Accéder au contenu principal

Opérations

Des progressions tarifaires modérées malgré la reprise

Au niveau de l’Union européenne, la moyenne des prix affichés d’une chambre single s’établit à 138,9 euros en 2006, soit une progression de 2,8% par rapport à l’année 2005. Succédant à une période de ralentissement, puis de repli l’année dernière dans l’évolution des prix, ce résultat révèle une accentuation de la reprise pour le secteur hôtelier européen, confirmée par la croissance des RevPAR observée à fin septembre : +5,9%.

En 2006, le prix affiché pour une chambre single d’hôtel de chaînes intégrées implanté en France atteint en moyenne à 106,7 euros, en hausse de 4,0% par rapport à l’année précédente. Ce résultat traduit une accentuation de la croissance des prix affichés puisque ceux-ci avaient progressé de 2,5% en 2005. Le secteur hôtelier continue de s’appuyer sur la croissance des volumes des clientèles internationales et des segments affaires pour dynamiser ses résultats. En 2006, il bénéficie également de la bonne tenue de l’hôtellerie de loisirs. Ainsi, dans un contexte très favorable, la France enregistre la plus forte croissance des prix affichés parmi les grands pays européens.De ces premiers résultats de l’analyse des prix affichés 2006, il ressort que les quatre principaux pays hôteliers de l’Union européenne présentent une situation assez similaire : les prix rack y affichent des évolutions positives, plus soutenues qu’en 2005. Ces progressions sont généralement moins accentuées que celles des prix moyens, mais la tendance est cependant clairement orientée à la hausse. Les rapports de force sur les marchés hôteliers s’inversent et les taux de réductions sont donc aujourd’hui plus faibles que ces dernières années.Contrairement à la situation observée ces dernières années, c’est le segment haut de gamme qui présente la progression la plus marquée en 2006 : + 5,8% contre +1,6% en 2* et +3,3% en 3*. Pour le segment 4*, l’exercice 2006 marque réellement un rebond après 3 années de stabilité voire de recul. Ainsi est confirmé le caractère très cyclique de l’hôtellerie haut de gamme, particulièrement sensible à la conjoncture économique et à l’environnement international. Jusqu’à présent, la forte concurrence observée sur ce segment a conduit les opérateurs à une certaine modération dans les hausses de prix moyens (+1,3% sur 12 mois à fin septembre 2006) en dépit d’une nette amélioration des niveaux de remplissage (+3,6 points). L’évolution des tarifs racks pourrait alors signifier une orientation à la hausse des prix moyens plus marquée dans les mois à venir. Le segment 3* confirme en 2006 le rebond de croissance déjà observé en 2005. La progression de 3,3% observée cette année fait suite au redressement de 4,0% en 2005. Le retour de la croissance des prix sur le segment supérieur donne aux unités du segment 3* une plus grande latitude pour accroître leur tarif. En revanche, l’hôtellerie 2* fait face à des taux d’occupation assez stables. La situation concurrentielle sur ce segment conduit à une certaine modération dans les évolutions de prix.C’est au Royaume-Uni que le prix affiché global est le plus élevé. En 2006, il atteint 166,8 euros pour la chambre single, en hausse de 1,2%. Cette progression est moindre que celle enregistrée en France. Il faut toutefois souligner que ce résultat s’explique en grande partie par le développement de l’offre 2* qui pèse sur la croissance du prix affiché global. A répartition catégorielle constante, celle-ci s’établirait à 3,5% en 2006, indiquant comme en France une confirmation de la reprise. Les niveaux très élevés des taux d’occupation permettent aux prix affichés de croître à nouveau, après le coup de frein enregistré en 2005, juste après les attentats de Londres.Outre-Rhin, le prix rack toute catégorie confondue augmente de 2,1% en 2006 pour se fixer à 129,9 euros TTC. L’inflexion est modérée en comparaison de celle des prix moyens. Mais l’année 2006 place néanmoins l’Allemagne dans une phase de croissance après un exercice 2005 qui avait vu le prix rack stagner (-0,1% pour la chambre single). La Coupe du Monde de Football et l’amélioration des conditions économiques ont permis à l’hôtellerie allemande d’enregistrer une nette amélioration des prix moyens traduisant un recul des niveaux de réduction.L’Espagne voit également se profiler la sortie du tunnel. Handicapée ces dernières années par des résultats d’activité défavorables consécutifs à un développement rapide de l’offre, le niveau du prix rack toute catégorie confondue avait subit une baisse de 1,9% en 2005. Avec le retour de performances bien orientées, celui- ci retrouve une évolution positive en 2006. En hausse de 3,8%, le prix affiché s’établit ainsi à 115,3 euros. C’est en particulier l’hôtellerie moyen de gamme, dont les prix figurent jusqu’à présent parmi les moins élevés en Europe, qui progresse le plus et réduit l’écart avec le niveau moyen européen.Si la France apparaît comme le pays où les prix hôteliers progressent le plus en 2006, l’hôtellerie de chaînes intégrées s’y révèle toutefois parmi les plus accessibles de l’Union européenne. C’est notamment le cas grâce au développement plus important qu’ailleurs des réseaux économiques. En particulier, l’hôtellerie 0*/1* reste très abordable contrairement à une idée souvent répandue. La comparaison avec l’évolution du SMIC horaire brut permet en effet de relativiser la croissance des tarifs observés ces dernières années : alors que le prix d’une chambre 0*/1* équivalait à 4,35 heures du SMIC en 1988, ce ratio tombe à 4,30 heures en 2006, soit une diminution de 1,2%. Par ailleurs, une étude récente réalisée par MKG Consulting pour l’Office du Tourisme et des Congrès de Paris confirmait que la capitale française se révèle parmi les moins chères des grandes métropoles mondiales. C’est une habitude depuis plusieurs années sur les segments 2* et 3* que de voir l’hôtellerie parisienne se situer dans les " premiers prix " des grandes destinations internationales. Les niveaux de prix assez élevés de l’hôtellerie haut de gamme parisienne s’explique avant tout par la qualité exceptionnelle de prestations offertes dans un certain nombres d’établissements de très grand standing.De ces premiers résultats de l’analyse des prix affichés 2006, il ressort que les quatre principaux pays hôteliers de l’Union européenne présentent une situation assez similaire : les prix rack y affichent des évolutions positives, plus soutenues qu’en 2005. Ces progressions sont généralement moins accentuées que celles des prix moyens, mais la tendance est cependant clairement orientée à la hausse. Les rapports de force sur les marchés hôteliers s’inversent et les taux de réductions sont donc aujourd’hui plus faibles que ces dernières années.

Cette archive de plus d'un mois est réservée aux abonnés.

Accédez à l'ensemble des contenus et profitez des avantages abonnés

J'en profite

Déjà inscrit ?

Chargement...

Vous avez consulté 10 articles. Revenir à l'accueil ou en haut de la page.

Accéder à l'article suivant.

Inscrivez-vous pour ajouter des thèmes en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des catégories en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des articles en favoris. Connectez-vous gratuitement pour voter pour la candidature.

Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ?