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Aix-en-Provence, une belle encore un peu endormie

• Capitale historique de la Provence, Aix-en-Provence aligne, outre un patrimoine exceptionnel, de nombreux atouts, entre les nombreuses entreprises de son pôle d’activités et son campus universitaire. • La crise économique a éloigné de la ville une clientèle touristique en provenance des marchés étrangers. Et la clientèle Affaires ne remplit pas les hôtels l’hiver. • La Mairie vient de décider la construction d’un nouvel Office de tourisme, une vitrine qui coûtera 10 millions d’euros, et d’augmenter de 200 m2 la superficie du Palais des Congrès. Au lieu du Palais des Congrès souhaité par les professionnels.

Quand j'étais à Aix, il me semblait que je serais mieux autre part, maintenant que je suis ici, je regrette Aix. Quand on est né là-bas, c'est foutu, rien ne vous dit plus”. Ainsi parlait le peintre Cézanne, né à Aix en 1839 et mort dans sa ville natale en 1906, résumant ainsi l’opinion de tous ceux que le charme florentin de l’ancienne Cité des Comtes de Provence a séduit pour toujours. Capitale historique de la Provence, Aix symbolise tout l’art de vivre provençal. Les vénérables platanes du Cours Mirabeau, ancien cours à carrosses et l’élégance de ses 200 hôtels particuliers, de ses placettes ombragées où coule immanquablement une fontaine et de ses monuments témoignent de son passé prestigieux. De nombreuses boutiques, commerces de luxe, grands noms de la mode, produits régionaux, librairies, épiceries fines, décoration, … drainent une clientèle qui vient de toute la région. La ville bénéficie d’une position géographique avantageuse et d’accès facile par voie aérienne, ferroviaire ou autoroutière. Elle n’est qu’à 25 mn de voiture de l’aéroport international Marseille-Provence, 4e aéroport de France (29 compagnies régulières et une aérogare low cost où la compagnie Ryanair relie 18 destinations à la Provence). Sa gare TGV, à 15 mn du centre ville, relie Paris en seulement 2h57 (avec 9 liaisons aller-retour) et l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle en 3h35. Sur le plan économique, aux côtés des activités traditionnelles - comme le calisson, une délicieuse petite confiserie en forme de losange à base d’amandes et de melons confits, le santon peint à la main, l’huile d’olive et le vin des coteaux d’Aix - de grands pôles de compétence se sont développés autour de la microélectronique, des technologies de l’information et de la communication, de l’environnement avec plus de 900 entreprises. Notamment dans le pôle d’activités d’Aix-les-Mille qui abrite de grands noms dans les secteurs du nucléaire et des nouvelles énergies avec le CEA de Cadarache, l’aéronautique (Eurocopter), l’agroalimentaire, la logistique et le transport, la cosmétique-santé (Esthederm) etc… Sans compter les principaux organismes publics et parapublics comme le Centre d’études techniques de l’équipement, Météo France, la direction régionale de l’Institut Géographique National, l’Aviation civile, les centres informatiques de la Française des Jeux, de l’Insee, des Caisses d’Epargne. Ville universitaire depuis 1409, Aix-en-Provence accueille aujourd’hui quelque 40.000 étudiants, soit le tiers de sa population, dans les trois universités de son campus. Elle se veut aussi une ville culturelle, à l’image de son Festival d’Art Lyrique qui, depuis 1948, attire un public averti venu du monde entier. Elle organise aussi, depuis 7 ans en mars-avril, les Rencontres du 9e Art, un festival de bande dessinée. Le ballet d’Angelin Preljocalj s’y est installé depuis 2006 dans le Pavillon noir, un nouveau lieu conçu par l’architecte Rudy Ricciotti et anime de nombreux spectacles entre octobre et mai. L’établissement municipal des Thermes Sextius, fermé dans les années 90, a été transformé en 2001 en Centre de Bien-Etre par le Groupe Partouche