Accéder au contenu principal

Actualités

Croissance record au Moyen-Orient

Dubaï, Qatar, Barhein : ces nouvelles destinations, construites sur du sable, font preuve d’une solidité sans faille. Les RevPAR sont dopés par des prix moyens en constante augmentation, alors que les hôtels ne désemplissent pas. De l’aveu de tous, les perspectives d’avenir sont plutôt radieuses.

L’essor touristique du Golfe persique ne connaît pas de pause. La proximité de l’Irak et l’instabilité géopolitique de la région n’entravent en rien le boom d’une région à l’économie florissante. Pour les hôtels des pays du GCC (Gulf Co-opération Council), le mois de mai est à l’image des mois précédents : excellent. Sur douze mois cumulés, le RevPAR bondit de 30%. A la faveur de prix moyens en constante augmentation depuis juillet 2004. Un pic a été atteint en février dernier avec un prix moyen de 116 euros pour l’ensemble de la zone, soit une croissance record de 45% par rapport à 2004. Cette hausse sensible des tarifs n’affecte pas l’intérêt d’une clientèle toujours plus importante pour les destinations du Golfe. Les taux d’occupation se rapprochent des 80%. La demande est constante tout au long de l’année. Elle absorbe les nombreuses ouvertures des dernières années, grâce notamment à la progression du tourisme intra-régional.Face à ces résultats plus que satisfaisants, les investisseurs - principalement originaires des pays du GCC- se bousculent le chéquier à la main. 80 hôtels aux concepts parfois surprenants sont dans les tuyaux. Qu’en sera-t-il lorsque tous les projets seront sortis de terre ? L’industrie hôtelière devrait se stabiliser à partir de mi-2007 et en 2008. “Cette forte augmentation de l’offre devrait avoir pour conséquence une baisse temporaire de la fréquentation, de 80% vers 70%”, prévoit Toufic Tamim. Un repli qui ne devrait être que passager, alors que les autorités concentrent leurs efforts à promouvoir sans relâche les attraits de leur destination. Selon le WTTC, la croissance de la demande est estimée à 4,8% en 2005, un rythme qui devrait se poursuivre jusqu’en 2015. L’industrie touristique devrait générer 128,6 milliards de $ en 2005 et 220 milliards de $ en 2015. L’avenir se présente sous les meilleurs auspices pour les hôteliers du Moyen-Orient.Le coeur économique de la région, l’Arabie Saoudite, se démarque de cette tendance. Les taux d’occupation y sont nettement inférieurs : 59,6% sur douze mois cumulés, mais en progression par rapport à 2004 (58,3%). Conséquence : les hôteliers n’ont pas la même latitude pour faire évoluer leurs prix moyens, plus élevés que ceux de leurs voisins. Le mois de mai n’échappe pas à la règle. “C’est un mois traditionnellement calme en raison d’une baisse du tourisme d’af- faires et de la basse saison pour les pèlerinages vers la Mecque et Médine”, explique Toufic Tamim, directeur Ventes et Marketing Moyen-Orient du groupe Mövenpick. Or le tourisme d’affaires et le tourisme religieux représentent la quasi totalité du mix-clientèle d’un pays où le tourisme de loisirs est très peu développé.A l’inverse, Dubaï mène la danse avec une fréquentation supérieure à 85% et des prix moyens qui explosent (+51,1% en mai). Et ce, quel que soit l’emplacement de l’établissement, le long de Jumeirah Beach ou sur Burj Dubaï. L’émirat des Al Makhtoum joue sur tous les fronts à la fois. Son activité s’appuie à la fois sur le tourisme de loisirs individuel ou de groupe, clientèle affaires, séminaires. Cette destination à la mode est désormais sur la carte du monde pour les gros événements du tourisme d’affaires. “Internationalement, les acteurs touristiques semblent n’avoir que Dubaï à la bouche”, constate Toufic Tamim. Les projets touristiques pharaoniques, les Palm Islands en tête, sont autant d’arguments pour le marketing de la destination. Au carrefour de l’Europe et de l’Asie, Dubaï bénéficie d’un trafic en croissance, appuyé par la stratégie des compagnies aériennes nationales imposant une escale dans leurs packages attrayants.Doha, Abu Dhabi ou Manama : les autres destinations de la région ne sont pas en reste. “Doha, comme Dubaï, bénéficie d’une demande supérieure à sa capacité d’accueil”, précise Toufic Tamim. Le Qatar et Bahrein voient leur activité reposer sur un mix-clientèle équivalent et principalement ré gional : le client individuel d’affaires et les séminaires. Autre source de clientèle pour ces marchés : les consultants et entrepreneurs étrangers venus dans ces pays pour de grands projets – électricité, gaz et naturellement pétrole – générant de longs séjours, entre trois et six mois en moyenne.Koweit, une des villes au monde à afficher les prix moyens les plus élevés, a très largement bénéficié ces deux dernières années des conséquences de la guerre en Irak. Des sociétés pétrolières américaines comme Halliburton, ou d’autres participant à l’effort de reconstruction du pays voisin, avaient élu domicile dans l’émirat. Un filon qui semble aujourd’hui se tarir. “Il semble qu’à partir de cet été, cette clientèle décline. Certaines sociétés réduisent leur personnel sur place ou les localisent directement en Irak, voire en Jordanie”, précise Toufic Tamim. Par ailleurs, la croissance de l’offre hôtelière a eu un impact sur la fréquentation des établissements.

Cette archive de plus d'un mois est réservée aux abonnés Premium et Club

Accédez à l'ensemble des contenus et profitez des avantages abonnés

J'en profite

Déjà inscrit ?

Un article

Achetez l'article

Un pack de 10 articles

Achetez le pack
Chargement...

Vous avez consulté 10 articles. Revenir à l'accueil ou en haut de la page.

Accéder à l'article suivant.

Inscrivez-vous pour ajouter des thèmes en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des catégories en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des articles en favoris. Connectez-vous gratuitement pour voter for the application .

Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ?