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Carnival Corporation & Plc vs Royal Caribbean Cruises Ltd

Carnival Corporation & PlcRevenus en 2003 :

7 596 millions de dollars _ Nombre de passagers en 2003 : 5 422 456 _ Taux d’occupation : 103,4 % _ Capacité au 15/06/2004 : 123 000 cabines _ Nombre de bateaux : 75HTR : A quoi vous attendez-vous pour 2004 et les années à venir en termes d’activité ? _ P. R : 2004 va être une très bonne année pour le marché des croisières, avec une forte demande et une amélioration du revenu après les conséquences du 11 septembre et de son impact sur la demande touristique globale. Pour 2005 et 2006, nous espérons voir l’offre et la demande arriver à un plus grand équilibre après que les récents programmes de construction, très agressifs, auront été absorbés par le marché. Le prochain challenge pour les acteurs de l’industrie des croisières est de continuer à innover en termes d’équipements et de services à bord. Les clients vont continuer à demander de plus en plus de choix en termes d’équipements à bord, de divertissements et de restauration plus flexibles en termes de choix et d’horaires. La classe de bateaux “Voyager” est un bon exemple de cette capacité à innover. Nous devons continuer à faire un marketing agressif de nos marques sur une base mondiale.Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL)Revenus en 2003 : 3 784 millions de dollars _ Nombre de passagers en 2003 : 2 990 607 _ Taux d’occupation : 103,2 % _ Capacité au 15/06/2004 : 60 468 cabines _ Nombre de bateaux : 29Histoire :Carnival Corporation & Plc : _ La fusion-acquisition le 17 avril 2003 avec le n°4 des croisières, P&O Princess Cruises, Carnival a conforté sa place de leader. Classée récemment au 121e rang du Top 500 des entreprises mondiales par capitalisation boursière, publié par le Financial Times, Carnival fait aujourd’hui figure de géant du tourisme. Elle devance en effet Cendant et InterActive, les seules autres sociétés du secteur apparaissant dans ce classement. Dans la corbeille de P&O, un des doyens de la croisière avec plus de 150 ans d’histoire : l’accès aux deux principaux marchés européens, le Royaume-Uni et l’Allemagne, avec Aïda, acquis en 1999. Grâce à cette opération, Carnival consolide sa place sur le marché américain avec les 11 bateaux de Princess Cruises. Créée en 1972 par Ted Arison, Carnival Cruises Lines (CCL) n’a pas attendu l’accord avec le croisiériste britannique pour se développer, en interne dans un premier temps. Son entrée en bourse, en 1987, lui a donné les moyens de ses ambitions. Les rachats successifs de Holland America Line (1989), Seabourn (1992), du leader européen Costa (1997) et de Cunard (1998) l’ont amené au premier rang mondial. Carnival ne devrait pas en être détrôné de sitôt grâce à son intense programme de construction de près de 6 milliards de dollars pour 12 navires et 30 684 cabines.Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL) : _ P&O Princess ayant rompu l’accord initial qui le liait avec RCCL pour lui préférer in extremis Carnival, Royal Caribbean Cruises Ltd reste le deuxième croisiériste au monde, opérant deux compagnies disctinctes Royal Carribbean International et Celebrity Cruises. Née en 1969 de la rencontre entre l’Américain Edwin Stephan et de trois compagnies norvégiennes - d’où son logo à la couronne de viking -, Royal Caribbean a activement participé au boom de la croisière à Miami au début des années 70. RCCL s’est spécialisée dans les super et megaliners, des classes de bateaux toujours plus beaux et plus grands. Cette course à la taille caractérise son développement. Face à la croissance de son activité à la fin des années 70, RCCL fait rallonger ses premiers bâteaux issus des chantiers finlandais Kvaerner Masa. Une première au monde. Au milieu des années 80, RCCL lance la construction de sa classe “Sovereign”, avec l’éponyme “Sovereign of the seas”, le plus grand navire au monde à cette époque. Parallèlement à la vente des vieillissants Song of Norway et du