qui gère par ailleurs un Pasino avec le plus grand parc de machines à sous de la région (344 machines à sous), avec une salle de jeux avec, entre autres, roulettes et black-jack, et 5 restaurants."Après avoir géré pendant dix ans deux hôtels du groupe Accor au centre ville d’Aix, le Grand Hôtel du Roi René et le Mercure, j’ai racheté cet établissement pour le transformer en hôtel boutique de 55 chambres, que je voulais différent. Le Cézanne 3* a ouvert en 2008 et fait la part belle à l’art contemporain avec une décoration signée Charles Montemarco (designer du Petit Passedat à Nice et du 28 à Aix). Il n’y a pas de restaurant, mais un room service 24 h/24 qui propose 9 sortes de pâtes avec 9 sauces différentes, et un service de petit-déjeuner de 6h30 à midi. Tout est fait maison et à la minute et j’essaye d’introduire sans cesse des nouveautés, des petites attentions. Sauf demandes particulières, on ne donne jamais la même chambre aux clients repeaters. La Wifi et le mini-bar (sans alcool mais avec des jus de fruits originaux à la pêche de vigne, au cassis, à la carotte) sont gratuits. Les claviers des ordinateurs de notre salle informatique sont américains. J’ai installé une très bonne literie et racheté un garage tout près de l’hôtel où mes clients disposent de places de parking gratuites et sécurisées. Mon credo : peu de prestations, mais généreuses et originales. Depuis 5 ans, nous sommes classés N°1 des hôtels d’Aix-en-Provence par le site TripAdvisor. Notre site internet nous permet de séduire une clientèle internationale, Aix est très gâtée par son climat, son riche patrimoine, sa belle lumière. Mais elle est confrontée à une vive concurrence de villes peut-être plus dynamiques car elles ont moins d’atouts. Aix pourrait mieux se vendre l’hiver, si elle était plus tonique et créait des événements originaux qui attirent une clientèle plus lointaine, qui remplirait les hôtels. En termes de capacité hôtelière, nous devons parfois refuser des clients à la belle saison ou pendant le Festival Lyrique, mais ces événements ne durent pas assez longtemps pour assurer un taux d’occupation annuel suffisant à tout le parc hôtelier.Tout irait pour le mieux si la crise économique ne s’en était pas mêlée. Car ces atouts étaient suffisants pour remplir les hôtels de la ville. Le grand Aix compte une cinquantaine d’unités (soit quelque 3 000 chambres) majoritairement en 3 étoiles (18 établissements totalisant 1 000 chambres) et 2 étoiles (17 soit 750 ch), et 5 unités en 4 étoiles (260 ch), dont un Relais & Châteaux de 22 chambres, la Villa Gallici, rachetée il y a quelques années par Roberto Polito, propriétaire du groupe italien Baglioni Hotels (8 établissements haut de gamme en Italie, 5 en France et un à Londres) et deux unités installées dans d’anciens châteaux des XVIe et XVIIe siècles (le Château de la Pioline et le Château de l’Arc, ancienne demeure du peintre Bernard Buffet). Hôteliers indépendants et de chaînes sont à égalité, le groupe Accor étant le plus représenté dans cette dernière catégorie. Les hôteliers s’entendent plutôt bien, mais faute d’un club hôtelier, se rencontrent rarement. Le nombre de chambres a peu évolué depuis dix ans (passant de 2 915 à 2 968), et le dernier hôtel construit est un Best Western de 94 chambres en 2008 (verf). Sans surprise, ce sont les 8 unités une étoile et non classés qui réalisent le meilleur taux d’occupation avec 78,3% (86,6% en 2008) contre 66,3% aux 2 étoiles et 64,3% aux 3 étoiles, les 4 étoiles affichant 58,6%. Les 8 résidences de tourisme (687 chambres) alignent de leur côté un TO moyen de 67%. Selon les observations de l’Office de tourisme, le nombre de nuitées a baissé de 3,42. % entre 2008 et 2009 (soit 922 857 nuitées). Mais l’année 2010 ne se présente pas sous les meilleurs auspices. Alors que la météo plombe les arrivées habituelles des amateurs de week-ends au soleil, les touristes étrangers (39%) ne sont pour l’instant pas au rendez-vous. Les Anglais, première clientèle étrangère (24 060 nuitées en 2009), sont absents cette année, tout comme les Italiens (13 430 nuitées). Alors que le musée Granet où se déroulait l’exposition Picasso-Cézanne programmée entre juin et septembre 2009 affichait 435 370 visiteurs, rien n’est prévu cette année hormis une exposition Alechinsky qui ne devrait attirer qu’un public averti d’amateurs d’art moderne entre juin et septembre. La fréquentation de l’atelier Cézanne avait déjà baissé de 15% en 2009 avec 58 678 visiteurs venus essentiellement en haute saison. Le Festival d’Art Lyrique, dont la 62e édition aura lieu du 1er au 21 juillet avec Don Giovanni et Alceste dans la cour de l’Archevêché, Rameau et Stravinsky au Grand Théâtre de Provence, une création mondiale, «Un retour» d’Oscar Strasnoy et toute une série de concerts au Grand Saint-Jean, est en baisse aussi avec 64 757 entrées en 2009 (80 000 en 2007) à des prix allant de 30 euros à 210 euros par concert.Du coup, il se murmure du côté du Cours Mirabeau qu’à Aix, le politique prime sur l’économique et qu’au lieu de se lancer toutes affaires cessantes dans la construction d’un nouvel office de tourisme (voir encadré), la municipalité aurait pu investir ailleurs. Par exemple, dans un nouveau Palais des Congrès digne de ce nom et capable d’accueillir des manifestations d’envergure. Même s’il est animé par une équipe dynamique, l’actuel Centre de Congrès compte moins de 500 places dans l’amphithéâtre Cézanne auquel se rajoutent 610 m2 de salons modulables et un espace de restauration. Il annonce 26 736 journées congressistes en 2009 avec 116 jours d’occupation. Le rajout de 200 places annoncé par la mairie (voir trois questions à..) ne satisfait personne car cela ne permettra pas d’accueillir des manifestations d’envergure. Il se dit aussi que des manifestations comme le Festival du Chocolat ou les Rencontres du 9e Art (Bande dessinée) drainent plutôt un public local et n’apportent aucune clientèle aux hôtels. Et l’annonce d’un projet de construction d’un 4 étoiles «au rabais» ne fait pas l’unanimité. On dit aussi que le projet Marriott, annoncé par la Mairie ne verrait sans doute pas le jour, le promoteur ayant jeté l’éponge, que tout le budget de l’Office de tourisme est dépensé en frais de personnel.“Le parc hôtelier est suffisant, d’autant que nous subissons la concurrence de Marseille où se sont implantés de nouveaux hôtels et où les entreprises peuvent organiser leurs congrès sans soucis de places”, confie discrètement un hôtelier. “Nous devons avoir un produit qui corresponde aux attentes, c’est pourquoi nous souhaitons un nouveau Palais des Congrès digne de ce nom avec un hôtel 5 étoiles. Il faut aussi se démener un peu plus pour attirer la clientèle étrangère. Or, nous ne savons pas comment elle est démarchée car lorsque l’OMT se déplace à l’étranger, nous ne sommes jamais invités. On ne participe pas aux manifestations d’Atout France. A Aix-en-Provence, tout se passe comme si la ville n’avait pas envie. La vie politique aixoise est compliquée.", dit un autre. «Les élus n’ont pas compris que le tourisme était important. La ville est en train de se paupériser : avec un marché de fripes sur le Cours Mirabeau, on ne tire pas les choses vers le haut», assène un troisième. Seule perspective positive à l’horizon, un projet porteur, “Marseille 2013, ville européenne de la culture”, où Aix est impliquée et la même année, le Congrès mondial de l’eau, deux grandes manifestations qui devraient permettre de “faire le plein”.Chiffres clés -* 145 721 : le nombre d’habitants à Aix-en-Provence dont 40 000 étudiants -* 361 836 : le nombre d’habitants du Pays d’Aix (*) -* 1 300 km : la superficie du Pays d’Aix -* 34 150 : le nombre d’entreprises (**) -* 2 600 : le nombre de chambres classées sur la ville -* 66% : le taux d’occupation -* 750 000 : le nombre d’entrées dans les musées et équipements -* 550 000 : le nombre de visiteurs à l’Office de tourisme -* 922 900 : le nombre de nuitées enregistrées -* 58 678 : le nombre de visiteurs aux Ateliers Cézanne(*) Insee 2009 (**) janvier 2008Source : Office municipal de Tourisme d’Aix-en-ProvenceUne vitrine de 10 millions €On ne parle que de cela à Aix. Depuis que le vendredi 7 mai, a été posée la première pierre du nouvel Office Municipal de tourisme : 3 500 m2 sur trois niveaux (un sous-sol et deux étages) dans un emplacement idéal, à l’entrée de la ville, sur l’emplacement de l’ancienne poste, près de la grande fontaine de la Rotonde surmontée de ses trois statues représentant la justice (tournée vers Aix), l’agriculture (tournée vers Marseille) et les Beaux-Arts (vers Avignon). Avec une superficie multipliée par cinq, le nouvel Office Municipal du Tourisme (OMT) est destiné à devenir la vitrine du Pays d’Aix. Le projet qui devrait être terminé en un an et demi devrait coûter entre 10 et 13 millions d’euros. Premier des OT français à avoir été certifié NF, l’OMT doit profiter de l’occasion pour revoir son fonctionnement. L’OMT a un statut d’EPIC et Henri Pons, son directeur, gère une centaine de personnes et avec un budget de 6 millions d’euros, l’office, les guides conférenciers, la centrale de réservation, le centre de congrès, les sites cézaniens, la boutique du Musée Granet, et les événementiels. Il vient de recruter un chargé de communication, dont l’objectif sera d’imaginer une stratégie pour faire connaître la destination ainsi qu’une deuxième personne pour les relations presse. L’Office a accueilli en en 2009 près de 497 500 personnes.Il commercialise deux circuits Pays d’Aix et une nouvelle carte Pass Aix et du Pays d’Aix donnant accès à de nombreux sites sur les thématiques du patrimoine et de la culture, les loisirs en famille et la production terroir. L’Aix City Pass (valable du 1er avril au 31 octobre 2010) inclut la visite de la ville sous la conduite d’un guide-conférencier de l’Office de Tourisme, celle de l’Atelier Cézanne et de la propriété du Jas de Bouffan et du musée Granet ainsi qu’un circuit commenté à la découverte du centre ville en mini-tram. Un pass Cézanne incluant la visite de l’atelier Cézanne, du Jas de bouffan et des carrières de Bibémus est proposé à 15 euros (au lieu de 29 euros).Victor Tonin, adjoint au maire chargé des animations commerciales, de l’environnement, du tourisme et des illuminationsQuelles sont les perspectives pour 2010 ? Avec la construction de notre nouvel office de tourisme, qui multipliera la superficie actuelle par cinq, je souhaite dynamiser le secteur Evénementiel avec d’autres événements du type du Festival du Chocolat, le salon de la Rose, etc… qui existent déjà. Pour exemple, le Festival du Chocolat de Pérouges en Rhône-Alpes, qui existe depuis 6 ans, accueille un million de visiteurs. Nous pouvons faire aussi bien en visant l’international. Il faut aussi pérenniser les expositions de peinture. Après Picasso l’année dernière, nous aurons cette année une exposition consacrée à Pierre Alechinsky, de juin à septembre.La capacité hôtelière est-elle suffisante ? Elle est un peu juste pendant la saison. Un projet d’hôtel de 130 chambres va voir le jour en ville, près du Mur végétal et du Conservatoire de musique. Par ailleurs, la ville refuse des congrès par manque de capacité et nous avons pris la décision d’agrandir de 200 places les salles du Palais des Congrès. En attendant que soit voté, dans les 4 prochaines années, le projet d’un nouveau Palais des Congrès de 1 000 places accompagné d’un grand hôtel de 150 chambres. Autre projet, un 4* L de 60 chambres à l’enseigne Marriott devrait s’implanter au Tholonnet dans la perspective de Marseille Capitale européenne de la Culture en 2013, une opération dans laquelle la