Opérations

plus

Avignon sur le pont pour augmenter sa capacité

17 min de lecture

Publié le 28/09/10 - Mis à jour le 17/03/22

• La "Cité des Papes" peut se réjouir, l’édition 2010 de son festival a été un très bon cru. Mais la saison touristique de la ville n’est pas pour autant terminée. • En dehors de ces trois semaines exceptionnelles, la ville continue d’attirer, grâce à sa situation stratégique au cœur de la Provence, sa politique évènementielle et son patrimoine, qu’elle entretient en permanence. • Elle souhaite maintenant booster son tourisme d’affaires. Mais pour cela, la ville est convaincue de manquer de chambres, qui lui permettraient d'accueillir de plus gros congrès. Différentes ouvertures devraient rapidement remédier à ce problème. Mais ces projets ne font pas l’unanimité chez les hôteliers.

La saison 2010 du Festival d’Avignon a été un franc succès. Avec 50 spectacles dans 20 lieux différents pour un total de quelque 250 représentations, 116.000 billets ont été délivrés soit une fréquentation record de 95%. Les hôteliers ont donc forcément passé un excellent mois de juillet. "On a d’ailleurs dû loger des gens jusqu’à Nîmes”, note Muriel Botella, directrice de l’office du tourisme. Mais la vie de la Cité des Papes ne se résume pas à trois semaines dans l’année. "Certes, le théâtre fait venir du monde et nous offre une vitrine annuelle importante. Mais nous n’avons pas que cela!”, clame Muriel Botella. "D’ailleurs, la saison touristique s’étend de mars à mi-novembre”.“Nous étions en franchise Kyriad, mais depuis le début de l’année, nous avons choisi d’opter pour une chaîne volontaire. Et nous en sommes ravis. Notre clientèle est toujours principalement liée au tourisme d’affaires. Mais nous en sommes à notre deuxième saison depuis que nous avons construit une piscine, et cela nous a beaucoup aidé à capter une clientèle de tourisme d’agrément. Notamment pour des séjours longs. Maintenant, en plus de refaire les salles de bain, nous allons nous attaquer à un autre chantier : la construction de terrasses privatives pour les chambres du rez-de-chaussée. Un nouvel élément qui devrait séduire lui aussi. Maintenant, pour développer notre clientèle, ce qui serait très positif, c’est de récupérer un Parc des expositions digne de ce nom. Ces équipements ne sont plus du tout adaptés aux besoins actuels. Et nous sommes l’hôtel le plus proche de lui. Alors si son activité était relancée, nous serions aussi les premiers à bénéficier des retombées !”Et pour attirer le chaland, la ville compte, entre autres, sur sa programmation événementielle et culturelle, qui s’étale sur l’année. Certains rendez-vous datent de plus de quinze ans, comme Les Hivernales en février (un festival de danse contemporaine) ou encore le célèbre festival équestre Cheval Passion. D’autres sont beaucoup plus récents, comme Résonance (un festival de musiques actuelles de 3 jours fin juillet) ou Alterosa en juin (un salon d’art floral attirant plus de 20.000 visiteurs). Et viennent s’ajouter à cela de grandes expositions. Cette année, du 27 juin au 7 novembre, c’est l’artiste catalan Miquel Barceló qui est mis en avant avec l’exposition "Terra-Mare". Et le prochain évènement, "Ponts" (du 18 décembre au 30 juin), devrait faire venir de nombreux visiteurs puisqu’il surfe sur la notoriété du célèbre pont de la chanson. 39 artistes parmi les plus grands noms de l’art contemporain ont pour l’occasion peint leur vision du pont et 70 impressions numériques de grand format de leurs œuvres prendront place sur les murs mythiques de la grande chapelle du palais des papes. "La bonne nouvelle, c’est que nous venons d’obtenir le soutien de l’Unesco pour cet évènement”. De quoi doper la fréquentation. Surtout qu’une campagne de communication nationale est prévue pour promouvoir l’exposition.Mais pour la CCI de Vaucluse le verdict est clair : "Nous admirons la politique de la ville et sommes très heureux de voir qu’elle est capable d’accueillir des masses aussi importantes en juillet. Mais le reste de l’année n’est pas encore suffisamment développé. Il faudrait mieux répartir les événements et surtout, rénover de toute urgence de Parc des expositions. Nous avons perdu le Miffel (Salon Méditerranéen de la Filière Fruits et Légumes) à cause de sa vétusté. C’est cette année la dernière édition à Avignon. Il faut faire quelque chose avant que d’autres évènements ne nous échappent”, tranche Philippe Bondurand, le directeur de la Communication.La ville travaille déjà à régler ce problème de taille. Philippe Debondue, directeur de la Communication de la mairie, explique qu’elle "cherche à confier le lieu à un partenaire. Nous avions un candidat mais il s’est hélas désisté en cours de procédure pour des raisons qui lui sont propres. Nous avons donc relancé une délégation de service public pour en trouver un nouveau. Sachant qu’il devra s’engager à restaurer le lieu”.En attendant, celle que l’on surnomme l’"Altera Roma" n’est pas prisée que par les amateurs d’arts. Les férus d’histoire, eux aussi, aiment y séjourner. Il faut dire que son patrimoine est riche. Elle conserve l'empreinte du séjour des Papes dans la ville, capitale du monde chrétien au Moyen Age. En son cœur, on trouve le Palais des Papes, bien sûr. Le plus grand palais gothique d’Europe qui fût la résidence des souverains pontifes au XIVe siècle. Tout à côté, on admire le pont d’Avignon, célèbre dans le monde entier. Ces deux pièces maitresses ont respectivement accueilli 606 000 et 344.500 visiteurs l’année dernière. Et à l’intérieur des remparts d’origine, on découvre au hasard des ruelles de nombreux témoins du passé : chapelles et églises, édifices moyenâgeux, hôtels particuliers des 18e et 19e… "L’art est partout. Avignon est un véritable musée à ciel ouvert !”, se réjouit la directrice de l’office du Tourisme.Pour entretenir ce patrimoine, la ville ne ménage pas ses efforts. "Les places Carmes et Corps Saint ont été refaites il y a environ 3 ans. Elles sont légèrement excentrées mais très conviviales, avec beaucoup de terrasses, de bars... C’était donc important pour l’image de la ville”. Reste à réaménager la Place Pie d’où la gare des bus de la ville a déjà été retirée. En effet, depuis le début de l’année, cette dernière ainsi que la gare SNCF et la gare routière ont été concentrées au même endroit, libérant ainsi le centre historique. Dans le même but, de grands parkings surveillés et gratuits ont été mis en place à l’extérieur d’Avignon et sont reliés au centre par des navettes gratuites et écologiques toutes les dix minutes. Et pour finir cette mise en valeur du centre ville, "un an et demi de travaux sont prévus pour réaménager la Place Pie. Au programme : la rénovation du sol, une réorganisation de l’espace, 17 platanes supplémentaires à planter, un kiosque, des vélos et un espace de piétonisation plus large à installer… La livraison est prévue pour le festival 2011. C’est une place importante puisqu’elle est centrale et se trouve à proximité des Halles et de leur tout nouveau mur végétal, devenu un passage obligé pour les TO”. Quand aux 4,3 kilomètres de remparts, un budget annuel de 200 000 euros est consacré à leur rénovation permanente.Parallèlement à sa politique culturelle, événementielle et patrimoniale, Avignon développe aussi le tourisme d’affaires. Bénéficiant d’un accès aisé avec son aéroport, le TGV et les axes autoroutiers A7 et A9, la cité provençale offre de nombreuses infrastructures d’accueil pour l’organisation de congrès et d’événements. Des salles sont louées en ville et au cœur du Palais des Papes, le Centre international de congrès dispose de 14 salles. Mais pour développer cette activité, la ville estime manquer de chambres, notamment en haut de gamme. Un problème qui devrait vite être réglé puisque 3 projets hôteliers sont lancés. Le premier, un Art’Otel de petite capacité, "servira surtout de vitrine supplémentaire pour la destination. Face à la Cité des Papes, il plaira à un public déjà séduit par Avignon”, estime Muriel Botella. "Quant au Novotel de 130 chambres qui ouvrira face aux remparts, c’est un projet de Joël de Bellis, qui dispose déjà de 3 établissements à Avignon. Alors nul doute qu’il a fait ses calculs !”, lance Franck Gomez, président de l’Umih84. Mais le troisième projet, lui, fait débat. Il s’agit de l’installation d’un Marriott Renaissance hôtel de luxe de 90 chambres, un spa, une piscine extérieure, un complexe séminaire de 700 places… Le tout dans les locaux de l’ancienne prison. L'ouverture est prévue pour 2013 et pour l’office du Tourisme, pas de problème : "cette capacité supplémentaire en haut de gamme nous manquait. Et puis l’enseigne est forte et le lieu atypique. Des avantages qui suffiront en soi à attirer une clientèle, qui, en plus, correspond à celle qui aime Avignon”. Joël de Bellis et Thierry Martines, hôteliers de la ville, sont eux aussi enthousiastes : "Le monde appelle le monde ! Et plus nous serons nombreux à promouvoir la destination, mieux ce sera”. Mais pour Franck Gomez, et beaucoup d’hôteliers : "Cela risque de déséquilibrer le parc actuel. Et puis le projet semble ambitieux… Notamment en nombre de chambres. Il ne dispose pas d’important parking, l’accès se fait par de petites rues et il sera compliqué à aménager. Il n’a pas non plus pour l’instant de parc ou de jardin… Et en admettant que le projet aboutisse, il faudra que le reste suive en matière d’infrastructures et de divertissements. Des boutiques de luxe devront par exemple s’installer… Et il ne faudrait pas que l’on se retrouve avec des 4 étoiles forcés de pratiquer des prix de 2 étoiles pour remplir leurs hôtels !”, s’inquiète Harald Pons, président du club hôtelier. Le directeur de la communication de la CCI conclut : "nous souhaitons de belles réussites à ces trois projets ! Mais nous serions plus tranquillisés si nous avions une meilleure visibilité concernant la politique événementielle de la ville. Car ces chambres, il faudra maintenant les remplir, et pas seulement en juillet et en août”.Chiffres à retenir -* 90 800 habitants (INSEE 2007) -* 1,5 millions de touristes à l’année effectuent 5,3 millions de nuitées tout hébergement confondu -* 564 966 visiteurs pour le Palais des Papes (2009) -* 344 502 visiteurs pour le Pont d’Avignon (2009) -* 13 musées -* 1.600.000 passagers à la gare d’Avignon centre (2008) -* 3 005 500 passagers à la gare Avignon TGV (en 2008) -* 9900 passagers pour l’Eurostar (2008) -* 72.506 passagers à l’aéroport (2009) -* Environ 5000 passagers pour l’aviation d’affaires -* 35 869 passagers pour les Bateaux restaurants (2009) -* 23 228 passagers pour les Bateaux promenade (2009) -* 150 manifestations au Centre de Congrès du Palais des Papes (2009)L’aéroport fourmille de projetsL’année 2010 devrait être riche en bonnes nouvelles pour l’aéroport d’Avignon, qui penche sur divers projets d’ouverture de lignes. Après la suppression en 2003 de la ligne Air France vers Paris, qui n’a pas supporté la concurrence du TGV, l’aéroport avait du se remettre en question. La CCI, qui le gère, avait alors minimisé les dégâts en compensant la disparition de sa principale ligne par la desserte de nouvelles destinations : 5 villes d’Angleterre. Aujourd’hui, pour développer son activité, l’aéroport réfléchit à une possible réouverture d’une ligne sur Paris (avec un low-cost ou une société ad hoc) et à la création de lignes vers la Corse et le Maghreb, principalement pour que les Avignonnais partent, et le Benelux, la Scandinavie et le nord de l’Allemagne, dont les habitants sont des touristes historiques pour Avignon. "Ces différents projets sont plus ou moins avancés. Certains devraient voir le jour dès 2011”, explique Philippe Bondurand, directeur de la communication de la CCI.Et le tourisme d’agrément ne sera pas le seul moteur de ces nouvelles lignes. "Le grand pôle agroalimentaire et les multiples sociétés pharmaceutiques situées près d’Orly alors que nous sommes les spécialistes de fruits et légumes et que nous travaillons sur les essences végétales ; le bio que nous maîtrisons et qui intéresse les Allemands ; le pôle Pégase spécialisé dans l’aéronautique installé à côté de notre aéroport… Tout cela devrait générer un grand nombre de voyages professionnels. Des déplacements pour lesquels le TGV et le passage par Paris intra-muros serait une perte de temps. Et avec le nouvel aérogare, juxtaposé au premier et réservé aux vols privés, nous proposons un confort supplémentaire aux passagers de vols affrétés”, précise Philippe Bondurand.Harald PONS, président du Club hôtelier d'Avignon et directeur du Logis Hôtel d'AngleterreL’édition 2010 du Festival satisfait-elle les hôteliers ? _ L’année 2010 s’annonce meilleure que l’année dernière pour les hôteliers avignonnais. Mais nous sommes encore très loin des fréquentations d’avant 2009. Et spécialement des années 2000 à 2002, qui avaient été de très bons crus. Cette année, durant le festival, nous avons été obligés de loger des gens jusqu’à Nîmes. Mais je me souviens qu’à cette époque, il fallait aller jusqu’à Montélimar, à 80 km d’ici, pour trouver une chambre disponible ! Toutefois, cela reste une très bonne période. Mais en dehors de ces 3 semaines par an, les choses sont plus compliquées. Spécialement en hiver.Doit-on considérer Avignon comme une destination saisonnière ? _ Non, tout de même pas ! En dehors du Festival, il y a une clientèle qui vient pour la ville, son patrimoine et sa position centrale idéale pour découvrir les alentours. Et puis nous avons une clientèle d’affaires qui pèse beaucoup (même si on l’a forcément moins vue en 2009). Mais il n’y a pas foule comme en été. Loin de là. Pourtant, beaucoup de projets d’hôtels sont sur le point de voir le jour. Il parait que l’on manque de chambres ! Notamment dans le haut de gamme. D’ici peu, vont arriver sur le marché un Novotel de 120 chambres, un 4 étoiles Mariott Renaissance de 90 chambres dans l’ancienne prison et un Art’Otel 4 étoiles d’une trentaine de chambres dans l’Hôtel de la Monnaie, en face du Palais des Papes...Pensez-vous que ces ouvertures soient une bonne nouvelle pour le tourisme avignonnais ? _ Cela fera beaucoup de capacité supplémentaire d’un coup. Alors bien sûr, j’ai conscience que la ville compte sur ces projets pour attirer d’avantage de congrès. Mais c’est l’éternelle question : faut-il construire des chambres pour faire venir les touristes, ou d’abord attirer d’avantage de monde et aviser ensuite si la capacité d’accueil s’avère insuffisante…? L’avenir nous le dira, en attendant, je m’interroge sur le bien-fondé d’une telle évolution quantitative du parc hôtelier. Car pour moi, la capacité est suffisante à moins qu’une nouvelle politique culturelle n’accompagne ces ouvertures. Je me demande aussi comment la ville va pouvoir se positionner sur le haut de gamme. Avignon a beaucoup d’atouts, mais j’ai travaillé au Méridien à Nice et je ne suis pas convaincu que notre ville ait les infrastructures nécessaires pour jouer la concurrence sur ce segment.Joël de Bellis, Président des hôtels de chaînes à l’Umih 84, directeur des Mercure Pont d'Avignon et Cité des Papes, du All Seasons Avignon Sud et du futur Novotel“A Avignon, les hôtels qui s’en sortent le mieux en hiver sont ceux qui disposent de salles de réunion et peuvent travailler avec le marché Affaires. Je le vois avec mes deux Mercure puisque l’un a 450 m² de salles de travail et l’autre n’en a pas. L’été, leurs fréquentations se valent mais l’hiver, c’est clairement celui qui dispose d’infrastructures pour accueillir des réunions qui marche le mieux. Et on sait aussi que concernant les hôtels de chaînes, il y a 8 à 10 points d’écart entre les hôtels du centre et ceux de la périphérie (en faveur des hôtels du centre bien sûr). J’ai pris en compte ces deux données pour monter mon projet. En effet, avec les trois établissements existants, mon groupe (Panattoni) possède déjà 105 chambres franchisées Accor sur Avignon et nous nous apprêtons à ouvrir un Novotel de 130 chambres juste en face des remparts, à la seule place encore disponible et considérée comme étant «intra-muros». Nous comptons y installer 700 m² de salles de réunion, une piscine, un spa… Ce sera l’hôtel avec la plus grande capacité sur la ville. En comptant les 1 000 m² de bureaux et les 500 m² de commerces achetés et destinés à la location, cela représente 20 millions d’euros investis. Mais je suis très serein concernant l’avenir de cet établissement ! D’autant que l’enseigne est forte. Et elle possède aujourd’hui deux établissements à Avignon, mais d’ici l’ouverture, l’un d’eux ne sera plus un Novotel.”Arnauld Begel, DG adjoint du groupe d’investissement Optima et propriétaire du Campanile Le Pontet“Nous avons acheté l’hôtel en 2002. Nous avons la chance d’être en périphérie dans un secteur qui bouge. Un Ikéa vient d’ouvrir juste à côté, le Auchan va s’agrandir, Leroy Merlin ouvre une nouvelle galerie commerciale… Tout cela nous apporte beaucoup de VRP. Surtout que nous sommes à la sortie de l’A7 et qu’ils peuvent donc facilement arriver en voiture. En 2004, nous avions senti une chute de la fréquentation due à l’ouverture du Viaduc de Millau, mais c’est bien reparti, notamment grâce à un très bon travail de commercialisation auprès des entreprises voisines. Et puis en cette année-là, nous avons réalisé une extension de 39 chambres sur deux niveaux. Sept chambres supérieures sont en duplex, utilisant ainsi les combles. C’est un produit unique chez Campanile et parfaitement adapté aux familles ou aux hommes d’affaires séjournant un peu plus longtemps. Nous avons aussi basculé la salle de séminaire dans ce second bâtiment, pour qu’elle soit plus au calme, et agrandi le salon. Nous y avons installé un business center, qui sert parfois de bureau au directeur. Le bâtiment d’accueil a lui aussi été modifié. Les toilettes, qui étaient en face de la porte, ont été déplacées, la cheminée enlevée et la cloison abattue pour gagner de l’espace. Aujourd’hui, on peut proposer 90 couverts. Quant à nos abords, nous les avons aménagés de façon à rappeler que nous sommes bien en Provence avec un joli grillage, des oliviers, de la lavande, des lauriers roses. Depuis notre arrivée, nous en sommes à 2 millions d’euros d’investissement. Mais cela paye puisque nous nous venons de remporter le concours du meilleur franchisé de France et surtout, en novembre, nous avons été le premier Campanile à se voir attribuer une troisième étoile.”Thierry Martines, directeur régional pour les Hôtels France Patrimoine, Grand Hôtel Avignon et Cloitre Saint-Louis “Situé au cœur d’Avignon, le Cloitre Saint-Louis dispose de 80 chambres, d’un restaurant, une terrasse dans un bâtiment du XVIème siècle, alliant structures historiques et modernité dans une aile de l’hôtel (avec 30 chambres inspirées de l’oeuvre de Jean Nouvel). Sa clientèle est à 70% composée d’individuels, dont beaucoup d’étrangers. Le Grand Hôtel, lui, a 120 chambres avec de belles superficies, dans un esprit beaucoup plus contemporain, juste en face des remparts. Il accueille beaucoup plus de groupes et de tourisme d’affaires. A l’année, on atteint des taux d’occupation moyens de 65% pour le Grand Hôtel et 65% pour le Cloitre. Et 2010 est partie pour être une bonne année ! Notamment grâce au festival qui a vraiment ramené beaucoup de touristes. Et pour continuer de développer notre clientèle, nous avons décidé de profiter du fait qu’Avignon dispose d’une grande offre culturelle. Nous allons travaillé en partenariat avec l’office du tourisme et divers théâtre et opéras pour proposer des packages. ”Evelyne Buffa, Inter-Hôtel Avignon La Cristole

Pour aller plus loin

Chaque semaine, l’équipe HON vous apporte un regard expert sur le monde de l’hospitalité. En devenant membre, vous aurez accès à un écosystème complet : contenu exclusif, emploi, etc.

DEVENIR MEMBRE

Inscrivez-vous pour ajouter des thèmes en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des catégories en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des articles en favoris. Connectez-vous gratuitement pour voter pour la candidature.

Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ?