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Afrique du Sud : franchir le cap de l’espérance

A un an de la Coupe du monde de football, l’Afrique du Sud peaufine les derniers détails de l’organisation de cet événement à résonance planétaire. Alors que les affrontements politiques ne sont pas tous apaisés, celui-ci offre une exceptionnelle opportunité de mettre en avant la richesse touristique du pays, de la douceur de vivre du Cap au parc Kruger et ses fameux "big five" de la savane. Les professionnels sud-africains comptent bien exploiter la vitrine du ballon rond pour redonner un coup d’accélérateur à une destination qui ne peut plus jouer sur l’effet Mandela pour doper les arrivées.

L’an prochain, à la même époque, tous les regards se tourneront vers le Soccer City Stadium. Le coup d’envoi de la XIXème Coupe du monde de football sera donné le 11 juin à Johannesbourg pour prendre fin le 11 juillet 2010, toujours dans la capitale économique, après avoir parcouru plusieurs grandes métropoles du pays. Ce sera alors la fin d’une attente qui dure depuis le 15 mai 2004. Ce jour-là, la Fifa a accordé à l’Afrique du Sud le droit d’accueillir la première Coupe du monde sur le sol africain. Le soutien de deux ambassadeurs de choc - Desmond Tutu et Nelson Mandela – n’a pas été pour rien dans cette victoire remportée face à l’Egypte et surtout au Maroc, deux pays qui jouissent pourtant d’une proximité plus importante avec l’Europe.Avec près de 33 000 chambres sans compter les autres solutions d’hébergement (lodges de luxe, B&B, guest houses…), qui portent le total à 100 000 chambres, l’Afrique du Sud dispose d’un des parcs hôteliers les plus développés du continent. "Sa qualité est quasiment égale à celui de l’Allemagne", estime Eric Estegassy, gérant du tour-opérateur Pass for Sport. Pourtant, les grands opérateurs y sont encore peu présents. Marriott et Choice International sont absents du marché. Le parc de Hilton, Wyndham, Best Western, Starwood et Hyatt réunis se compte à peine sur les doigts de deux mains. Seuls IHG et Accor ont une offre plus large. Le groupe français compte 4 Mercure et 24 Formule 1, version internationale d’Etap Hotel. Le Britannique dispose de 7 établissements à l’heure actuelle, mais entend tirer les fruits de son partenariat avec ISO Leisure pour étendre l’offre de sa famille Holiday Inn. La perspective des retombées touristiques de la Coupe du monde et du développement économique de ce leader continental a commencé à attirer les hôteliers internationaux. Avec l’annonce, le mois passé, de l’ouverture d’un Park Inn à Sandton et d’un Hotel Missoni au Cap, Rezidor devrait porter son parc à 7 hôtels au jour du coup d’envoi de l’événement. De plus en plus jet set, Le Cap est particulièrement attractif, plus encore que le triangle économico-politique de Johannesbourg-Sandton-Pretoria. “C’est notre priorité. On peut y implanter toutes nos marques, de Hampton by Hilton jusqu’à Waldorf Astoria”, explique Deepak Seth, du groupe Hilton. Les marques upper upscale et luxe du monde entier se ruent au pied de la Table Mountain. Ainsi, l’Indien Taj Hotels vient d’annoncer son arrivée en décembre prochain, rejoignant le premier resort urbain de One & Only du sud-africain Sol Kerzner. Le groupe du Moyen-Orient Coral International est proche d’ouvrir un établissement compatible avec la Shariah. NH Hoteles attendait également l’inauguration du NH Oscar Pearse (5*) pour 2010 en plus de son établissement 3* Lord Charles. Mais le propriétaire Phelan Holdings a rompu le contact pour, semble-t-il, continuer seul l’aventure. Tous ces groupes sont loin encore d’atteindre l’importance des Protea, Southern Sun et CityLodge. Pionniers, ces trois groupes sud-africains ont étendu depuis plusieurs décennies leur maillage du pays. Ils ont ainsi largement contribué à faire de l’Afrique du Sud un pays capable d’accueillir la future Coupe du monde. Ces trois acteurs ont plusieurs établissements en préparation d’ici