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Opérations

Calais, carrefour de l’Europe du Nord

• A deux pas de Paris, de Londres ou encore de Bruxelles, Calais est aujourd’hui plus connue pour son port que pour son tourisme. Mais la ville fait tout pour que cela change. • Entre la rénovation de son centre, la création de nouveau quartier et la revalorisation et la mise en tourisme de son patrimoine, elle fait tout pour rappeler à ceux qui l’auraient oublié qu’elle aussi est une destination urbaine. Et une station balnéaire. • Pour maintenir la dynamique positive dans laquelle s’est inscrite son tourisme d’affaires, Calais agrandit son port, développe son tissu industriel et réfléchit même à la création d’un Palais des congrès.

A Calais, depuis de nombreuses années, et plus encore depuis l’ou­verture du tunnel sous la Manche, la principale clientèle touristique est évi­demment britannique. Alors ici, la crise a eu un goût particulier. Lorsque les Anglais, représentant près de 50% de la fréquenta­tion de nombreux établissements hôteliers, ont rencontré les problèmes économiques que l’ont connaît, forcément, les taux d’oc­cupation ont chuté. Toutefois, la casse a été limitée. Tout d’abord parce que tous les Anglais n’ont évidemment pas disparu. Et puis surtout parce que Calais a su profiter de son implantation stratégique. Grâce au tun­nel sous la Manche, aux autoroutes A16, A26, au TGV, etc., Calais se situe à moins de 3 h de Londres, Paris, Bruxelles par la route et à 1 h 30 par TGV ou Eurostar. De quoi s’imposer comme un carrefour incon­tournable de l’Europe du Nord. Et démar­cher de nouveaux clients. Les Belges, les Allemands et les Néérlandais ont donc fait leur apparition dans la ville, s’imposant très vite dans le top 5 des nationalités de tou­ristes (après les Anglais et les Français). Habituellement plutôt friands de chambres d’hôtes, les hôteliers ont tout de même constaté une forte recrudescence de ces clientèles dans leurs établissements, com­pensant ainsi (au moins partiellement) le manque à gagner britannique. Résultat, l’hôtellerie, qui avait déjà repris des cou­leurs en 2010, semble plutôt bien commen­cer l’année 2011.Anne Cugny, directrice de l’Ibis Coquelles “Notre hôtel de 126 chambres est situé au cœur d’un complexe hôtelier Accor, juste à côté du tunnel sous la Manche. Nous avons donc énormément de clients étrangers. Principalement britanniques. Il y a de fortes affluences durant les vacances, avec des pics au moment des départs et des retours. Mais la durée des séjours a chuté. Tout d’abord parce que le Duty-free a été stoppé au début des années 2000. Et puis il y a bien sûr eu la crise, particulièrement importante en Grande-Bretagne. Alors, nous avons dû diversifier notre clientèle. Aujourd’hui, deux niches sont en développement. Tout d’abord, le tourisme de mémoire. Nous recevons de plus en plus de groupes. Des Français mais aussi des Allemands. Ils vont généralement jusqu’à Arras et font un stop chez nous. Et puis les villes de Calais tout comme Coquelles font de plus en plus d’efforts en matière d’événementiel. Elles organisent des manifestations très qualitatives comme le Festival Violons qui aura lieu le mois prochain. Mais hélas, le parc hôtelier est important. Et les pics de fréquentation générés pas assez conséquents pour remplir tous les hôtels… Cependant, c’est dans ce sens que les deux villes doivent continuer de travailler. Et puis l’image positive, que véhiculent les retombées médiatiques de ces événements, est forcément bénéfique pour le tourisme.”Et pour continuer sur cette dynamique posi­tive, et attirer davantage de touristes, Calais ne lésine pas sur les moyens pour changer son image. Alors que de gros efforts avaient déjà été faits en matière d’aménagement et de fleurissement, de nouveaux chantiers de taille sont en préparation. Calais devrait tout d’abord s’enrichir de plusieurs écoquar­tiers, actuellement en gestation. À commen­cer par celui de Descartes-Blériot, au pied de la cité de la Dentelle. Installé