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Le Moyen-Orient en pleine mutation

Le secteur hôtelier du Moyen-Orient fait l’objet de la plus grande attention de la part des investisseurs locaux, dont les projets sont plus ambitieux les uns que les autres, tout comme des grands groupes internationaux qui saisissent les potentialités de ces marchés. Les gouvernements entrevoient dans le développement du tourisme un relais à long terme de l’industrie pétrolière comme source de richesse régionale. Il faut dire que les résultats actuels du secteur dans la zone leurs donnent amplement raison. Le RevPAR cumulé sur 12 mois à fin juillet fait un bond de 36% grâce à un accroissement significatif des taux d’occupation de près de 12 points. Sur la dernière année, le remplissage moyen des établissements de la zone atteint ainsi pratiquement 70%. Cette progression des taux d’occupation s’accompagne d’une hausse significative du prix moyen de plus 13%. La plupart des pays de la zone ont le vent en poupe. Les Emirats Arabes Unis, notamment grâce au dynamisme de Dubaï, enregistrent une progression du revenu par chambre disponible très proche de celle de la zone dans sa globalité. L’Egypte connaît une évolution plus forte encore (+12 points de taux d’occupation et +25% de prix moyen pour une augmentation du RevPAR de près de 50% !). Le pays est une destination particulièrement attrayante. La dépréciation régulière de la livre égyptienne depuis 2001, suite à la décision de ne plus maintenir la parité face au dollar, renforce l’attractivité de ce pays pour la clientèle internationale. L’Arabie Saoudite, sans doute moins bien perçue en termes de sécurité, voit cependant ses résultats hôteliers rester sur un trend croissant en dépit du dé-part progressif des militaires américains. Le tourisme religieux s’y développe, alors que les autorités ont étendu les périodes de pèlerinage vers les villes saintes, La Mecque et Médine.Pour Christophe Landais, Directeur Général de la région Moyen-Orient du groupe Accor, “la principale explication de cette forte progression à travers les pays du golfe provient majoritairement de l'augmentation des flux intra-régionaux : Les Arabes du Golfe, principalement les saoudiens et les koweïtiens, privilégient le Moyen-Orient par rapport aux Etats-Unis et l'Europe. Dubaï et le Liban en bénéfi-cient plus particulièrement”. Ce supplément de clientèle locale bénéficie au segment loisir, mais également au tourisme d’affaires, en raison des nombreux projets d’infrastructures. Toufic Tamim, Directeur Sales & Marketing de Mövenpick Hotels & Resorts pour le Moyen-Orient, confie, “l’activité business se développe dans des villes clés comme Koweït City, Dubaï, Le Caire, Doha et Abou Dhabi alors que l’activité loisirs ex-plose dans trois pays distincts : Les Emirats Arabes Unis avec Dubaï, l’Egypte (le rivage de la Mer Rouge, la Haute Egypte et le Caire) et le Liban grâce au développement du tourisme intra-régional”. Jusqu’à présent l’Egypte et Dubaï restent encore les principales destinations loisirs pour la clientèle occidentale. “Oman, le Qatar et Bahreïn multiplient leurs efforts de libéralisation des visas ou de promotions mais ne bénéficient toutefois pas du tourisme européen comme Dubaï”, constate Christophe Landais. Paradoxalement, la guerre en Irak joue également un rôle significatif dans les bons résultats de l’hôtellerie au Moyen-Orient, notamment dans les pays du Golfe qui bénéficient de la présence militaire américaine et de l’apport des entreprises chargées de la reconstruction de l’Irak. Les perspectives à moyen terme sont très optimistes. “Le prix du pétrole élevé va doper les projets gouvernementaux”, confirme Guy Epsom, directeur régional Ventes & Marketing du groupe Hilton pour la péninsule arabique. La hausse des cours du pétrole devrait donner encore plus de moyens aux investisseurs locaux pour mener à bien leurs projets pharaoniques, comme les Palm Islands de Dubaï ou le projet de gazoduc Dolphin, lancé par le Qatar, qui traversera la péninsule arabique. L’après 11 septembre a redonné à ceux-ci le goût de l’investissement au coeur de leur région plutôt que sur les places fortes américaines et européennes. Dopés par les grands projets industriels, le tourisme d’Affaires, traditionnellement plus faible en juillet, devrait poursuivre sa croissance. Le tourisme de loisirs devrait, lui, continuer à profiter d’un tourisme intra-régional en pleine expansion. Les stratégies des compagnies aériennes, comme Emirates ou Gulf Air, qui consistent à augmenter le nombre de rotations vers l’Europe et les Etats-Unis et à proposer des stop overs, sont un soutien actif aux plans de développement touristique. A cet égard, le pays qui a le plus d’ambition en la matière est le Qatar, alors que Bahreïn court pour retrouver sa place de leader, perdue au profit de Dubaï. Pour le Moyen-Orient dans son ensemble, cette émulation devrait confirmer cette région comme une des plus dynamiques du monde. Et l’horizon est au beau fixe. S’il ne vient pas se couvrir en raison d’événements géopolitique, « 2005 sera une meilleure année encore », conclut Christophe Landais.Certes, ces évolutions globalement positives font suite à une période délicate après les attentats du 11 septembre et le déclenchement du conflit en Irak, événements qui concourent à gonfler les taux d’évolu-tion cette année. Elles résultent cependant d’un réel dynamisme de l’industrie hôtelière comme le confirment encore les résultats de juillet. Radek Cais, Directeur de l’hôtel 4* Radisson Diplomat de Barhein se dit ainsi “satisfait des résultats du mois de juillet”. Si celui-ci “n’a rien de spectaculaire, le volume d’activité est là. Les hôtels haut de gamme ont décidé de baisser légèrement les prix pour attirer une plus grande clientèle”. Si on constate en effet que les prix moyens globaux sur la zone Moyen-Orient sont assez stables d’une année à l’autre, l’amélioration des niveaux de remplissage assure un accroissement du RevPAR mensuel de plus de 12%.Pour Christophe Landais, Directeur Général de la région Moyen-Orient du groupe Accor, “la principale explication de cette forte progression à travers les pays du golfe provient majoritairement de l'augmentation des flux intra-régionaux : Les Arabes du Golfe, principalement les saoudiens et les koweïtiens, privilégient le Moyen-Orient par rapport aux Etats-Unis et l'Europe. Dubaï et le Liban en bénéfi-cient plus particulièrement”. Ce supplément de clientèle locale bénéficie au segment loisir, mais également au tourisme d’affaires, en raison des nombreux projets d’infrastructures. Toufic Tamim, Directeur Sales & Marketing de Mövenpick Hotels & Resorts pour le Moyen-Orient, confie, “l’activité business se développe dans des villes clés comme Koweït City, Dubaï, Le Caire, Doha et Abou Dhabi alors que l’activité loisirs ex-plose dans trois pays distincts : Les Emirats Arabes Unis avec Dubaï, l’Egypte (le rivage de la Mer Rouge, la Haute Egypte et le Caire) et le Liban grâce au développement du tourisme intra-régional”. Jusqu’à présent l’Egypte et Dubaï restent encore les principales destinations loisirs pour la clientèle occidentale. “Oman, le Qatar et Bahreïn multiplient leurs efforts de libéralisation des visas ou de promotions mais ne bénéficient toutefois pas du tourisme européen comme Dubaï”, constate Christophe Landais. Paradoxalement, la guerre en Irak joue également un rôle significatif dans les bons résultats de l’hôtellerie au Moyen-Orient, notamment dans les pays du Golfe qui bénéficient de la présence militaire américaine et de l’apport des entreprises chargées de la reconstruction de l’Irak. Les perspectives à moyen terme sont très optimistes. “Le prix du pétrole élevé va doper les projets gouvernementaux”, confirme Guy Epsom, directeur régional Ventes & Marketing du groupe Hilton pour la péninsule arabique. La hausse des cours du pétrole devrait donner encore plus de moyens aux investisseurs locaux pour mener à bien leurs projets pharaoniques, comme les Palm Islands de Dubaï ou le projet de gazoduc Dolphin, lancé par le Qatar, qui traversera la péninsule arabique. L’après 11 septembre a redonné à ceux-ci le goût de l’investissement au coeur de leur région plutôt que sur les places fortes américaines et européennes. Dopés par les grands projets industriels, le tourisme d’Affaires, traditionnellement plus faible en juillet, devrait poursuivre sa croissance. Le tourisme de loisirs devrait, lui, continuer à profiter d’un tourisme intra-régional en pleine expansion. Les stratégies des compagnies aériennes, comme Emirates ou Gulf Air, qui consistent à augmenter le nombre de rotations vers l’Europe et les Etats-Unis et à proposer des stop overs, sont un soutien actif aux plans de développement touristique. A cet égard, le pays qui a le plus d’ambition en la matière est le Qatar, alors que Bahreïn court pour retrouver sa place de leader, perdue au profit de Dubaï. Pour le Moyen-Orient dans son ensemble, cette émulation devrait confirmer cette région comme une des plus dynamiques du monde. Et l’horizon est au beau fixe. S’il ne vient pas se couvrir en raison d’événements géopolitique, « 2005 sera une meilleure année encore », conclut Christophe Landais.

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