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Contrôles d’accès : les nouvelles technologies entrent en action

Le contrôle à l’accès des chambres et autres parties privatives d’un hôtel est un terrain permanent d’améliorations techniques. Encore marginale, il y a quelques années, l’introduction de la RFID et son déclenchement à distance de proximité font désormais partie courante du paysage hôtelier. Mise au point sur une technologie maîtrisée.Les cartes magnétiques constituent toujours - et probablement pendant un certain temps encore - la majorité du marché. Pour répondre à une demande dans l’air du temps, Kaba Saflok s’est mis au vert. En septembre, le groupe va mettre sur le marché deux modèles de cartes éco responsables. Le premier modèle de carte est en PVC 100% recyclé et l’autre en PLA, un polymère entièrement biodégradable. “Ces cartes gardent les mêmes caractéristiques techniques”, précise le groupe.Après une phase d’innovation qui a vu la mise sur le marché des premiers modèles de serrure RFID, l’heure est aujourd’hui à la commercialisation extensive de cette offre. Un mois après son lancement, Onity se félicitait en juin dernier d’avoir équipé 28 hôtels avec son modèle Advance RFID. Mark Gordon, le président s’est dit ravi “des ventes initiales. Nous continuons à enregistrer des commandes dans toutes les régions du monde”. “Les installations RFID s’étendent”, confirme Jean-Christian Samyn, président de Kaba Saflok EMEA. “Elles constituent 20% de nos commandes. Dans l’hôtellerie économique, Campanile et Ibis, entre autres, s’y intéressent”. Cela fait maintenant plus d’un an que Kaba Saflok déploie ses modèles Generation 790 et la très design serrure Quantum RFID. Chez Vingcard, l’innovante gamme Signature, “qui s’efface sur la porte”, reste le produit phare pour les nouvelles constructions et rénovations complètes. Mais, depuis quelques semaines, Vingcard a ajouté une corde à son arc en appliquant cette technologie à sa gamme historique, la série Classic. “Elle avait connu toutes les déclinaisons : les cartes perforées, magnétiques, à puce. Il ne lui manquait plus que cette technologie”, se réjouit Christian Hénon, le président d’Assa Abloy Hospitality France.Les possesseurs de la version à carte magnétique de la serrure Classic peuvent, s’ils le désirent, mettre à jour leur installation. Un kit de conversion permet de passer d’une technologie à l’autre. “Il suffit de retirer le lecteur à carte et de clipper le kit RFID, un lecteur de couleur noire qui prend en écharpe le haut de la garniture de la serrure”, explique Christian Henon. “Cette opération simple prend trois à cinq minutes par porte et peut être réalisée par l’hôtelier lui-même à l’aide de la notice explicative”. L’accès à la nouvelle technologie coûte une centaine d’euros par serrure. “Soit le prix d’une serrure chinoise”, précise le président d’Assa Abloy Hospitality France. Chez Kaba Saflok, les modèles à cartes magnétiques sont également facilement “upgradables” en RFID. “Le coffre, toutes les parties internes de nos serrures sont les mêmes. La partie côté chambre également. Il n’y a que la coque extérieure et quelques pièces à changer”, décrit Jean-Christian Samyn.Ces différents éléments pourraient faciliter le basculement progressif d’une technologie vers l’autre. “J’imagine que le parc mondial aura basculé en RFID d’ici 5 à 10 ans”, estime Christian Hénon. La clientèle s’y est habituée. Surtout, la technologie sans contact, qui a fait ses preuves en France que ce soit dans les entreprises ou avec le pass Navigo pour les transports parisiens, permet de s’extraire d’un problème récurrent avec les cartes magnétiques : la démagnétisation. “Même si le taux d’erreur reste faible, la moindre défaillance est problématique dans l’univers de l’hôtellerie. Notamment pour des hôtels sans réception nocturne où le client peut se retrouver bloqué à sa porte”, prévient le président de Kaba Saflok EMEA. Pour pallier cet inconvénient récurrent avec les cartes magnétiques, cette société propose un encodeur fonctionnant avec des cartes à haute coercitivité. “Cela résout 99% des problèmes”, remarque Jean-Christian Samyn.Toutefois, “l’avenir est clairement à la RFID”, scande le président de Kaba Saflok EMEA. En plus de l’absence des problèmes de démagnétisation, plusieurs facteurs viennent appuyer l’argument du futur leadership de la Radio Frequency IDentification. En commençant par des potentialités supérieures à la carte magnétique et ses trois pistes d’enregistrement. Les cartes RFID peuvent en effet porter bien d’autres messages et être utilisées comme outil de paiement dans les bars et restaurants de l’établissement ou les multiples points de vente des resorts. “Elle peut également servir pour les machines de vente dans les étages, le business center, compter les photocopies”, ajoute le président d’Assa Abloy Hospitality France. Autre avantage, la lecture de proximité ne provoque aucun traumatisme mécanique. Oubliés l’insertion physique dans la serrure, le mouvement mécanique, le frottement et l’encrassement : la maintenance est réduite alors qu’il fallait auparavant changer le lecteur tous les 4 à 5 ans. Cette longue durée de vie s’applique également aux cartes RFID. L’encryptage ne connaît pas de limites. “Jusqu’à ce que la carte s’abîme physiquement”, démontre Christian Hénon. – à condition bien sûr que l’hôtel ait mis en place une politique active de récupération, par exemple lors du check out. Reste cependant un frein majeur à l’expansion de cette solution: son prix. Difficile de se voiler la face, le support est onéreux. “Nous sommes toujours quatre à cinq fois plus cher que les cartes magnétiques traditionnelles”, reconnaît Jean-Christian Samyn. Alors que la carte magnétique coûte en moyenne 0,15 euro, la version RFID s’élève à 1 euro. Les professionnels sont confiants dans une baisse progressive du prix de ces fournitures. Si les cartes à puce avaient été freinées dans leur expansion pour une raison de coût, la RFID ne devrait pas connaître le même sort.L’équipement croissant des hôtels devrait avoir un impact positif – du point de vue des hôteliers - sur le coût d’équipement. L’arrivée de cartes produites en Asie également. “Même s’il y a toujours un souci de régularité de la qualité, les produits asiatiques vont tirer les prix du marché vers le bas. Déjà, par le passé, l’arrivée de serrures asiatiques nous avait tous poussé à baisser nos prix. Et aujourd’hui le prix d’une serrure RFID est inférieur à celui d’une serrure magnétique, il y a cinq ans”, souligne le président de le président de Kaba Saflok EMEA.En parallèle de cette évolution probable, les serrures deviennent de plus en plus bavardes. Les leaders mettent sur le marché des solutions de mise en ligne des accès aux chambres. Visionline chez Vingcard ou Messenger chez Kaba Saflok : ces solutions répondent au même but. Elles permettent le dialogue entre un point central et la serrure d’une chambre pour modifier en temps réel les droits d’accès, consulter l’historique ou prévenir la réception en cas de dysfonctionnement. Si une chambre est mal fermée, les modules alarme et sécurité du logiciel Visionline de Vingcard préviennent la réception qui peut réagir immédiatement.“Grâce à des ondes courtes au protocole Zigbee, les serrures dotées d’un émetteur-récepteur dialoguent avec un routeur à proximité de la chambre qui renvoie le message vers un receveur- gateway au bout du couloir qui dialogue au LAN de l’établissement”, dit Christian Hénon tout en ajoutant : “il ne faut pas avoir d’inquiétude en cas de panne de réseau. Les serrures restent autonomes”. Le système Messenger de Kaba Saflok offre également la possibilité de lancer de nombreuses applications de domotique qui utiliseraient le protocole Zigbee. Au moment où le client présente sa carte devant la serrure, la lumière s’allume ; les volets électriques s’ouvrent ou se ferment selon l’heure du jour ; la température s’ajuste au goût du client.L’arrivée des cartes “vertes” Les cartes magnétiques constituent toujours - et probablement pendant un certain temps encore - la majorité du marché. Pour répondre à une demande dans l’air du temps, Kaba Saflok s’est mis au vert. En septembre, le groupe va mettre sur le marché deux modèles de cartes éco responsables. Le premier modèle de carte est en PVC 100% recyclé et l’autre en PLA, un polymère entièrement biodégradable. “Ces cartes gardent les mêmes caractéristiques techniques”, précise le groupe.

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