sur un site de 4 ha, le projet, actuellement au stade de l'élaboration du montage financier, prévoit 350 logements et sera ouvert sur l'eau. Une fois la démolition des bâtiments hospitaliers achevée (2011-2013), la friche hospitalière laissera, elle, sa place à l'écoquartier Coubertin, sur 7 ha. Un projet aujourd'hui au stade de l'étude de faisabilité. Enfin, Sangatte-Blériot accueillera l'éco­village balnéaire de la Porte des Deux Caps. "Il s’agit de créer une plaine de loisirs, avec notamment un golf, prévu pour 2014, mais aussi un grand hôtel thalasso, pour offrir des produits dont, pour l’instant, la ville est dépourvue, et ne plus seulement nous positionner comme une destination urbaine, mais aussi balnéaire. Nous avons une très belle plage, à nous de la mettre en valeur. Et cela passe aussi par la création de produit thalasso”, souligne Sophie Durdilly, nouvelle directrice de l’Office du tourisme. Quant aux canaux de la ville, ils devraient être mis en valeur "comme pivot de l'identité de la ville”. Un projet actuelle­ment au stade de l'étude approfondie.Mais parmi les requalifications de quartiers, la plus importante est sans doute celle de Calais Nord. Aujourd’hui, c’est sur cette zone que se concentre une grande partie des hôtels, des bars, des restaurants, et de la vie nocturne de Calais. Et le visage de ce quar­tier, qui n’a pas connu de modification de grande ampleur depuis l’après-guerre, devrait être totalement modifié. Les travaux débuteront d'ici la fin de l'année. L'objectif : redynamiser le quartier. Tous ces chantiers devraient permettre à la ville de changer son image, et de booster son tourisme d’agré­ment. C’est aussi à ce tourisme de loisir que la ville pense lorsqu’elle entame son plan de revalori­sation du patrimoine, en restaurant et sur­tout en ouvrant au public ses deux joyaux : le Beffroi et l’église Notre Dame. Le Beffroi, inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco avec une grande partie des bef­frois du Nord-Pas-de-Calais, avait subi le poids des ans. Des chutes importantes de matériaux (béton, verre, bois zinc, etc..) avaient été signalées et un filet de protection avait dû être posé sur les quatre cotés. Son accès est depuis longtemps interdit afin de protéger le public. Sa restauration a pour objectif de donner une seconde jeunesse à ce monument de notre patrimoine, et surtout d’en permettre la visite. Pour cela, la face est restaurée, un escalier mis en place, ainsi qu’un ascenseur, afin de rendre la terrasse du beffroi accessible à tous. Le chantier pour la restauration extérieure et la mise en valeur a démarré en décembre 2009. L’ouverture au public est prévue pour décembre 2011. "L’église Notre Dame sera elle aussi totalement visitable pour la pre­mière fois d’ici peu. Les touristes pourront ainsi découvrir son chœur, fermé au public depuis de longues années”, se réjouit Sophie Durdilly. "Avec ces deux ouvertures, nous allons élargir notre offre touristique. Ainsi, nous arriverons peut-être à allonger un peu le temps de séjour, aujourd’hui très court (une journée en moyenne)”. Pour développer son tourisme d’agrément, l’Office du tourisme compte aussi sur la cité internationale de la Dentelle, ouverte au public en 2009 - et qui "après un démarrage en douceur, a reçu quelque 50 000 visi­teurs en 2010 et pourra certainement faire mieux encore à l’avenir”, estime Sophie Durdilly - , et sur le développement de l’évènementiel. "Nous accueillons de plus en plus de spectacles et festivals. Le mois dernier, par exemple, a eu lieu le festival Liberté de Séjour, qui a offert carte blanche à la compagnie La Machine, spécialiste de la construction de machines de spectacle, de la plus dérisoire à la plus monumentale. Pour l’occasion, une araignée mécanique géante a déambulé sur tout le site des anciens abattoirs, devenu le Channel, scène nationale calaisienne”. L’araignée avait déjà émerveillé Yokohama et Liverpool, Calais aura été sa première escale en France, avant d’aller se poser sur la cathédrale de Reims. Et dès le mois prochain, la ville espère de nouveau créer l’événement, cette fois avec un festival de violons.Quant au tourisme d’affaires, aujourd’hui principale source de revenus des hôteliers, la ville ne l’oublie pas. Et le projet qui sera certainement le plus impactant sur ce marché est "Calais port 2015". Grâce à un investisse­ment global de 450 millions d'euros, Calais prévoit l'agran­dissement du port vers le Nord. Autrement dit, la construction d'un nouveau bassin de 110 ha et d'une digue de 2,5 km, ainsi que la construction d'un viaduc de 600 mètres sur 4 voies, afin d'adapter les capacités du port à l'aug­mentation des trafics entre la Grande-Bretagne et le vieux continent, dans une perspective de long terme. "Ainsi, nous allons augmenter le trafic. Et tenter de rete­nir plus de personnes à Calais. En effet, aujourd’hui, lorsque les voyageurs débar­quent, ils se retrouvent tout de suite sur l’au­toroute. Demain, ils devraient passer par la ville, de façon à capter davantage cette clientèle”, explique Sophie Durdilly. Et puis Calais espère que cet agrandissement du port s’accompagnera d’un développement indus­triel. Déjà, de nouvelles entreprises s’instal­lent, et la ville tente d’en attirer d’autres."Pour développer le tourisme d’affaires, un projet de Palais des congrès et également à l’étude”, explique Sophie Durdilly. Mais celui qui pourrait s’installer près de la plage fait débat. Patrice Haultcoeur, directeur de l’Holiday Inn, se réjouit du projet de la nou­velle municipalité, concernant ce Palais des congrès qui, aux dernières nouvelles, serait localisé en bord de mer. "Cet outil est sou­haité depuis des décennies par les pro­fessionnels du tou­risme, car il attirerait une clientèle nouvelle et redonnerait espoir à de nombreux com­merces qui ont vu dis­paraître la clientèle anglaise au fil du temps”. A l’office comme dans d’autres hôtels, en revanche, on s’interroge. "Bien sûr, chacun serait ravi que Calais accueille des congrès et des séminaires. Mais nous sommes très proches de Dunkerque, Reims, et surtout Lille. Serons-nous assez concurren­tiels pour obtenir notre part du gâteau aux côtés de ces grandes villes ?”, s’interroge Sophie Durdilly. Et puis, si ce projet voit le jour, il faudra que l’hôtellerie suive. La construction d’ un hôtel 4 ou 5 étoiles pour­rait donc accompagner la création de ce Palais. Et là, hôteliers et office du tourisme s’accordent tous pour dire, comme Sophie Durdilly, "qu’avec un taux d’occupation glo­bal de 57,4% pour 2010, on peut se deman­der si cette augmentation de la capacité d’accueil serait une bonne chose”. Affaire à suivre donc. Pour l’instant, des études sont en cours.Chiffres à retenir Calais c’est : - 77 000 habitants (2009) - 1ère ville du Pas de Calais - 1.584.200 unités de fret au port - 10.230.000 passagers en transit au port - 288 anneaux de tourismeLe Nord Pas de Calais c’est : - 2,74 milliards d’euros de CA global d’activité touristique - 100 millions de touristes potentiels dans un rayon de 300 km - 58 millions d’excursionnistes, - 14 millions de visiteurs dans les équipements touristiques, - 37 millions de nuitées par an Un Festival pour séduire les Européens du Nord Calais, pour développer son tou­risme d’agrément, mise de plus en plus sur l’événemen­tiel. Alors que sa salle nationale, Le Channel, installée dans les anciens abat­toirs de la ville, reçoit de plus en plus de concerts, spectacles et autres festivals, la ville espère beaucoup de son tout nouveau festival Violons, qui aura lieu le mois prochain. Pour l’occasion, une série de concerts sera organisé sur toutes les communes de l’aglomération Cap Calaisis, du 25 au 28 mai. Autour du thème Chants du Monde, la ville espère attirer une clientèle de proximité, mais aussi des touristes d’Europe du Nord. "Le thème du violon, tout comme l’axe particulier autour de la musique des pays de l’Est, a été choisi pour cela”, explique Sophie Durdilly, directrice de l’Office du tourisme. "Et le but est de pérenniser l’événement. L’idéal serait