Accéder au contenu principal

Actualités

Des clubs privés pour happy few très fortunés

Pour flatter l’ego et renforcer le sentiment d’appartenance aux happy few, rien de tel qu’un club privé. Une institution qui s’est largement développée au Royaume-Uni, origine “british” oblige. Ainsi, à Londres, SoHo House gestionnaire de clubs privés avec bar, restaurant, salle de projection privée, voire spa a élargit ses activité en reprenant des immeubles à vocation hôtelière : deux dans la campagne anglaise à Chiswick et Babbington et un pied à terre new-yorkais de 23 chambres, prochainement rejoint par un petit cousin à Miami de 44 clés. Double parrainage, questionnaire d’admission : s’il faut montrer patte blanche pour pouvoir accéder à ces installations, le groupe SoHo House ferait presque figure de parent pauvre avec sa cotisation annuelle de 1 500 euros à l’année. D’autres sont encore plus sélectifs par l’argent, telle la Casa Casuarina, l’ancienne demeure 1930 de Gianni Versace à Miami, où le droit d’entrée pour profiter des dix suites de ce club privé s’élève à 30 000 euros hors frais annuels. Exclusive Resorts va encore plus loin et propose à ses richissimes clients de faire du monde leur maison secondaire. Fondé en 2002 par Steve Case, l’ex-patron AOL-TimeWarner, et quelques richissimes patron, la société s’est donnée pour objectif d’offrir à ses clients les plus belles destinations du monde. La sélection est sévère puisqu’il faut débourser entre 165 000 à 320 000 euros pour des séjours allant de 15 à 45 jours par an. 80 % de ce montant est restitué si un membre sort du club, mais il devra néanmoins verser chaque année une cotisation de 10 000 à 25 000 euros. En contrepartie, il a la garantie de la liberté et l’exclusivité du choix dans un portefeuille de 350 résidences dans plus de 40 destinations de par le monde, toutes disposant d’un personnel aux petits soins. La valeur de l’immobilier de ce “destination club” très exclusif dépasse aujourd’hui le milliard de dollars (700 millions d’euros). Pour étoffer son offre, en plus des villas et chalets privés, le groupe a acheté des unités dans de nombreuses résidences de vacance très haut de gamme, y compris dans les hôtels comme, récemment, au Mandarin Oriental de Chicago, au St Regis Fort Lauderdale ou au Ritz-Carlton de Grand Cayman qui dispose d’un enclave privative Exclusive Resorts. Autre type de relation avec le monde hôtelier : des partenariats avec des établissements de luxe comme à Florence avec les Lungarno Hotels ou à Paris où le client a le choix entre 6 appartements sur la rive gauche ou une suite à l’hôtel Raphaël. Avec 3 000 membres, Exclusive Resorts continue d’accroître son portefeuille et 125 résidences sont en cours de développement.Ces offres alternatives à l’hôtellerie classique constituent à n’en pas douter une concurrence qui prend chaque jour une plus grande part de marché. Mais, à bien y regarder, l’hôtellerie de luxe n’est pas restée à l’écart de ces concepts. Elle s’y est vite intéressée quand elle a perçu qu’il y avait un potentiel de taille critique. C’est ainsi qu’on a vu apparaître dans les portefeuilles de plusieurs groupes, des hôtels intimistes, des résidences haut de gamme, des villas individuelles. Ainsi Four Seasons a son village de tentes en Thaïlande et Taj exploitent deux lodges safaris. Il est rare aujourd’hui de voir se construire un hôtel de lux sur une île paradisiaque sans qu’une large part de l’inventaire ne soit consacrée aux villas privatives. Dans les mégalopoles asiatiques et américaines, les marques Four Seasons, St Regis, Mandarin, Ritz Carlton ont ajouté une plus value non négligeable aux résidences hôtelières dans le cadre de projets immobiliers mixtes, en assurant le service aux occupants. Ces résidences et des villas se vendent facilement et atténuent le coût du développement hôtelier. Phénomène plus récent, deux acteurs du luxe se sont lancés dans une formule de “destination club” : Leading Hotels of the World (LHW) et Banyan Tree. LHW s’est associé à Quintess pour lancer The Leading Residences of the World. Avec un droit d’entrée de 140 000 euros remboursable à la sortie auquel il faut ajouter un forfait annuel, LRWdonne accès à 70 résidences dans 30 destinations. Banyan Tree propose depuis cette année sa formule de propriété “Banyan Tree Residences” qui donne accès à une luxueuse villa pendant soixante jours. Et si toute la période n’est pas “consommée”, la formule offre la possibilité d’échange entre membres du club pour profiter des autres propriétés du groupe. La nouvelle concurrence de formules plus exclusives, plus intimistes, plus sophistiquées oblige l’hôtellerie plus classique à se remettre en cause pour ne pas se laisser grignoter la partie la plus lucrative de son activité. A travers les nouveaux projets de palaces, qui intègrent déjà cette dimension d’hyper luxe, on peut constater que la réaction est en marche.D’autres destinations clubs très select comme The Oyster Circle affichent également une forte volonté d’expansion, notamment dans les centres-villes des grandes métropoles. Mais, à la différence de Exclusiv Resorts, The Oyster Circle se concentre exclusivement sur la propriété de villas ou appartements de luxe. Ce club affiche des droits d’entrée équivalents, mais limite l’accès à 400 privilégiés et leurs familles pour 67 maisons privées à travers le monde.Autre formule proposée, cette fois-ci pour rentabiliser un investissement de base souvent conséquent : la propriété fractionnée. A l’image de ce qui se pratique pour les yachts ou jets privés, Hideaways Club propose à ses membres de devenir propriétaire d’une part de leur portefeuille immobilier. Mieux que le time share où le client n’achète qu’une semaine ou deux de vacances, mieux qu’une résidence de luxe qui n’offre pas la possibilité de voyager, cette solution permet de profiter de 14 destinations différentes pour le prix d’une seule maison secondaire. Quatorze pour l’instant puisque le groupe s’est fixé l’objectif de 30 destinations et 100 propriétés à moyen terme. Le ticket d’entrée minimum est de 275 000 euros, mais en général les membres investissent autour de ce sont 1,4 million d’euros. Le jeu en vaut la chandelle, d’abord parce qu’ils peuvent profiter des séjours sur une plus longue période pendant l’année mais surtout parce que le membre peut espérer une substantielle plus value sur l’ensemble du portefeuille en cas de revente de son titre. Hideaways Club fait miroiter en effet un retour sur investissement de près de 10 % par an. Une façon de voyager plus pour gagner plus ?{{ Les hôtels ne restent pas inactifs }}

Cette archive de plus d'un mois est réservée aux abonnés Premium et Club

Accédez à l'ensemble des contenus et profitez des avantages abonnés

J'en profite

Déjà inscrit ?

Un article

Achetez l'article

Un pack de 10 articles

Achetez le pack
Chargement...

Vous avez consulté 10 articles. Revenir à l'accueil ou en haut de la page.

Accéder à l'article suivant.

Inscrivez-vous pour ajouter des thèmes en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des catégories en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des articles en favoris. Connectez-vous gratuitement pour voter for the application .

Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ?