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Climatisation : le bien-être est une science

La nécessité de climatiser est désormais admise dans toute la profession. Mais la mise en place est parfois délicate. Entre contraintes techniques, budgétaires et environnementales, s'équiper ne se fait pas à la légère. D'autant que des solutions alternatives se développent en parallèle...

En matière de climatisation en milieu hôtelier, il y a un avant et un après l’été 2003. D’après une étude Icom Survey réalisée par MKG Consulting auprès de 262 hôtels climatisés, près de 68% d’entre eux le sont devenus après la canicule de sinistre mémoire. Il y a une première bonne raison à cela: tous les établissements déjà équipés ont connu un net pic de fréquentation cet été là... Non seulement la demande a connu un essor sans précédent, mais elle a en plus porté sur toutes les catégories hôtelières. Conséquence : la climatisation n’est plus un équipement réservé à l’hôtellerie haut de gamme internationale. En l’espace de quelques années, d’équipement luxe, elle est devenue une offre standard au même titre - ou presque - qu’un poste de télévision. Les segments deux étoiles et même désormais une étoile constituent aujourd’hui un marché bien réel. Toujours selon l’étude, même 22% des hôtels sans étoile sont climatisés ! La tendance à l’équipement des segments économiques correspond dans sa grande majorité aux enseignes intégrées lowcost qui ont vu à juste titre dans la climatisation un facteur de différenciation. Etap Hotel ou B&B, par exemple, se sont lancées dans de grandes campagnes d’équipement de leurs parcs respectifs. L’objectif final est bien que tous bénéficient de cette installation. Le marché reste vaste puisque 85% des hôtels actuels n’avaient pas la climatisation à leur ouverture...Au moment où les scientifiques s’accordent à parler d’un changement climatique dont tout indique qu’il va aller croissant, la thermorégulation de l’hôtel devient une priorité absolue. Mais chaque site a ses nécessités propres. Ce qui convient à l’un donnera des résultats insuffisants dans l’autre (ou présentera des effets secondaires gênants). La phase de réflexion et d’analyse est à ce titre la plus importante. Et sur ce terrain, rien ne vaut l’avis d’un professionnel...La canicule est une situation extrême, mais la climatisation n’a rien d’un gadget, y compris durant les périodes “normales”. La qualité du sommeil dépend en partie de l’énergie dépensée par le corps pour se thermoréguler. Moins il aura d’efforts à fournir pour se maintenir à 37°, plus la nuit sera douce et réparatrice. Et l’on sait que c’est ce que demande le client avant tout... La clientèle internationale, en particulier, conçoit difficilement l’absence de climatisation, équipement aussi évident pour elle que la présence de chauffage en hiver. Difficile de faire l’économie d’un tel dispositif. Mais c’est bien souvent là que les choses se compliquent. Comment s’y retrouver dans la multitude de solutions ? Que choisir pour son établissement ?Les systèmes de climatisation actuellement sur le marché se partagent entre deux techniques : la détente directe ou le système à eau glacée. Comme souvent, difficile d’affirmer la supériorité de l’une sur l’autre tant elles présentent, chacune, des avantages ou des inconvénients selon le type d’hôtel. Un certain nombre de paramètres sont à prendre en compte :-* l’hygiène de l’air, -* l’intégration au design des pièces climatisées, -* le confort acoustique...Philippe Van Tinh, président de Van Froid Climatisation, connaît bien ces questions. Pour lui, les critères les plus importants lors de l’installation sont “l’environnement, aussi bien géographique qu’architectural, surtout s’il s’agit d’un bâtiment classé ou historique ; la catégorie de l’hôtel et bien sûr le budget dont dispose le client”.En clair, un seul mot d’ordre: le cas par cas. L’objectif pour l’hôtelier reste le retour sur investissement. Au jour d’aujourd’hui, les systèmes à détente directe sont les plus couramment retenus en milieu hôtelier. Il a l’avantage de faire appel à des tubes plus petits et donc des structures moins encombrantes. Il n’y a pas de risques de fuite grâce à un liquide réfrigérant qui s’évapore à l’air libre au contraire de l’eau. C’est aussi une installation plus aisée dans le cadre de rénovations... Tous ces atouts sont notables. Mais chaque médaille à son revers : le dispositif pâtit d’un caractère limitatif en termes de nombre de chambres climatisables, et il coûte aussi souvent plus cher à installer (même si sur le long terme, son coup d’entretien s’avère plus faible).L’entretien, justement, est une phase au moins aussi cruciale que le choix de l’équipement lui-même. “C’est la seule garantie pour que l’hôtelier puisse se concentrer uniquement sur son activité”, explique Philippe Van Tinh. “Le contrôle et le