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Le développement hôtelier va-t-il souffrir du credit crunch ?

La réponse ne peut être que positive. Lors de l’annonce des résultats du troisième trimestre, les groupes hôteliers n’ont pas seulement lancé des “profit warnings”, mais aussi des “development warnings”. Chez Marriott, la moitié du pipeline a commencé à sortir de terre et le groupe est confiant dans la réalisation des deux tiers de son plan de développement. Mais qu’en est-il de l’avenir ?

 “Notre pipeline ne restera pas à son niveau actuel dans le futur. Le nombre de nouveaux projets devrait être moins important dans les mois à venir. Et des projets existants vont être annulés ou retardés”, prédit Arne Sorenson, le directeur financier du groupe. La construction achevée aux trois quarts du Ritz-Carlton Molasses Reef à Turks & Caicos s’est brusquement arrêtée. Circonstance atténuante : elle était financée par Lehman Brothers... Selon ses prévisions, Accor repousse à 2011, contre 2010 précédemment, son objectif de 200 000 nouvelles chambres depuis 2006. Le groupe va également réduire de 200 millions d’euros son investissement dans la rénovation d’établissements et sa contribution aux développements neufs.Les banques et fonds d'investissements pourront-ils jouer le rôle de propriétaire ? Le Grosvenor House vient de passer sous enseigne JW Marriott après 4 ans de travaux et des dizaines de millions de livres Sterling investis par le propriétaire la Royal Bank of Scotland, qui reste discrète sur le montant exact. Le Four Seasons de Londres, propriété de Lehman Brothers, ferme ses portes pour des mois de travaux de rénovation dont le financement a été garanti avant la chute de la banque. Le Carlton InterContinental de Cannes entre aussi dans une période de lourde rénovation et extension financée par Morgan Stanley, son propriétaire. Ces opérations identifiées iront-elles jusqu'à leur terme ? Oui, affirment les dirigeants la main sur le cœur. Certes, mais les autres opérations d'entretien du patrimoine non encore lancées pourront-elles se faire même si elles s'avèrent nécessaire ? Faut-il rappeler que la Royal Bank of Scotland et la Halifax Bank of Scotland, toutes deux nationalisées, sont parmi les plus gros détenteurs d'actifs hôteliers en Grande-Bretagne. Morgan Stanley, chancelante, est à la tête d'un portefeuille impressionnant d'hôtels à travers le monde. Les rapports risquent de se tendre entre le propriétaire et l'opérateur d'un outil hôtelier qui n'est plus à la hauteur.Cependant, malgré le resserrement des conditions de crédit, Accor compte toujours finaliser son programme de cessions d’actifs immobiliers hôteliers. Un sacré défi car lever des fonds est quasiment impossible à l’heure actuelle. Selon le South China Morning Post, le credit crunch remet en question la capacité de l’alliance entre Carlson Asia-Pacific et Lotus Hotel Investment Fund à lever 3 milliards de dollars US. Sur des projets plus restreints, les investisseurs immobiliers revoient également leurs stratégies. A Chicago, le projet Aqua a été abandonné. Le REIT Strategic Hotels a préféré se retirer plutôt que de mettre à mal son équilibre financier. Une décision que la présidente Laurence Geller, prudente, a prise “en raison du coût plus élevé du capital, des coûts croissants du project final et de la volonté de conserver des liquidités suffisantes”. Reste que les groupes traditionnellement investisseurs en fonds propres affichent une certaine sérénité. “Nous n'annonçons nos projets que lorsque le financement est totalement sécurisé”, justifie Liam Lambert, Directeur des opérations et du développement Mandarin Oriental EMEA. “Aucun des 18 projets en cours n'est remis en cause ou retardé. Je pense même que nous serons sollicités sur de nouveaux projets par des propriétaires qui auront davantage confiance en nous qu'en de simples opérateurs fragilisés par la crise”.Dévoreurs en capitaux, les mega projets sont au point mort. A Macao, Las Vegas Sands se débat pour trouver les 5,25 milliards de dollars nécessaires pour faire sortir de terre son gigantesque resortcasino Cotai Strip. Ce projet de 6 400 chambres implique notamment les marques Shangri-La, Traders, Sheraton et St Regis. A Las Vegas, c’est Boyd Gaming qui, dès le mois d’août, a décidé de retarder le projet Echelon. Deux joint-ventures, une avec le groupe hôtelier Morgans pour l’ouverture de deux Mondrian et un Delano, et l’autre avec le spécialiste des galeries marchandes General Growth Properties, n’ont pas trouvé de conditions de financement favorables. Keith Smith, le CEO de Boyd Gaming, considère que “cette décision était la bonne à ce moment donné. Elle re.ète les challenges que nous, comme bien d’autres acteurs, devons affronter dans ce climat économique incertain”Y aura-t-il un impact sur les programmes de rénovation majeurs lancés par IHG pour Holiday Inn et Starwood pour Sheraton ? Du côté d’IHG, on assure que le plan de relance est bien engagé et toujours sur les rails, d'autant qu'il est financé par les franchisés. Cependant, dans un cas comme dans l’autre, certains propriétaires pourraient faire la sourde oreille, faute de moyens financiers conséquents pour entreprendre de vastes transformations.Les banques et fonds d'investissements pourront-ils jouer le rôle de propriétaire ? Le Grosvenor House vient de passer sous enseigne JW Marriott après 4 ans de travaux et des dizaines de millions de livres Sterling investis par le propriétaire la Royal Bank of Scotland, qui reste discrète sur le montant exact. Le Four Seasons de Londres, propriété de Lehman Brothers, ferme ses portes pour des mois de travaux de rénovation dont le financement a été garanti avant la chute de la banque. Le Carlton InterContinental de Cannes entre aussi dans une période de lourde rénovation et extension financée par Morgan Stanley, son propriétaire. Ces opérations identifiées iront-elles jusqu'à leur terme ? Oui, affirment les dirigeants la main sur le cœur. Certes, mais les autres opérations d'entretien du patrimoine non encore lancées pourront-elles se faire même si elles s'avèrent nécessaire ? Faut-il rappeler que la Royal Bank of Scotland et la Halifax Bank of Scotland, toutes deux nationalisées, sont parmi les plus gros détenteurs d'actifs hôteliers en Grande-Bretagne. Morgan Stanley, chancelante, est à la tête d'un portefeuille impressionnant d'hôtels à travers le monde. Les rapports risquent de se tendre entre le propriétaire et l'opérateur d'un outil hôtelier qui n'est plus à la hauteur.

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