1er août était une bonne nouvelle pour le secteur.

Mais la décision récente du numéro un, le croisiériste Carnival Cruise Line, de reporter ses premiers voyages, prévus début août après plusieurs mois de suspension, faute de feu vert de l'Italie, a montré que tous les obstacles étaient loin d'être levés.

L’armateur norvégien Hurtigruten a aussi suspendu toutes ses croisières d'expédition après la découverte de dizaines de cas de nouveau coronavirus sur un de ses navires. La Norvège a mis en place des restrictions sur les croisières le long de ses côtes.

Interrogé par l'AFP, Costa Croisières, marque de Carnival Cruise Line, dit "travailler à la planification de la reprise progressive de ses croisières, lorsque l'État du pavillon et les autorités des destinations définiront ce qu'il est possible de faire".

"Les quelques signaux qui semblent émerger penchent davantage pour la deuxième quinzaine, voire la dernière semaine d'août", résume auprès de l'AFP Erminio Eschena, président de CLIA France, l'association regroupant les principaux armateurs.

De son côté, le patron de MSC Croisière, Gianni Onorato, lors d'une conférence de presse de présentation de ses nouveaux protocoles sanitaires a assuré vouloir reprendre très rapidement la mer en Méditerranée avec deux navires. "Nous sommes prêts, nous avons travaillé très dur ». La compagnie a travaillé depuis des mois avec les autorités de tous les pays où ses navires peuvent accoster. La compagnie a élaboré un plan très détaillé pour prendre en charge ses passagers, avant le départ, pendant et après la croisière. Un dispositif est en place dans chaque port d’escale pour faire face à toutes les situations qui pourraient intervenir pendant la navigation. Une assurance dédiée est proposée pour couvrir aussi tous les risques liés à une éventuelle contraction de la Covid-19.

Si les dernières autorisations attendues des autorités gouvernementales italiennes sont accordées, deux navires vogueront en Méditerranée au départ de Gênes dès la mi-août, dans un premier temps, et de Marseille dès septembre : le MSC Grandiosa (3 000 passagers dans cette nouvelle configuration post-Covid) et le MSC Magnifica (2 000 passagers).

Lors de son intervention, Patrick Pourbaix, responsable pour MSC Croisières des marchés français et belges, se dit plutôt confiant de la réactivité des agences de voyages partenaires et des clients fidèles à la croisière. "Il faut d’abord savoir que nous n’avons eu, à ce jour et en tout et pour tout, que 2% d’annulations fermes de nos réservations", explique-t-il.

"La plupart des dossiers ont été reportés ou protégés sur d’autres itinéraires. Les clients sont en attente de nos propositions pour prendre une décision. Avec ce programme de relance, nous n’offrons que 2 navires avec des capacités limités à 70%, quand le programme initial incluait 9 navires. Il ne devrait donc pas y avoir de problème de remplissage. Nous avons même des navires en réserver s’il fallait augmenter le nombre de croisières face à la demande. Il faut juste savoir que les mesures prises sont très lourdes et coûteuses et qu’il nous faudra être en alerte sur les opportunités face aux coûts supplémentaires."

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