nettoyage des échangeurs thermiques et des filtres permettent de garantir au client une installation propre et à faible consommation énergétique. C’est pour cela que Van Froid Climatisation propose des contrats de maintenance globaux pouvant aller jusqu’à sept ans intégrant la main d’oeuvre, les déplacements et le matériel. Ainsi, le gestionnaire de l’établissement peut connaître dans ce domaine les coûts fixes forfaitaires d’exploitation durant toute cette période de sept ans, qui correspond à la durée moyenne de rénovation d’un établissement”.Mais la climatisation indirecte, celle qui se fonde sur un système d’eau glacée estelle si inappropriée à l’hôtellerie ? Pas si sûr. Elle peut s’avérer la plus adaptée dans le cas d’une installation de grande ampleur sur tout un parc, en particulier sur les segments moyen de gamme et économiques. Le système est moins flexible, mais il est beaucoup plus performant lorsqu’il s’agit de réguler la température de vastes superficies. L’analyse de la situation est délicate et demande souvent de s’en remettre à un spécialiste. La plupart des fournisseurs et des installateurs disposent d’une expertise en matière de conseil. Ils seront les plus aptes à déterminer la solution correspondant au mieux aux réalités de l’établissement.Le ventilateur brasse l’air du temps. Mal aimé, ou tout du moins assez méconnu en Europe, le ventilateur de plafond est littéralement la norme en Amérique du Nord. Pour autant, les choses évoluent et le phénomène pourrait bien s’intensifier pour répondre à la fièvre écologiste qui s’empare de la planète. “C’est la grande préoccupation actuelle”, confirme Claude Pichegru de la société Guibb. “Elle répond à la fois à une nécessité et à une mode. Le ventilateur s’inscrit totalement dans cette optique. D’une certaine façon, c’est une solution qui se contente de donner un coup de pouce à la nature. Elle n’est absolument pas polluante. Elle n’implique pas de dispositif de refroidissement compliqué...”Malgré leur absence d’impact sur l’environnement, les ventilateurs sont souvent cantonnés dans l’esprit du grand public à de simples “éventails automatiques”. C’est oublier leurs autres talents cachés. Certes, ils rafraîchissent en été, mais ils ont aussi la faculté de réchauffer en hiver en rabattant l’air chaud vers le sol. Bienfaiteurs en été, en hiver...et même dans les intersaisons : “ils sont aussi leur utilité dans les périodes intermédiaires avec la fonction confinement : lorsque plusieurs personnes se tiennent dans une pièce, qu’il ne fait ni chaud ni froid, mais que cette dernière doit être fermée pour une raison ou une autre (bruits extérieurs, besoin de calme...), le ventilateur permet d’uniformiser l’air, de le rendre plus agréable. Et ce, sans que l’on sente le mouvement, grâce à un système de compensation via des pompes apirantes/refoulantes et une inversion du sens de rotation des pâles”. En privilégiant les espaces ouverts, le dispositif évite aussi les violents contrastes de température lors des entrées-sorties dans la pièce.Rayon ventilateur, les innovations vont bon train, notamment sur le plan du design. Car si les systèmes de climatisation visent la discrétion, essaient de s’effacer le plus possible, le ventilateur n’a d’autre choix que d’être agréable à l’oeil, de faire partie du décor. Ce qui peut constituer un avantage lorsqu’il devient élément constitutif de l’ambiance de la pièce. “La marque Hunter que nous distribuons est en pointe sur ce terrain”, souligne Claude Pichegru. “Elle commercialise une réplique du premier ventilateur, vieux de plus d’un siècle via la gamme Classic Original. C’est un bel objet en fonte au charme rétro. D’autres modèles s’inspirent de la période Art déco et du courant de design des années 30 connu sous le nom de Streamline”. La plupart des modèles sont déclinés en version trois et cinq pales. Tout est affaire d’esthétique : les modèles trois pales sont plus légers, discrets tandis que leurs grands frères sont des objets massifs qui par leur présence imposante peuvent contribuer à l’équilibre décoratif de l’ensemble. Un dernier argument, plus pragmatique mais de taille, joue en faveur du ventilateur : la production artificielle de froid type climatisation coûte 20 à 30 fois plus cher, et a tendance à assécher l’air, ce que certaines personnes supportent mal.Au moment où les scientifiques s’accordent à parler d’un changement climatique dont tout indique qu’il va aller croissant, la thermorégulation de l’hôtel devient une priorité absolue. Mais chaque site a ses nécessités propres. Ce qui convient à l’un donnera des résultats insuffisants dans l’autre (ou présentera des effets secondaires gênants). La phase de réflexion et d’analyse est à ce titre la plus importante. Et sur ce terrain, rien ne vaut l’avis d’un professionnel...

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