à 2010 tout en regardant vers l’avenir. Southern Sun, ancien partenaire d’IHG et en JV avec Accor pour les Formule 1, développe depuis peu sa propre segmentation avec les Garden Court ou la marque budget StayEasy by Southern Sun. CityLodge dispose également de quatre marques du 1* au 4* pour satisfaire une clientèle majoritairement domestique. Après avoir été racheté en 2007 par le groupe australien Stella, Protea est redevenu 100% sudafricain, aux mains d’Investec, suite aux déboires financiers de l’entreprise australienne. Un retour entre des mains locales dont le plus grand groupe hôtelier du continent avec plus de 130 hôtels compte bien profiter.La capacité du pays à accueillir des événements d’envergure a certainement pesé dans la balance. Coupe du monde de rugby en 1995, Coupe d’Afrique des nations de football en 1996, Coupe du monde de cricket en 2003 : ces événements ont eu lieu sans problèmes majeurs. Mais l’ampleur sera cette fois-ci démultipliée. Depuis 2004, tous les éléments se mettent progressivement en place pour accueillir le gotha mondial du ballon rond, sa suite d’accompagnants et sa cohorte de supporters. La construction ou la rénovation de certains stades a pris un peu de retard, mais tout devrait être prêt à temps. Le nouveau hall du O.R. Tambo International Airport, plaque tournante d’un tissu aérien dense, a ouvert ses portes en avril dernier. Et l’infrastructure hôtelière attend encore quelques ouvertures.L’Afrique du Sud compte profiter de cette caisse de résonance pour donner une nouvelle impulsion à son industrie touristique. En 1990, la libération de Nelson Mandela a rendu ce pays politiquement fréquentable. Ce retour en grâce, après la quarantaine due à l’apartheid, s’est rapidement traduit par le décollage des arrivées touristiques. De 1990 à aujourd’hui, le nombre de visiteurs a été multiplié par huit. Cette croissance exponentielle doit beaucoup, initialement, à cet “effet Mandela” qui a déclenché une forte curiosité pour la destination. Mais l’impact du “père de la Rainbow Nation” s’est estompé. Si, depuis 2002, le pays enregistre une progression à deux chiffres des arrivées, il le doit avant tout à ses propres efforts et au professionnalisme de ses acteurs touristiques. “L’effet Mandela est terminé depuis le début des années 2000. C’est à cette époque que nous avons commencé à gérer la destination comme une marque”, explique Linda Sangaret, directrice de l’Office du tourisme sud-africain en France.Statistiques, études de marché poussées, stratégies de communication ciblées : les autorités touristiques ont analysé les différents marchés et canaux de réservation pour optimiser leurmarketing avec des moyens limités et lutter avec des destinations long courriers comme le Brésil, l’Australie ou la Thaïlande. Grâce à ce travail, Jacob Zuma, le Président nouvellement élu, est à la tête d’un pays qui a accueilli 9,1 millions de visiteurs en 2008. La forte croissance du tourisme sud-africain, enregistrée ces dernières années, s’explique par la croissance d’une clientèle quasiment captive : les pays limitrophes. Les ressortissants du Lesotho, Swaziland, Zimbabwe, Mozambique ou Botswana sont toujours plus nombreux à traverser la frontière pour rendre visite à des proches. Cependant, ceux-ci ne consomment qu’un nombre limité de nuitées.Beaucoup plus contributeur en termes de recettes et de nuitées avec une durée moyenne de séjour supérieure à 8 jours, le tourisme long-courrier ne représente “que” 2,2 millions de touristes à l’heure actuelle. Mais, point positif, sa croissance est continue et reste soutenue malgré la crise. L’Afrique du Sud est d’ailleurs un des rares pays à pouvoir se féliciter d’une hausse de son tourisme en 2008 (+0,3%), malgré la baisse de deux des marchés clés, le Royaume-Uni (-2,5%) et l’Allemagne (-6,5%). La crise n’a pas plus découragé les Français (+11,3 %) que les Australiens (+4,2%), les Espagnols (+9,2%) ou les Brésiliens (+9,2%). Fait marquant au cours d’une année difficile : le marché nord-américain est en progression de 4,4%. “J’y vois trois explications : un marché haut de gamme moins touché par la crise, des célébrités noires américaines qui font la publicité de la destination et un effet Obama qui a donné un coup de projecteur sur le continent, certainement ressenti au Kenya, mais aussi en Afrique du Sud”, estime Linda Sangaret.Le pays joue en effet sur des fondamentaux touristiques aussi solidement charpentés que les Springboks, ses rugbymen champions du monde : la douceur de vivre du Cap et sa région des vins, la beauté naturelle de la Route des jardins vers Port Elizabeth, les plages et la culture métissée de Durban, Johannesburg et Pretoria pour le monde des affaires. Mais l’Afrique du Sud joue pleinement sur un atout majeur pour se différencier : les “big five”. Ni l’Australie, ni la Thaïlande, ni le Brésil ne peuvent se targuer d’offrir au visiteur le grand frisson d’apercevoir les cinq rois de la savane africaine (lion, léopard, buffle, éléphant, rhinocéros). Et, même par rapport au Kenya, l’Afrique du Sud réussit à se démarquer avec des “game drives” à ciel ouvert et non dans des minibus fermés.Cette richesse, les chanceux supporters qui feront le déplacement en 2010 la découvriront en même temps que le monde entier derrière son écran. Car la future Coupe du monde va mettre le tourisme à l’honneur. “Nous emmènerons des personnes visiter l’Afrique du Sud et assister à un match de football et non l’inverse. Avec 600 chambres par jour sur les segments 3-5*, nous avons concentré notre offre sur les villes majeures à partir desquelles nous rayonnerons”, explique Eric Estegassy, gérant de Pass for Sport, tour-opérateur agréé. La beauté du pays est un vecteur stratégique pour attirer les 450 000 supporters attendus. Compte tenu de l’éloignement géographique, l’hébergement des supporters ne repose d’ailleurs pas sur une centrale de réservation hôtelière comme WCAS en Allemagne 2008 ou Mondiresa en France 98. L’agence officielle Match Services et les T-O agréés vont mettre en vente des packages hébergement-transport-billetterie qui associent les joies du sport à la découverte du pays. Pour la première fois dans sa stratégie d’hébergement, la Fifa sort des sentiers battus de l’hôtellerie standardisée en explorant la piste des “guest houses” et des lodges. “Un supporter pourra faire un safari à l’aube, partir soutenir son équipe avant de revenir dîner au coin du feu”, expose Linda Sangaret. SanParks, la société gestionnaire des principaux parcs, attend au moins 15 000 visiteurs. Pour étoffer l’inventaire, SanParks va installer des campements temporaires pour ajouter 420 lits à son offre. “Si tout se déroule comme prévu, la valeur de l’inventaire quotidien vendu à Match Services devrait s’approcher des 1,4 million de rands (125 000 euros)”, se réjouit Glenn Phillips, directeur général du marketing. Avec près de 100 000 chambres, l’offre d’hébergement tous types confondus semble à la hauteur de l’événement. Ce qui n’empêchera pas deux difficultés ponctuelles : trouver de la place dans certaines villes de province, comme Rustenburg ou Polokwane, et disposer des meilleures chambres. Dans les villes hôtes, les établissements de luxe seront réquisitionnés par les officiels de la Fifa et les équipes sportives. “Il y a moins de chambres de qualité disponibles qu’il en faudrait, mais c’est toujours le cas lors de chaque grand événement”, constate Peter Csanadi, en charge de la communication de Match Hospitality. La société dispose aujourd’hui d’un inventaire de 30 000 chambres par jour pour satisfaire les demandes, mais espère toujours en récupérer 15 000 autres selon le Mail & Guardian de Johannesbourg. L’Afrique du Sud peut également compter sur ses voisins, puisque Match a sécurisé des lits au Botswana, Mozambique, Namibie, Zambie, Zimbabwe et jusqu’à l’Ile Maurice, à 4 heures de vol.“Il ne devrait y avoir aucun problème d’hébergement pour la Coupe du monde”, prévoit Linda Sangaret. “Le nombre de personnes attendues est inférieur au mois de décembre, le coeur de la haute saison”. Un gros avantage pour les hôteliers et qui diffère là encore des autres Coupes du monde : l’événement ne se télescope pas avec la pleine saison touristique. L’Afrique du Sud devrait ainsi éviter le phénomène classique de report des déplacements par peur de la foule et des tarifs élevés.Le pays table sur un résultat de 11 milliards de rands, soit 1 milliard d’euros. Pour l’atteindre, le pays espère attraper dans ses filets les "Big Five" du football européen (France, Allemagne, Angleterre, Espagne et Italie) qui représentent également les clientèles touristiques les plus prometteuses. La directrice de l’OT d’Afrique du Sud en France prie pour que les Bleus, la moins bien partie dans la phase de qualification, soient au rendez-vous de l’été 2010. “On a demandé à tous nos marabouts de travailler sur ce dossier”, plaisante-t-elle. A six mois du verdict, les risques de mauvaises surprises semblent faibles. Quatre des Big Five Teams sont quasiment assurées de poser leurs crampons sur le sol africain. Importants pour le tourisme, les Japonais et les Australiens seront également de la partie. Parmi les clientèles émergentes, les Brésiliens seront présents sauf improbable catastrophe, tout comme les Sud-Coréens, alors que l’Arabie Saoudite, le Mexique et le Nigeria sont toujours en course pour valider leurs billets. Enfin, même si la Chine se contentera de le regarder à la télévision, nul doute que ce tournoi aura un impact sur les touristes potentiels.Car, dès le coup de sifflet final, le pays va devoir se mettre au travail pour capitaliser sur cette exposition médiatique. Principal défi : asseoir durablement la marque touristique "South Africa" pour exploiter ce filon qui ne représente que 3% du PIB à l’heure actuelle (120 milliards de rands ou 10,5 milliards d’euros). Sans prétendre devenir une destination de masse, le pays souhaite étendre sa base de clientèle. Les autorités espèrent que la Coupe du monde aura le mérite de lever trois principaux a priori : la cherté de la destination alors qu’existent de nombreuses solutions d’hébergement économique, la douceur de l’hiver austral alors que les Européens cherchent la plage et le soleil à cette époque et l’éloignement du pays alors qu’il n’y a aucun décalage horaire avec l’Europe. La réussite de l’événement devrait permettre de faire avancer un autre grand chantier. Surfant sur la réussite de la conférence de Durban sur le racisme en 2001, l’Afrique du Sud a l’ambition avouée de devenir la plaque tournante du continent pour l’accueil de conférences régionales voire mondiales. Le Cap, Johannesbourg ou Durban comptent ainsi lutter pied à pied avec des villes concurrentes comme Rio, Séoul ou Sydney.Restent plusieurs inconnues qui peuvent doucher cette belle espérance. La Coupe du monde va mettre en évidence les forces et faiblesses de cette nation émergente. A commencer par l’alimentation en électricité – 11 pays voisins ont accepté de réduire leur consommation pendant le tournoi afin d’éviter les coupures de courant à répétition, dont le pays a souffert en janvier dernier. Avec la concentration d’immigrés des pays voisins dans de nouveaux ghettos, et un partage inégal des richesses nationales, il ne faudrait non plus passer sous silence une situation de violence latente ou d’insécurité constante dans les grandes villes qui peut faire craindre le pire. “C’est une dure réalité”, admet Peter Csanadi qui souligne que “des millions de touristes parcourent l’Afrique du Sud chaque année sans aucun problème. Le plan de sécurité est bien en place et le nombre de policiers sera colossal”. En dehors des villes et townships, les risques sont limités et les tour-opérateurs vont tout faire pour ne pas laisser leurs clients seuls dans la nature.Le pays a passé en juin dernier un test réussi avec la Coupe des confédérations.