d’organiser ce festival Violons tous les deux ans, avec à chaque fois un nou­veau thème. Et bien sûr, puisque depuis peu, nous avons l’agrément nécessaire pour commercialiser des produits tou­ristiques, nous ne manquerons pas de proposer des packages autour de ce festival pour faire en sorte que les mélo­manes en profitent pour découvrir notre ville, et notre patrimoine”.Pierre Nouchi, président de l'Umih Côte d'Opale-Calais Le parc hôtelier calaisien a-t-il beaucoup évo­lué ces dernières années ? On compte quelque 1 700 chambres sur Calais même. La capacité n’a pas réellement augmenté depuis bien longtemps. Les dernières ouvertures remontent à une dizaine d’années, avec l’arrivée d’un complexe hôtelier Accor à côté de la Cité Europe, le grand centre commercial installé à côté du tunnel sous la Manche. Cependant, des investissements ont été faits. Notamment grâce aux nombreuses reprises. Et actuellement, des projets sont en discussion. On parle d’un hôtel écologique à Coquelles, d’un établissement près de l’hôpital, et d’un 4 ou 5 étoiles, sur la plage. Ce dernier pourrait accompagner la création d’un palais des congrès, aujourd’hui à l’étude. Mais pour l’instant, les résultats du parc hôtelier ne semblent pas assez bons pour justifier un agrandissement du parc.L'activité hôtelière rencontre-t-elle des difficultés particulières ? Le tourisme à Calais affichait de très bons résultats jusqu’en 2008. Avant la crise, certains hôtels jouissaient de taux d’occupation de 80 ou même 90% sur l’année. Mais en 2009, nos résultats ont chuté. Surtout à cause de la perte d’une grande partie de la clientèle anglaise, aujourd’hui la plus importante à Calais. Bien sûr, nous avons conquis de nouveaux marchés tels que la Belgique et la Hollande, et il reste un important potentiel de développement de ce côté là. Mais pour l’instant, ces nouveaux touristes ne suffisent pas à compenser le manque à gagner. Toutefois, au début de l’année 2010, les hôteliers ont noté une belle amélioration de leurs résultats. Ceci est dû, entre autres choses, au facteur météo : Calais a une belle plage, et le soleil a été au rendez-vous. Et puis la ville propose un bon rapport qualité prix. Tout ceci a permis d’attirer une clientèle de loisirs. Et je pense que le tourisme individuel d’agrément peut encore se développer. L’essence est de plus en plus chère, et de nombreux pays d’Afrique du Nord étant en crise, les gens réfléchissent désormais à deux fois avant d’entreprendre de longs voyages. Les destinations de proximité comme Calais peuvent bénéficier de cette situation.Vous êtes donc optimiste quant à l’avenir ? Plutôt, oui. Je suis convaincu que Calais a un fort potentiel de développement, économique comme touristique. Tout d’abord grâce à notre situation stratégique. Calais est un carrefour entre l’Angleterre, l’Allemagne, la Belgique et la Hollande. Nous avons un lien important avec l’Europe du Nord, et bénéficions d’un réseau autoroutier de qualité vers l’Est et vers l’Ouest. Avec l’arrivée du tunnel et le développement du port, nous sommes devenu un pôle d’attracti­vité. Et l’agrandissement prévu du port devrait engendrer une augmentation du trafic, et donc des nuitées, mais aussi un développement du secteur industriel. Ce qui sera aussi positif pour l’hôtellerie. Et puis Calais est une ville oubliée qui gagne a être connue. Et la valorisation du patrimoine actuellement en cours devrait lui permettre d’être reconnue à sa juste valeur. Patrice Haultcoeur, Directeur de l’Holiday Inn “La fréquentation a été bonne en 2010 compa­rativement à 2009. Disons que certains mois, les malheurs des autres ont fait notre bonheur ! Il y a d’abord eu le nuage islandais, qui a empêché les avions de voler. Résultats, les gens se sont rabattus sur le port de Calais et le Tunnel, et ont donc séjourné chez nous. Et puis le même phénomène s’est reproduit avec les importantes chutes de neige, en fin d’année. Sur ces deux périodes, nous avons affiché complet. Et surtout, nous avons prouvé qu’à Calais, nous savions