Nordic Prince, fin 90, RCCL met six autres superliners “Vision” en service et développe son offre hors de la zone Caraïbes. Le projet Eagle va donner naissance aux megaliners. Le “Voyager of the Seas” est baptisé en novembre 1999. Il peut accueillir 3 000 passagers pour un poids total de 140 000 tonnes. Parrallèlement, RCCL lance la classe Radiance, de taille inférieure. En 1997, Royal Caribbean a racheté Celebrity Cruises au groupe grec Chandris, se développant ainsi vers le haut de gamme. Depuis, 4 nouvelles constructions sont venues compléter cette flotte 5*. Entre 1999 et 2004, RCCL a doublé sa capacité d’accueil. Et ce n’est pas fini: l’“Ultra-Voyager” est attendu en 2006. Avec 160 000 tonnes et 3 500 passagers, il sera le nouveau géant des mers.Flotte :Carnival Corporation & Plc : _ L’empire Carnival, construit par ajouts successifs de marques, couvre tous les segments de la croisière maritime : Les marchés de niche de la croisière de luxe avec les yachts de Seabourn Cruise Line ou les voiliers de Windstar Cruises ou de la croisière découverte avec Swan Hellenic. La croisière haut de gamme avec le spécialiste du voyage transatlantique, Cunard, dont la flotte prestigieuse se compose des trois reines (les Queen Mary 2, récemment mis à l’eau, et Queen Elizabeth 2 en attendant le Queen Victoria en 2005). Holland America Cruise Line se positionne également sur ce segment. Les produits classiques : CCL pour des croisières de 3 à 7 jours proches des Etats-Unis ; Princess Cruises dont les navires sillonnent toutes les mers du monde pour des produits de 7 à 14 jours ; P&O et Costa, tous deux spécialisés sur les destinations prisées par la clientèle européenne (Méditerranée, Baltique, fjords norvégiens, Caraïbes) ou encore P&O Australia pour les îles du Pacifique. Les produits modernes : Aïda en Allemagne, et le dernier-né : Ocean Village au Royaume-Uni, proposent des produits destinés à une clientèle jeune et concurrents des clubs de vacances.Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL) : La flotte Royal Caribbean International propose des activités susceptibles de plaire à toutes les clientèles : casinos, night-clubs, programme Adventure Ocean pour les enfants et depuis peu, des spas. Outre leur capacité, pour se distinguer, les classes misent sur des atouts différents : les Radiance sur l’espace et la luminosité ; les Vision sur les restaurants à thème ; les premiers superliners Sovereign sur un choix complet d’activités. Les Voyagers, eux, proposent un éventail impressionant allant jusqu’au mur d’escalade et à la patinoire. Le plus petit Empress of the Seas, rénovation de l’ancien Nordic Empress, complète la flotte de RCI Si les destinations proposées restent proches des aspirations américaines (Caraïbes, Alaska, Hawaï), RCCL effectue un repositionnement vers le marché européen, notamment grâce à une JV avec First Choice sur le marché britannique pour les Island Cruises. Les Celebrity : Ces bateaux haut de gamme, dont les 4 derniersnés de la classe Millennium sont destinés à une clientèle plus agée, babyboomers voyageant en famille et seniors pour des croisières à l’origine très classiques. La marque vient de lancer les Xpeditions, des croisières plus originales vers les Galapagos, les pôles et autres destinations aventureuses.Howard Franck vice-chaiman of the board Carnival Corp & plc 3 à 4 nouveaux navires par anHTR Magazine : Carnival est le leader de la croisière dans le monde. Etes-vous satisfait de votre portefeuille de marques ? _ Howard Franks : Nous aimons notre positionnement. Nos marques sont les plus fortes sur chacun des segments de marché. En Amérique du Nord, nous essayons de nous concentrer sur plusieurs segments. Je définirais Holland America comme une marque haut de gamme totalement traditonnelle avec de longues croisières de 7 jours et plus. Princess, d’une certaine manière, entre en concurrence avec Holland America en termes de tranche d’âge mais c’est plus un produit haut de gamme destiné à une partie de la population traditionnellement grand public. Nous allons nous focaliser sur la construction de bateaux plus grands pour Princess. Après Carnival Cruises, c’est notre deuxième marque la plus forte sur le marché américain. Carnival est plus un produit grand public avec des prix inférieurs et des croisières plus courtes, des croisières de 3 à 7 jours. Carnival est plus concentrée sur les “nouveaux venus” à la croisière et a eu beaucoup de succès dans sa tentative d’élargir le marché. C’est notre affaire la plus profitable. Nous avons deux produits de luxe. Ce sont de très beaux produits de niche, mais le marché est trop restreint.HTR : Quelle est votre stratégie de développement ? _ H.F: Nous nous focalisons principalement sur la construction de nouveaux bateaux pour notre noyau dur de marques. Qui inclut en Amérique du Nord, Carnival, Princess et Holland America; au Royaume-Uni P&O et Cunard; et en Europe continentale, nos marques Costa et Aida. Nous avons 7 bateaux qui arrivent cette année, 3 en 2005, 3 en 2006 et nous avons un autre bateau planifié pour 2007. D’une manière générale, nous allons commander 3 à 4 navires par an. Nous avons la capacité de bâtir ces nouveaux bateaux sur notre cash flow opérationnel. Nous allons continuer à croître organiquement de 5 à 6% par an. En dix ans de temps, nous serons soixante à soixante-dix pour-cent plus grand que nous ne le sommes aujourd’hui. Nous aimons beaucoup la typologie de notre marché européen car les Européens ont plus de vacances. Dans le futur, nous allons construire plus de bateaux pour cette clientèle.HTR : Est-ce que l’image de la croisière change en Europe ? _ H.F : Historiquement, les Européens ont considéré la croisière comme un produit de luxe. C’était également vrai aux Etats-Unis il y a trente ans. Par le marketing et la communication, nous avons été capables de convaincre le consommateur que partir en croisière n’est pas uniquement pour les riches. Nous faisons la même chose en Europe pour les marques Costa et Aïda. Nous allons continuer à construire sur ces marques.HTR : Quels sont vos plus grands concurrents : les autres croisiéristes ou les hôtels? _ H.F : Nous avons des concurrents dans l’industrie de la croisière comme Royal Caribbean qui offrent de très bons produits, à notre image. En comparaison avec les hôtels, les croisières sont un produit sans anicroches. Nous avons réellement un avantage compétitif. Je pense que nous démontrons sans cesse la qualité de notre restauration, de nos divertissements, de nos services, et le fait que nos clients peuvent voir beaucoup plus de choses sur un bateau de croisières qu’ils ne peuvent le faire lors de vacances terrestres. Vous pouvez aller dans trois ou quatre endroits différents. Dans le cadre de vacances terrestres, cela implique souvent de dîner dans des restaurants différents, et donc de dépenser beaucoup plus d’argent. L’avantage d’une compagnie de croisières est de pouvoir tarifer nos programmes et services d’une matière tout à fait compétitive pour donner de la consistance à une expérience client de qualité. La croisière est un produit vacances tout à fait viable.HTR : En matière de distribution, quels sont les différences avec l’industrie hôtelière? _ H.F : Dans l’industrie des croisières, nous sommes capables de gérer et contrôler notre distribution plus facilement que les hôtels. Par nature, le produit croisière nécessite un engagement sur 4 à 7 jours voire plus longtemps. Ce sont réellement des vacances plus qu’un hébergement. La comparaison entre une chambre d’hôtel et une autre chambre d’hôtel est plus difficile pour le client. Sur notre marché, nous aimons à penser que nos produits sont très différents. Les gens ne sont pas aussi influencés par le prix quand ils choisissent une croisière qu’ils peuvent l’être en sélectionnant une chambre d'hôtel. Ceci ne veut pas dire que nous n'avons pas de difficultés avec la commercialisation de nos produits, mais nous essayons de commercialiser atour de ces arguments en informant le consommateur des avantages de certains produits croisières par rapport à d'autres.Patrick Ryan Director Sales & Marketing RCCL Europe 2004 va être une très bonne annéeHTR Magazine : Quels sont les éléments clés du développement de RCCL dans les années à venir ? _ Patrick Ryan : Le marché des croisières a connu une consolidation substantielle ces dernières années. Dans une perspective de fusion-acquisition, le nombre des cibles potentielles a diminué. RCCL a une longue tradition de croissance organique à travers ses programmes de construction de nouveaux bâtiments. Nous poursuivons cette stratégie avec l’Ultra Voyager, qui sera délivré en mai 2006. Cependant, nous n’avons qu’un bateau en commande. Notre rythme de croissance organique s’est ralenti ces derniers temps. Je pense que ce que nous faisons est en ligne avec la stratégie de nos concurrents. Ils ont également ralenti leur programme de construction pour permettre au marché d’absorber la croissance de la capacité que nous avons connue dans un passé récent. L’autre facteur qui influence le rythme de commande de bateaux est la faiblesse du dollar par rapport à l’euro (la majorité des navires sortent de chantiers navals européens) qui s’est apprécié de 20 % l’année dernière.HTR : Quelles sont les forces d’un portefeuille concentré de marques ? _ P. R : RCCL a en fait trois marques, même si l’une d’entre elles est une joint-venture avec le tour opérateur anglais First Choice avec lequel nous avons lancé il y a trois ans une nouvelle marque 3* sur le marché anglais, appelée Island Cruises. RCCL possède 50% de cette société. Royal Caribbean International propose des croisières grand public et se positionne comme une “marque internationale accessible à tous”. Elle prouve son attractivité sur tous les marchés, notamment grâce à son programme “FluentsSeas”. Toutes les communications à bord sont traduites dans les cinq langues majeures (espagnol, allemand, français, italien et portugais). Cela nous permet en substance d’aller à la rencontre de nos clients sur une base globale. Ce qui contraste avec Carnival, qui a plus une approche par nationalité, en ayant des marques segmentées et dédiées exclusivement à un pays en fonction de sa culture et de sa langue (par exemple, P & O sur le marché britannique et Aïda sur le marché allemand). On peut aussi considérer qu’en nous concentrant sur deux marques, en matière de publicité, nous tirons plus de valeur de l’argent que nous dépensons parce que nous ne divisons pas notre budget entre un grand nombre de marques.HTR : Quels sont vos objectifs pour Celebrity ? _ P. R : Celebrity Cruises poursuit le rajeunissement de sa marque avec l’achat récent du petit bateau de luxe allemand, le Sunbay, qui a été rebaptisé Celebrity Xpedition. Ce navire va proposer des croisières aux îles Galapagos, ce qui constitue une extension très intéressante de cette marque pour les clients réguliers de Celebrity. Nous avons également annoncé pour Celebrity de futures croisières Arctic Explorer.HTR : A quoi vous attendez-vous pour 2004 et les années à venir en termes d’activité ? _ P. R : 2004 va être une très bonne année pour le marché des croisières, avec une forte demande et une amélioration du revenu après les conséquences du 11 septembre et de son impact sur la demande touristique globale. Pour 2005 et 2006, nous espérons voir l’offre et la demande arriver à un plus grand équilibre après que les récents programmes de construction, très agressifs, auront été absorbés par le marché. Le prochain challenge pour les acteurs de l’industrie des croisières est de continuer à innover en termes d’équipements et de services à bord. Les clients vont continuer à demander de plus en plus de choix en termes d’équipements à bord, de divertissements et de restauration plus flexibles en termes de choix et d’horaires. La classe de bateaux “Voyager” est un bon exemple de cette capacité à innover. Nous devons continuer à faire un marketing agressif de nos marques sur une base mondiale.

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