“ 7,5 sur 10”, a noté Sepp Blatter, le président de la FIFA. Mais que se passerat-il si un incident majeur arrive en pleine effervescence médiatique ? Pourtant, la violence n’est pas la crainte principale de Linda Sangaret : “j’espère que, malgré la crise et le budget restreint des entreprises, le succès populaire sera au rendez-vous. Les premières réservations de billets témoignent cependant d’un fort engouement”. Match Services constate pour sa part une certaine timidité de la part de plusieurs grands comptes. “Mais de nouveaux clients arrivent et nos clients historiques commencent à revenir. Une certitude : nous ne baisserons pas nos prix”, soutient Peter Csanadi. Une ténacité de lion qui pourrait faire ses preuves. Groupes hôteliers : cap sur l’Afrique du SudAvec près de 33 000 chambres sans compter les autres solutions d’hébergement (lodges de luxe, B&B, guest houses…), qui portent le total à 100 000 chambres, l’Afrique du Sud dispose d’un des parcs hôteliers les plus développés du continent. "Sa qualité est quasiment égale à celui de l’Allemagne", estime Eric Estegassy, gérant du tour-opérateur Pass for Sport. Pourtant, les grands opérateurs y sont encore peu présents. Marriott et Choice International sont absents du marché. Le parc de Hilton, Wyndham, Best Western, Starwood et Hyatt réunis se compte à peine sur les doigts de deux mains. Seuls IHG et Accor ont une offre plus large. Le groupe français compte 4 Mercure et 24 Formule 1, version internationale d’Etap Hotel. Le Britannique dispose de 7 établissements à l’heure actuelle, mais entend tirer les fruits de son partenariat avec ISO Leisure pour étendre l’offre de sa famille Holiday Inn. La perspective des retombées touristiques de la Coupe du monde et du développement économique de ce leader continental a commencé à attirer les hôteliers internationaux. Avec l’annonce, le mois passé, de l’ouverture d’un Park Inn à Sandton et d’un Hotel Missoni au Cap, Rezidor devrait porter son parc à 7 hôtels au jour du coup d’envoi de l’événement. De plus en plus jet set, Le Cap est particulièrement attractif, plus encore que le triangle économico-politique de Johannesbourg-Sandton-Pretoria. “C’est notre priorité. On peut y implanter toutes nos marques, de Hampton by Hilton jusqu’à Waldorf Astoria”, explique Deepak Seth, du groupe Hilton. Les marques upper upscale et luxe du monde entier se ruent au pied de la Table Mountain. Ainsi, l’Indien Taj Hotels vient d’annoncer son arrivée en décembre prochain, rejoignant le premier resort urbain de One & Only du sud-africain Sol Kerzner. Le groupe du Moyen-Orient Coral International est proche d’ouvrir un établissement compatible avec la Shariah. NH Hoteles attendait également l’inauguration du NH Oscar Pearse (5*) pour 2010 en plus de son établissement 3* Lord Charles. Mais le propriétaire Phelan Holdings a rompu le contact pour, semble-t-il, continuer seul l’aventure. Tous ces groupes sont loin encore d’atteindre l’importance des Protea, Southern Sun et CityLodge. Pionniers, ces trois groupes sud-africains ont étendu depuis plusieurs décennies leur maillage du pays. Ils ont ainsi largement contribué à faire de l’Afrique du Sud un pays capable d’accueillir la future Coupe du monde. Ces trois acteurs ont plusieurs établissements en préparation d’ici à 2010 tout en regardant vers l’avenir. Southern Sun, ancien partenaire d’IHG et en JV avec Accor pour les Formule 1, développe depuis peu sa propre segmentation avec les Garden Court ou la marque budget StayEasy by Southern Sun. CityLodge dispose également de quatre marques du 1* au 4* pour satisfaire une clientèle majoritairement domestique. Après avoir été racheté en 2007 par le groupe australien Stella, Protea est redevenu 100% sudafricain, aux mains d’Investec, suite aux déboires financiers de l’entreprise australienne. Un retour entre des mains locales dont le plus grand groupe hôtelier du continent avec plus de 130 hôtels compte bien profiter.

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