ville d’Aix sera fortement impliquée.Comment dynamiser le secteur touristique ? L’Office du tourisme doit devenir une vraie maison de l’international. Nous allons intensifier les échanges avec d’autres pays, comme nous le faisons déjà en ce moment avec Israël. Nous avons reçu les opérateurs touristiques d’Israël à Aix-en-Provence et les opérateurs aixois vont se rendre dans le pays pour présenter leurs prestations. Nous voulons notamment développer les échanges avec les jeunes car Aix a une population de 40 000 étudiants qui n’ont pas un gros budget pour voyager. Sur le plan culturel, nous souhaitons accueillir au Domaine du Grand Saint-Jean, au nord d’Aix, des représentations à des prix moins élevés que celles du Festival Lyrique. Quant aux hôteliers, il faudrait qu’ils s’impliquent un peu plus et commencent par participer aux réunions du conseil d’administration de l’office. Certains ne viennent jamais. Vincent Louis, directeur général, Grand Hôtel du Roi René 4*“Fleuron du Groupe Accor à Aix-en-Provence et au coeur historique de la ville, le Grand Hôtel du Roi René est un lieu «rare», il a toujours accueilli des célébrités comme Churchill qui y écrivit ses mémoires. Sa rénovation, effectuée en plusieurs phases sur 4 ans, s’est terminée en avril 2008 avec une décoration signée de Didier Rey, et l’hôtel a rejoint en 2009 la collection MGallery aux côtés de quelques joyaux de l’hôtellerie. Nous recevons une clientèle internationale, à 48% affaires et 52% loisirs avec une moyenne de séjour de 2,4 nuits. J’en ai pris les rênes il y a seulement un an et manque donc d’un peu de recul car la très belle exposition Picasso a attiré beaucoup de monde l’an dernier. Cependant, je constate que la «vraie» saison s’étale d’avril à octobre et que la clientèle Affaires ne suffit pas à remplir les hôtels l’hiver. En juillet et août, la clientèle s’installe à Aix pour sillonner la Provence. La ville vit du tourisme et il faudrait utiliser son riche potentiel pour dynamiser le secteur affaires l’hiver. Depuis mon arrivée, je n’ai été convié à aucune réunion avec les hôteliers de la ville, même si nous avons entre nous d’excellentes relations, nous ne travaillons pas réellement ensemble."Jean-Paul Bonnet, président de l’Umih d’Aix, propriétaire de l’hôtel Saint-Christophe 2* et de la brasserie Léopold“L’histoire de l’hôtel Saint-Christophe et de la brasserie Léopold commence en 1936 lorsque le premier établissement s’est installé dans un espace occupé par un garage. L’hôtel a été réaménagé en 2004 et compte 60 chambres et 12 suites ainsi que deux salles de réunion. Il est tout proche du Cours Mirabeau et du centre de la vieille ville. D’une manière générale, après une année 2009 satisfaisante, l’année 2010 se présente moins bien pour les hôtels aixois. Les tour-opérateurs ne sont pas présents et les clientèles étrangères se raréfient : les Britanniques sont absents, les Italiens rarissimes. Seuls les Nordiques et les Japonais sont présents avec notre clientèle Affaires habituelle, sachant que les entreprises ont réduit leurs budgets et que ce sont surtout les catégories 1 étoile et zéro étoile qui font le plein. Cette année, nous n’avons pas d’événement majeur, comme les expositions consacrées à Cézanne ou Picasso, pour drainer de nouveaux arrivants. Les manifestations annoncées, mis à part le Festival lyrique qui ne dure que 21 jours, ne sont pas suffisamment porteuses. Elles font vivre la ville mais les retombées sont minimes pour les hôteliers. Nous subissons la crise économique et la mauvaise météo. Dans ces conditions, le parc hôtelier est suffisant : les hôteliers ne sont pas favorables à l’implantation d’un nouveau 4*, mais, en revanche souhaitent vivement l’arrivée d’un 5 étoiles et d’un nouveau Palais des Congrès digne de ce nom. ”Catherine Spieth, Directrice hôtel Cézanne 3*

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