recevoir. Nous n’avons pas profité de la situation pour faire flamber les prix. Dans notre hôtel, nous sommes particu­lièrement attachés à la satisfaction client. D’ailleurs, le groupe IHG nous a remis un Quality Exellence Award sur ce thème en 2010. Et nous avons un taux de fidélisation important. Principalement avec la clientèle affaires, qui repré­sente, en dehors de l’été, jusqu’à 70% de notre fréquentation. Alors forcément, nous attendons avec impatience le démarrage des travaux de Calais Port 2015. Ce projet est porteur de nombreux espoirs. Sera-t-il réellement accompagné d’un développement industriel ? L’autre événement attendu à Calais : les Jeux Olympiques de Londres 2012. On entend que la Côte d’Opale pourrait servir de base arrière pour l’entraînement des équipes. Et ce serait une très bonne chose ! Mais lorsque l’on nous dit que des spectateurs pourraient être logés ici, et aller à Londres dans la journée pour voir les évènements sportifs, le prix des hôtels étant plus intéressants en France, là, je doute. Pour cela, il faudrait, a minima, prévoir davan­tage d’Eurostar chaque jour à la gare de Frethun. Et pour l’ins­tant, les arrêts ont plu­tôt tendance à être réduits…”Jamila Mazouz, directrice du Mercure et du futur All Seasons “Nous avons ouvert notre hôtel Mercure en 2009, dans le bâtiment de l’ancien George V, au cœur de Calais. Depuis, notre fréquentation ne cesse d’augmen­ter. Notre clientèle est surtout anglaise (50%). Mais nous voyons aussi de plus en plus de Belges, de Hollandais et d’aussi d’Allemands. Et le mix entre affaires et loisirs est parfaitement équilibré. Nous recevons beaucoup d’hommes d’affaires en déplacement. Les entreprises anglaises se servent notamment de Calais comme point de chute lorsqu’elles doivent rencontrer des Belges, des Allemands et des Français… Mais nous n’accueillons pas de congrès, faute d’infrastructures nécessaires. En revanche, le tourisme d’af­faires que l’on connaît aujourd’hui comme le tourisme d’agrément ont encore un fort potentiel de développement. Notre patrimoine est en pleine revalori­sation, le centre en réaménagement, de nouvelles entreprises s’installent et d’autres sont encore courtisées par Calais… Tout ceci devrait générer un développement économique comme touristique. D’ailleurs, nous misons sur cette destination puisque notre groupe de franchisés, Oletis, va ouvrir d’ici à décembre ou janvier prochain un All Seasons de 51 chambres, juste à côté du Mercure, au sein de l’ancien hôtel Sauvage. Nous proposerons ainsi une nou­velle offre, très différente de ce qui existe déjà sur la ville.”Anne Cugny, directrice de l’Ibis Coquelles “Notre hôtel de 126 chambres est situé au cœur d’un complexe hôtelier Accor, juste à côté du tunnel sous la Manche. Nous avons donc énormément de clients étrangers. Principalement britanniques. Il y a de fortes affluences durant les vacances, avec des pics au moment des départs et des retours. Mais la durée des séjours a chuté. Tout d’abord parce que le Duty-free a été stoppé au début des années 2000. Et puis il y a bien sûr eu la crise, particulièrement importante en Grande-Bretagne. Alors, nous avons dû diversifier notre clientèle. Aujourd’hui, deux niches sont en développement. Tout d’abord, le tourisme de mémoire. Nous recevons de plus en plus de groupes. Des Français mais aussi des Allemands. Ils vont généralement jusqu’à Arras et font un stop chez nous. Et puis les villes de Calais tout comme Coquelles font de plus en plus d’efforts en matière d’événementiel. Elles organisent des manifestations très qualitatives comme le Festival Violons qui aura lieu le mois prochain. Mais hélas, le parc hôtelier est important. Et les pics de fréquentation générés pas assez conséquents pour remplir tous les hôtels… Cependant, c’est dans ce sens que les deux villes doivent continuer de travailler. Et puis l’image positive, que véhiculent les retombées médiatiques de ces événements, est forcément bénéfique pour le tourisme.”

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